LES CONTES DU GIVRE t.1-2 (Josselin Billard)

119 euros …

401% …

Bilan :
473 contributeurs, 24865 euros (soit 414% de l’objectif initial).

J’ai reçu mon exemplaire.

Moi aussi…

ginevra

Bon … quand est-ce qu’on a le troisième ?
parce que j’ai pas avalé ça d’une traite, j’ai fais en sorte d’en garder pour le lendemain, mais j’ai adoré.
Pourtant, le risque était que je ne sois pas surpris, étant prévenu. Tu parles Charles, le changement de style graphique a chaque conte continue de me plaire et cette fois-ci, je trouve qu’il n’a cherché à mettre en avant certaines de ses affluences … ou c’est aussi parce que je ne les ai pas devinées, mais ça, c’est pas grave. Parce que j’ai trouvé que les styles graphiques collaient bien, soit avec la forme du récit, soit avec l’ambiance (ou avec les deux).

J’aurais du mal à citer un conte que je préfère plus qu’un autre, parce qu’ici, on découvre au travers des différents contes un certain nombre des déités de cet univers (une sorte de mélange entre le nordique et le grecque, mais avec également ses propres spécificités, évidemment), alors que le premier tome parlait des différents peuples qui habitent ce monde. Cela dit, ce tome 2 éclaircit l’organisation de ce monde et parle indirectement au tome 1, et inversement, sans qu’il y ait des histoires liées, comme d’habitude, pour le moment (à voir si on se retrouve dans un genre mélange d’histoires comme dans Sin City). Mais cette fois-ci, on a bien l’impression qu’il y a des cliffhangers …

Graphiquement, encore différents styles, encore différents du tome 1, et je trouve qu’il n’y a toujours de pas fausse note. C’est assez bluffant, même pour des styles qui ne sont pas forcément naturellement de mon goût, et ça passe très bien. Déjà, parce que ça ne dure pas tout l’album, mais surtout, comme je le dis plu haut, cil y a u cohérence entre le style du dessin et l’histoire/narration. Et les couleurs, sont également au diapason.

A noter que le papier est mat (je crois que c’est comme ça qu’on dit). Et j’aime bien, je ne m’en étais même pas rendu compte, si je n’avais été remettre le nez dans le tome 1.

Vivement le tome 3.

Je me suis rendu compte à force de faire des salons que j’avais très peu communiqué sur un des aspects les plus déroutants de mon livre pour les lecteur.rices. C’est la multitude (c’est un bien grand mot) des styles graphiques. Du coup, j’ai décidé de revenir sur ça avec un post sur chaque style afin de vous le présenter. En salon (et je présume en librairie), vous êtes nombreux à penser qu’il s’agit d’un livre collectif. C’est bien évidemment faux, tout est de moi (à deux exceptions).

Le premier style est mon style « de base » celui des intercontes où l’on voit ma Baba Mola parler aux enfants. Dessin et encrage traditionnels puis colorisation numérique. Les pages bleues sont faites à l’encre bleue et retouchées numériquement.

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Dans le tout premier récit du tome 1, « Ouverture », j’ai choisi de faire référence à un auteur fondateur, Jack « the King » Kirby. Étonnamment, pendant longtemps, j’ai été imperméable à son style que je trouvais grossier. Il m’a fallu comprendre son influence pour percevoir tout (ou en partie du moins) ce qu’il avait apporté aux comics. La plupart de mes auteurs préférés ont appris de son travail.

L’autre influence de ce récit n’est pas graphique, bien que j’adore ses travaux, mais narratif. Le choix du titre et le thème du conte m’a été inspiré par le Siegfried d’Alex Alice. Je voulais débuter mon récit en plongeant directement dans la mythologie de mon monde, elle même très lié à mes lectures des mythologies du monde.

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La deuxième histoire est une version modifiée pour s’intégrer à l’univers de ma toute première histoire du genre.
« Le Golem qui n’appartenait à personne » est un hommage à Mike Mignola, à son Hellboy et aux couleurs de Dave Stewart. Mignola est une de mes références majeures, il était normal que je lui rende hommage ! J’ai tenté de le faire autant dans le dessin que dans la mise en page.

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Merci soyouz, ces explications de Josselin Billard sont passionnantes.

ginevra

De rien. Je trouve aussi, même si pour le moment, celles-ci, je les connaissais parce qu’elles me parlaient et qu’on a déjà eu l’occasion d’échanger ensemble sur ce sujet (même si pour celle de Kirby, il ne m’avait pas tout dit).
J’ai hâte de voir arriver les suivantes …

Pour le troisième conte, j’avais prévu de ne mettre aucun texte. Je voulais quelque chose d’éthéré. C’est essentiellement une quête intérieur dans un désert.
Le choix de l’aquarelle c’est imposé logiquement. Plus jeune, j’avais été impressionné par les pages de souvenirs faites à l’aquarelle par Jim Lee dans Batman Silence (Hush).

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Le quatrième conte du tome 1, le Bûcheron et la femme en rouge, est fait dans un style hommage à Frank Miller et son merveilleux Sin City.
La première fois que j’ai ouvert ce livre à 12 ans, j’ai détesté. Je ne comprenais pas le dessin et je me disais que le mec savait pas dessiner vu qu’il ne faisait même pas ses personnages en entier. Environ 10 ans plus tard, je découvrais réellement Sin City et ce style graphique qui m’a influencé comme nul autre. Ce jeu de noir et de blanc qui laisse aux lecteurs de voir les scènes sans que cela ne l’oblige à d chiffrer le dessin. Magistrale !
J’espère avoir rendu l’hommage qu’il se doit à ce maître du comic-book!

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Le 5e conte, l’ombre de Mohi, se passe essentiellement sous l’eau. C’est pourquoi j’ai choisi un style « peinture numérique » en 2 teintes selon l’environnement. Le numérique a souvent ce côté froid qui allait parfaitement à l’ambiance des profondeurs marines. Ici pas réellement de référence ou d’hommage, juste un choix de style graphique différent. Bien que je fasse un clin d’oeil à notre vieil ami Cthulhu dans le design de Mohi.

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Ars Ultimus est le titre du 6e conte du premier tome des Contes du Givre. C’est une histoire qui a pour fond la création de l’œuvre ultime, inspiré du conte chinois « le dragon bleu et le dragon jaune ».
Pour ce conte, je me suis dit qu’il serait malin de proposer un style « simple » en opposition à son histoire. J’ai opté pour un dessin type croquis poussé au graphiste pour aller à l’essence du dessin.

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Le dernier conte du premier tome se nomme le dévoreur de Destin. Je le voulais ancien, alors j’ai choisi un style inspiré par la gravure. Par Gustave Doré ou Nicolas Delort. C’était un travail minutieux que la couleur sépia vieillit un peu.

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Le premier conte du deuxième tome raconte la « naissance » du Père de Tout. Il me fallait un style me permettant de passer d’un matierage dur et dense à quelque chose de plus fluide et éthéré.
J’ai opté pour une composition sans case avec un dessin à l’encre colorée. Passant du chaos des origines à la magie de la vie.

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L’histoire d’aujourd’hui est spéciale pour deux raisons. La première est que je ne l’ai pas écrite comme celles d’avant. Ce n’est pas un conte, c’est une ode. Une célébration de la vie sur Hinim qui donne son nom à l’album : Ode Materia.
La seconde est liée à son style graphique. En écrivant cette ode, je l’avoue, je me suis senti bien incapable de l’illustrer. Je voulais quelque chose de lumineux, qu’on sente la nature vivante et merveilleuse. Tout en ayant un côté divin. J’aurais fini par y arriver mais une personne m’est tout de suite venue à l’esprit. Je n’ai eu qu’à poser quelques coups de fusain sur ma planche et il lui a donné vie.

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