LES ÉCOFICTIONS (Christian Chelebourg)

On en parlait dans le trède consacré à Rétro-Futur!, et comme le bouquin m’intéresse, j’ouvre la discussion dessus.

LES ÉCOFICTIONS : MYTHOLOGIES DE LA FIN DU MONDE
de Christian Chelebourg

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Je pense que je mettrai le nez dedans.
À vue de nez, comme ça, j’ai la même impression que pour le bouquin sur Kirby de Hirtz et Morgan : des choses intéressantes, mais une définition du corpus super serrée qui coupe la possibilité de faire plein de ponts transversaux, des analyses en biais, tout ça. Son approche « diachronique », je la comprends bien, mais je ne suis pas d’accord du tout avec, parce que j’ai l’impression que s’il gagne en clarté et en maîtrise du sujet, ça le coupe de pas mal de possibilités, de pistes d’étude à creuser.
Ah, ces universitaires…?
Mais quand même, ça m’intéresse, je vais surveiller ça…

Jim

L’émission est pas mal du tout (on en avait parlé, sans doute ailleurs, sur un précédent forum…), même si une partie des intervenants (Jean-Baptiste Thoret au premier chef) perd son temps à vouloir redéfinir les limites de la définition, à vouloir réécrire le livre à la place de Chelebourg lui-même. Alors que, dans son bouquin, l’auteur prend le soin de délimiter le genre (excluant quelques œuvres éco-horrifiques des années 1970) et de postuler qu’il prend la place, au cinéma en tout cas, du film catastrophe et surtout de la peur atomique : l’affrontement des deux blocs ayant « cessé » après la chute du Mur, selon Chelebourg, l’éco-fiction proposant la peur d’un environnement qui capote remplace la peur de la bombe qui tombe.
Si je partage les doutes de Thoret (je pense que les genres se chevauchent, à la fois d’un point de vue historique et d’un point de vue thématique et visuel), et si je trouve les limites posées par Chelebourg assez restrictives, je trouve que c’est son choix, et qu’il nous appartient à nous, lecteurs, d’élargir le propos, sans remettre en cause ce qu’il dit.

Jim