LES JAPONAIS (Karyn Poupée)

Je pense que cet ouvrage a aussi sa place ici :


[quote=“Extrait de l’introduction”]

15 août 1945. Plus de trois millions de morts nippons, dont 700 000 victimes des bombardements. Sept millions de civils et militaires expatriés. Le Japon capitule. Le Japon a perdu. Le Japon est défait, humilié, ruiné, pulvérisé. Hiroshima et Nagasaki atomisées. Tokyo pleure, piteuse capitale impériale meurtrie, au quart réduite en cendres sous les centaines de tonnes de bombes larguées en deux heures vingt-deux minutes, en pleine nuit, par plus de trois cents B-29 américains. La population survivante végète dans des baraques de bric et de broc. Des pauvres gosses en guenilles hantent les trottoirs et dorment sous les ponts, ou ce qu’il en reste : pas grand-chose. Les entreprises nippones sont en faillite. 13 millions de désoeuvrés dans tout le pays pour une population de 72 millions d’âmes. La nourriture et le minimum vital manquent, cruellement, pour combien de temps ?
10 juin 1969. Le Japon est officiellement reconnu comme étant devenu, l’année précédente, la deuxième économie du monde. Il l’est resté jusqu’en 2010, année durant laquelle il fut mécaniquement dépassé par la Chine dont la population est dix fois plus importante. En 1969, le chômage culminait à moins de 2 % de la population active : plein emploi. Il n’aura pas fallu un quart de siècle au vaincu pour se relever, pour se surpasser. Un miracle ? Non. Les kami sama - entités divines - n’y sont concrètement pour rien.
La source de ce spectaculaire rebond se trouve au contraire dans l’extraordinaire abnégation, l’incroyable vitalité, le pragmatisme et la solidarité dont ont fait preuve les citoyens, dans la motivation des travailleurs pour produire et innover, dans l’audace et la témérité des entrepreneurs, dans la vision de quelques dirigeants pour impulser l’industrie et imposer des mesures parfois impopulaires mais finalement efficaces. Certes ce redressement frappant a pris appui dans un premier temps sur des réformes structurelles initiées par l’occupant américain, touchant l’État, les entreprises, les banques, l’éducation ou le secteur agricole. Mais sans cette volonté collective nationale de s’en sortir, sans une claire conscience d’un rôle individuel à tenir et sans un élan de fraternité, aucune mesure, de quelque puissance qu’elle fut venue, n’aurait à elle seule pu conduire à ce résultat proprement inimaginable. Les contre-exemples sont nombreux.
Les Japonais sont fiers de leur exploit, on le serait à moins. Ceux qui ont vécu la phase la plus remarquable des soixante dernières années, celle de la haute croissance, de 1955 au premier choc pétrolier de 1973, en gardent un souvenir indélébile. Ils évoquent volontiers ce passé vertueux sans précédent avec une lueur de nostalgie, sachant qu’un tel bond en avant est désormais impossible à réitérer, tout en souhaitant qu’il demeure une référence pour éviter tout défaitisme face à des situations de crise, comme celle qui a marqué les années 1990. Ils se remémorent la larme à l’oeil les prouesses d’une époque bénie pour affronter les enjeux et défis qui se profilent aujourd’hui.[/quote]

Egalement disponible : Histoire du manga

Faudrait que je me le procure celui-là, son bouquin suivant était très bien. Tu l’as lu?

Je suis en train de lire celui-ci.
Intéressant. :wink:

La première édition (ISBN 9782847345254, paru le 18/09/2008 à un prix de 25€) avait cette couverture :

Bon, l’édition revue et augmentée étant 50% moins chère, il n’y a pas tellement à se poser la question de celle à prendre…

Notons que Karyn Poupée est l’épouse de Taku Nishimura, connu également sous le nom de plume de J.P. Nishi, l’auteur de mangas assez drôles sur Paris (et un peu sur Marseille), et surtout les Parisiens (qu’on peut élargir aux Français dans la plupart des cas), vus par un Japonais.
Mais le traducteur y appelle Karyn Poupée “Karen”…

Tori.

[quote=“Tori”]…]
Bon, l’édition revue et augmentée étant 50% moins chère, il n’y a pas tellement à se poser la question de celle à prendre…

…][/quote]

Sans parler de l’édition Kindle.

Néanmoins lorsque je vois les réponses au sondage de Blackie, je me dis que la question peut se poser. :wink:

Je trouve justement la version Kindle un peu chère…

Ici, c’est différent : on a une version plus complète pour beaucoup moins cher.

Tori.

[quote=“Tori”]

Je trouve justement la version Kindle un peu chère…

…][/quote]

Je suis d’accord, j’aimerais un effort (d’une manière générale) sur les *ebooks *.
Dans le sens de la baisse, bien entendu. :slight_smile:
Cela étant c’est vraiment confortable comme lecture, c’est souvent moins cher, ça ne prend presque pas de place, on évite les déplacements, éventuellement c’est rapide.
On peut même agrandir la police de caractère.
J’y prend goût, sauf pour les “beaux livres”.

Oui tu as raison, mais j’ai discuté avec quelqu’un une fois chez un bouquiniste qui ne faisait que les EO (j’ai d’ailleurs laissé passer la chance de vendre les miennes pour un bon prix surement) même si l’édition du moment était plus complète et moins chère.
Mais j’imagine qu’en terme d’essais ça doit être plus rare. :slight_smile: