L'ESCADRON SUPRÊME (Mark Gruenwald / Bob Hall, John Buscema, Paul Ryan)

Plus grande peut-etre mais pas du même ordre. Au-delà de la question graphique, l histoire est narree sans renouveler les tropes du genre. Il n y a guère que la mort de tom pouce qui me vient comme exemple d une tentative formelle un peu inventive avec sa case noir et son recitatif.

Watchmen, dkr, golden age se caracterisent par un travail sur la narration poussée et c est aussi ce qui les sort du lot.

Sans doute parce que tu te tiens au courant de ce qui se fait outre-Atlantique. Mais pour le lecteur francophone, c’est un truc récent, les quadras ou quinquas qui ne lisent que des VF n’ont sans doute pas ressenti le même effet que pour Watchmen ou autres.

Jim

C est possible, oui, mais une fois lu, golden age ne peut que jouir d une grande reconnaissance.

En ce qui concerne l escadron suprême, pour un non lecteur du mainstream super heroique, datée de plus desormais, je pense que l approche est plus difficile alors qu un lecteur habituel comprendra assez rapidement qu il a tout de même à faire à un recit autrement ambitieux.

Oui, c’est pas faux.
Et je rajouterai que l’intrigue s’articule notamment autour du reformatage mental des adversaires, sujet abordé par Conway dans Justice League of America des années plus tôt. Moi, je n’avais pas lu les épisodes de Conway, donc ça me paraissait sérieusement original et novateur (Gruenwald donne une dimension politique à ça, que n’avaient pas les récits de Conway), mais c’est sans doute à relativiser.
Disons que la série se veut politique, profite de la liberté d’une Terre « alternative » (comme Watchmen pour son monde parallèle ou Dark Knight pour son monde du futur) et bénéficie d’un format de série limitée qui attire l’attention. Il y a un peu la dimension d’un rendez-vous raté, la possibilité d’un jalon incontournable qui n’a pas « transformé l’essai ».
Même si, pour moi, ça reste dans la catégorie des récits pas assez souvent cités et pourtant fondateurs d’une tendance certaine.

Jim

Je le mets au dessus de kingdom come !

Clin d’oeil

Le Spectacular Spidey de PAD (sous influence télévisuelle) s’en rapproche un peu à la même période :

Le cas Tom Pouce m’évoque aussi ça (quelques années après) :

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Ah oui, bien vu

Un choc à l’époque ! (Code Quantum et cet album relié Spidey avec les derniers numéros de l’Escadron, une tonalité tellement différente des autres séries de la revue que même petit, je sentais que c’était à part)

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Je ne sais pas.
Moi j aimais beaucoup l escadron supreme mais il n a pas été la claque de Watchmen ou DK car il est fait par des auteurs moins talenteux déjà.
Il restait pour moi dans la lignée d autres séries ou épisodes comme par exemple Omega Men, Judge Dredd…
Je regarde les dates de sortie et il parait tard en VF… dans strange c est Born Again… Aredit est déjà mort donc toutes les séries Aredit sont finie (Swamp thing, Moon Knight, Master Of Kung Fu, Vigilante…)

J ai beau avoir lu sqaudron supreme à l epoque et l avoir trouvé super… Watchlen, DK, Born Again, ou la mort de Kraven auront été des chocs plus profonds.

J ai relus l escadron et j ai réévalué sa qualité car Gruenwald est au meilleur de lui-même… il n arrivera plus à avoir cette qualité ni avec Cap ni avec Quasar (tout en ayant de bonnes idées et fournissants des arcs interessants) mais il n est déjà pas à la hauteur pour moi de Steve Gerber, Steve Englehart, Jim Starlin, Doug Moench, McGregor…

Ca arrive dans spidey: j ai déjà lu Omega Men, Dredd, Moon Knight, Master Of Kung Fu… des titres déjà violents… j ai aussi lu l imposteur de Captain AMerica, la saga du Watergate et autre titres politiques.
Alors ca pose des questions qui se posaient peu (green lantern de O’neil et Adams?) et en tout cas peu mis en pratique sauf sur Dredd… mais quand même c est pas du Alan Grant…

C est un trés bon comics mais il rate une marche que peuvent avoir même des Stern ou de Zeck qui restent dans un ecriture ou une approche graphique superheros car quand même on est un cran en dessous au niveau talent à mon sens.
La même histoire par stern et même sal Buscema… et c est déjà un cran au dessus

Ce spidey en album relié ça doit être dans les 15 premiers comics que j’ai lu. J’étais loin d’avoir ta connaissance sur le sujet.
Le ton était beaucoup plus adulte, l’impression de lire un truc de « grand » en fait.

Pareil, et je pense que la lecture de la Mort de Kraven a fonctionné sur moi pour les raisons énoncées : une seule équipe, donc une unité graphique, et un support à la hauteur du contenu.

Jim

Adam McGovern (Watchmen and the birth of the postmodern super-hero, Back Issue #12, 2005) : "The late Mark Gruenwald made them well-meaning world conquerors imposing a questionable utopia in his celebrated Squadron Supreme mini-series (1985-1986).

That series does not hold up dramatically ; Gruenwald was full of great ideas but the book itself spends more time describing and diagramming them with wordy exposition and stiff characters than it does actually developing them as a story. Gruenwald was not really the first creator to « do » super-heroes who resonated with history and existed in adult situations, though he did see all of it coming, anticipating incidents and plot points in the next two decades of « serious » super-hero sagas from Kingdom Come to Identity Crisis (not to mention the major issues in the War on Terror and the occupation of Iraq), and setting the stage for the arch-hero era in two significant ways.

One idea Gruenwald was on to before anyone else, and which secures Squadron Supreme a place in pop history for its existence if not its execution, was the use of a closed system of super-heroes to tell a story that took more prominence than they did. Structurally, this made the book a graphic novel in a much truer sense than many a collected story-arc, owing more to the self-contained thematic purposes of literature than the serial requirements of pop. This use of relatively obscure or newly created characters for comics whose cast can be as finite as their narratives helped revolutionize the way comic-book stories were both told and sold, and helped free creator like Moore to elevate the dramatic stakes and substance of their work.

Not unbecomingly for a series that sewed more ideas than it harvested, an offhand reference in Squadron Supreme is one of the elements that gives it the richest texture and, again, points the way for more satisfying later work. Occasionally, characters will mention a 1940s precursor of the Squadron called the Golden Agency ; this kind of wordplay and supplying of a historical continuum for the heroes’ world–deceptively casual but suggestive of a detailed mythic fabric–would prove endlessly fruitful for books like Kurt Busiek’s Astro City."

c est le truc avec Gru… un editeur de genie car il a des idees mais un scenariste assez moyen.

Assez vrai.