LEX LUTHOR - ACTION COMICS #23.3 (C. Soule / R. Bermudez)

Pour fêter les deux ans du New 52, DC dévoile petit à petit les sollicitations de son mois de septembre spécial vilain. En parallèle à la mini-série Forever Evil (et ses tie-ins Rogues, Arkham War et A.R.G.U.S.), l’éditeur remplace la totalité des séries par des one-shots consacrés aux super-vilains. Chaque numéro bénéficie d’un nouveau système de couverture 3D “motion”.
Pour la numérotation, l’éditeur utilise l’identification “.1”; procédé utilisé par Marvel pour distinguer sa production habituelle des numéros spéciaux.

Pour ce mois spécial vilains, certains titres mythiques de DC ont plusieurs numéros dérivés à leur actif. C’est le cas de la série Action comics qui en comprend quatre (Cyborg Superman, General Zod, Lex Luthor et Metallo).
Le troisième, scénarisé par Charles Soule (Swamp Thing), est consacré à Lex Luthor; grand Némésis de Superman et personnage principale de l’évènement Forever Evil dont il est en grande partie responsable.
Le dessinateur est Raymund Bermudez.

Couverture “3D motion” de Aaron Kuder:

http://imageshack.us/a/img856/6170/018lmu.jpg

[quote]ACTION COMICS #23.3: LEX LUTHOR
Written by CHARLES SOULE
Art by RAYMUND BERMUDEZ
3-D motion cover by AARON KUDER
On sale SEPTEMBER 18 • 32 pg, FC, $3.99 US RATED T
Evil genius, sadistic businessman, sociopathic inmate—Lex Luthor is all this and more. Now released from prison, there is nothing to stop Luthor from getting his way…not even Superman![/quote]

Lien
Le site de l’éditeur: dccomics.com

[size=200]INTERVIEW DE CHARLES SOULE[/size]

Ci-dessous, une double page de Action Comics #23.3: Lex Luthor par Raymund Bermudez:

http://imageshack.us/a/img546/4089/n9xt.jpg

Source: www.dccomics.com

Au sujet de l’one-shot consacré à Grodd, j’évoquais ce sentiment que les “nouveautés” proposées lors du lancement des New 52 étaient sinon gommées du moins réorientées pour revenir à des versions précédentes des personnages. C’est le sentiment, très fort, que j’ai eu à la lecture de cet one-shot consacré à Luthor. Soule confronte l’image du vilain à ses incarnations précédentes (en gros, le savant fou et le magnat de la finance), ressort la vieille armure (celle que McGuinness avait boostée d’après la version de Gil Kane, pour les connaisseurs), mais globalement, il revient vers la version “post Crisis” (celle de 1986, quoi). La scène de l’opération de chirurgie esthétique est éloquente : le scénariste se débarrasse des cicatrices laissées par le reboot post Flashpoint.
Soule parvient à faire tourner son one-shot tout seul, sans trop s’encombrer de continuité, ce qui, au final, est très agréable. Il redéfinit Luthor (enfin, le “re” est sans doute un peu de trop, ici). Par bien des manières, j’ai l’impression de retrouver le Luthor que Paul Cornell avait très excellemment mis en scène dans ses Action Comics juste avant le reboot.
Ce n’est pas pour me déplaire.

Jim