Discutez de L’homme invisible

Discutez de L’homme invisible

La critique de L’homme invisible T.1 (simple - Glénat BD) par ginevra est disponible sur le site!
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Une autre adaptation de Wells, dans un écrin assez steampunk.


Jim



Pour les curieux qui ont un magasin Noz à portée de visite, je signale un gros arrivage d’albums issus de la collection « Grands classiques de la littérature en bande dessinée ». Les deux tomes de L’Homme invisible, par Dobbs et Regnault, en font partie.
Jim
J’ai donc lu le premier tome de L’Homme invisible (dans la version « Grands classiques de la littérature en bande dessinée »), diptyque par Dobbs et Regnault adaptant le roman homonyme de Herbert George Wells. C’est très sympa dans sa construction.

On commence dans l’auberge où vient de débarquer un mystérieux personnage au visage couvert de bandelettes. Dans un premier temps, la tenancière, son époux et sa bonne, même s’ils sont agacés par le comportement hautain du client, éprouvent une vague pitié, imaginant une douloureuse blessure ou un tragique accident derrière ces bandages.
Mais rapidement, la méfiance s’installe, conduisant le voyageur à s’énerver et à s’en prendre aux autres clients, qui voient en lui un spectre. En fuite, le bonhomme s’associe à un clochard qu’il menace, afin de récupérer ses notes et son matériel scientifique. La paranoïa se répand dans la bourgade, au point que le médecin local recueille les malheureux qui ont croisé le chemin du fameux « homme invisible » qui terrorise la région. Le praticien n’est pas au bout de ses surprises, puisque ce premier volet se conclut sur sa découverte, dans son cabinet, de quelque chose qui lui fait lâcher sa tasse de thé.
C’est plutôt bien troussé, et très énergiquement dessiné par Chris Regnault. Les pages encadrées de noir du début de l’album sont du meilleur effet, avec des ambiances colorées qui ne sont pas sans rappeler une veine à la Lauffray. Son dessin parfois semi-réaliste évoque aussi l’approche d’un David Étien. Son encrage, parfois un peu gras, donne une variété aux personnages et aux objets et un côté nerveux aux planches.

Les dialogues (dont il faudra que je vérifie s’ils restent fidèles à la traduction du roman où s’ils s’en éloignent) mettent en évidence un style un peu suranné mais qui correspond bien à l’ambiance et à l’époque. Toutes ces qualités ne doivent cependant pas faire oublier que l’album est truffé de coquilles (orthographiques, typographiques…) qui témoignent d’un manque de relecture évident.
Jim
C’est joli, dis donc.
2 tomes, dis-tu ? Chez Noz ?
Oui.
Oui.
Oui.
Jim
Et les deux tomes sont chez Noz ?
Oui.
(dans le mien, en tout cas. Tu veux que j’y repasse demain ?)
Jim
Je veux bien si ça t’est possible (pas d’urgence non plus) Mes Noz ne sont pas BD (et ma femme n’aime pas me voir fouiner là-dedans… je ne sais pas pourquoi)
Oh, je n’ai pas d’empêchement en début de semaine, ça devrait pouvoir se faire…
On se demande…
Jim

Tori.
Moi, je ne bois pas de café dans mon cabinet.
Tiens, c’est une idée…
Jim
Moi, je ne bois pas aux cabinets dans un café …