L'HONNEUR DES TZAROM t.1-2 (Wilfrid Lupano / Paul Cauuet)

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Intégrale.

Les Tzarom forment une famille d’escrocs intergalactiques. Mais voilà que Lubna, la mère et le cerveau attitré de la bande, se retrouve sous les verrous, flanquée d’un jeune avocat commis d’office. Ce dernier peine sur le dossier, peu aidé par ses clients atypiques qui attendent le procès dans l’indifférence la plus totale… à moins que ce ne soit là un de ces plans sournois dont la famille a le secret !

  • Broché : 112 pages
  • Editeur : Delcourt (30 octobre 2019)
  • Collection : DELC.LONG METR.
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 241301067X
  • ISBN-13 : 978-2413010678
  • Dimensions du produit : 24,2 x 1,7 x 32,3 cm

J’ai pris l’intégrale, et c’est un objet bien sympa. Jaquette, marque-page cousu, cahier graphique en bonus…
Bon, maintenant, reste plus qu’à lire ça.

Jim

Les Tzarom sont des gitans (de l’espace). Ils vivent de petites entreprises à la frontière de la légalité, ce qui leur vaut parfois quelques ennuis avec la justice (de l’espace).

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Au moment où commence le diptyque, madame Tzarom est accusée d’avoir dérobé à une société (dans les locaux de laquelle elle se serait glissée par effraction) une créature mutante et métamorphe (dont tout le monde, y compris le lecteur, soupçonne qu’elle a fusionné avec le petit dernier de la famille). Son époux, qui répare son vaisseau (de l’espace) à grands renforts de pièces de rechange empruntés à d’infortunés robots de passage, fait la rencontre de Gabriel Sauzé, un avocat commis d’office qui éprouve bien des difficultés à bâtir une défense solide pour sa cliente.

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Le juriste est rapidement embarqué, contre son gré, dans une folle aventure (de l’espace) en compagnie de monsieur Tzarom, de la fille de ce dernier (dont l’avocat tombe éperdument amoureux) et du chien aux yeux cybernétiques de la famille. Ils sont poursuivis par une race d’humanoïdes évoquant des poulpes qui composent également une faction mafieuse et terroriste, fort peu satisfaite que les Tzarom aient dérobé des stocks de gaz mortels destinés à quelque attentat. Là-dessus, Gabriel découvre que la famille Tzarom n’a pas attendu ses services pour mettre sur pied un plan visant à libérer la mère, à semer les poulpes et à blouser les autorités. Un plan qui commence par une capture et un séjour en prison…

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La série se compose de deux tomes, écrits sur un rythme frénétique, les personnages passant leur temps à courir, sauter, bondir, fuir les mitrailles et les explosions, tout en rebondissant, autant que faire se peut, de contrordre en mésaventure.

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Comme souvent chez Lupano, on retrouve un système assez réjouissant de « plant / pay-off ». Je rappelle, pour les distraits près du radiateur, qu’il s’agit d’une technique narrative consistant à présenter un personnage ou un objet en début d’histoire, de manière plus ou moins appuyée, afin de préparer son retour un peu plus tard, afin de débloquer la situation (en gros, ça évite l’effet « cheveu sur la soupe » d’un effet mal préparé. Cela crée des petites lignes narratives qui, chez Lupano, se multiplient, se croisent, bifurquent pour générer des effets qui ne sont pas toujours ceux que l’on aurait pu imaginer.

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Géographiquement, les personnages sont à l’image de ce système : ils montent, ils descendent, ils vont à droite, à gauche, se croisent, se ratent, se percutent… On retrouve (comme dans d’autres productions du scénariste) une dynamique de vaudeville, avec des claquements de portes et des rencontres inopinées au coin d’un couloir.

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Graphiquement, Cauuet est en pleine forme, animant des personnages constamment en mouvement. Sur les visages et les expressions, il est déjà bon, mais Les Vieux Fourneaux ont démontré qu’il avait encore de la marge.

L’intégrale propose une plongée dans les recherches et les storyboards. Parmi les croquis préparatoires, on notera que Gabriel Sauzé est passé par plusieurs étapes, avant que les auteurs s’arrêtent sur une allure physique devant laquelle je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il s’agit d’un pastiche de John Difool, le héros de l’Incal, ce qui rajoute un sel supplémentaire à cette histoire.

Jim

Ce terme est utilisé dans les livres de Monsieur lainé ?
Je t’avoue que je n’avais jamais retenu ce nom (en anglais, évidemment :unamused:)

En gros, c’est l’histoire du café pris dans un resto en Italie dans le dernier Batman de Nolan ?

(bon, intégrale des Tzarom, je le note)

Je sais pas trop.
Faudrait que je les (re-)lise.
:wink:

L’exemple que je donne toujours, c’est le briquet défectueux que Félix Leiter offre à James Bond dans Tuer n’est pas jouer.

Jim

Des gitans qui volent des poulpes, en somme.

Tori.

Héhé

Jim