L'INCROYABLE BURT WONDERSTONE (Don Scardino)

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

15 mars 2013 (USA)
Indéterminée (France)

REALISATEUR

Don Scardino

SCENARISTES

John Francis Daley & Jonathan M. Goldstein

DISTRIBUTION

Steve Carell, Jim Carrey, Olivia Wilde, Steve Buscemi, Alan Arkin, James Gandolfini, Jay Mohr…

INFOS

Long métrage américain
Genre : Comédie
Titre original : The Incredible Burt Wonderstone
Année de production : 2012

SYNOPSIS

L’Incroyable Burt Wonderstone a longtemps été le meilleur magicien de Las Vegas. Mais alors que sa carrière bat de l’aile, il doit faire face au succès grandissant de Steve Gray, illusionniste de rue… [/quote]

La bande-annonce :

Enorme !!
Le trailer est très prometteur (ce Jim Carrey, alors…), le casting 4 étoiles, le sujet marrant (des Siegfried and Roy du pauvre confrontés à leur ringardisation) : je fonce !

Un biopic de Siegfried & Roy, ça pourrait faire un sacré film.

Jim

Et comment !

J’ai vu le film en VOD hier soir complètement par hasard, j’ignorais qu’il était déjà dispo, et j’en ai déduit qu’il n’est pas passé par la case sortie en salles. Quelle honte. Quand on voit la qualité de ce projet d’une part, et la quantité de merdes infâmes qui ont droit à une sortie salles, on se dit que les distributeurs marchent sur la tête…

Petite anecdote : j’ai appris hier ici-même le décès prématuré de James Gandolfini, alias Tony Soprano, et il se trouve qu’il joue dans ce film. Franchement, et je ne me savais pas capable d’une telle sensiblerie, j’ai eu un sacré pincement au coeur en le voyant appraître à l’écran. Tous ceux qui ont aimé passionément “Les Soprano” comme moi comprendront, ce gros salopard de Tony nous semblait un peu appartenir à la “famille” (c’est le cas de le dire)…

Je sais qu’il y a quelques aficionados des “stupid comedies” qui traînent par ici (Doc, je t’en sais friand !!). Si c’est votre cas, foncez : c’est un excellent cru !!
Déjà, quel casting de malades : Steve Carrell (dans un rôle plutôt typique de ce que fait habituellement Will Ferrel, c.a.d. le médiocre qui a des prétentions…), Steve Buscemi (en mode Donny dans “The Big Lebowski”), la sublime Olivia Wilde (mamma mia…), James Gandolfini donc (sniff), l’excellent Alan Arkin (qui semble abonné désormais à ce type de rôles), et bien sûr l’incomparable Jim Carrey qui se contente ici d’un rôle secondaire, ce qui lui évite de cannibaliser le film en “écrasant” ses partenaires…et y’a même un cameo de David Copperfield (mais on s’en fout).

Inutile de vous dire que le film est à hurler de rire, je n’insiste pas, vu les talents impliqués ça ne surprendra personne (quelle riche idée de faire une comédie basée sur la prestidigitation). Mais la réussite du film ne se situe pas que là.
Alors que Scardino ne semble pas avoir beaucoup bossé en dehors de productions télévisuelles (mais il en a fait un paquet), le métrage se révèle avoir une sacré gueule ! De quoi rager encore plus de ne pas le voir sur grand écran…

C’est au niveau de l’écriture que l’on trouve également des choses très intéressantes. Un réalisateur (peut-être Fede Alvarez ?) disait récemment qu’il prenait exemple sur les films des ZAZ (on en est pas loin ici en termes de démarche), en tant que pour faire leurs films parodiques, les ZAZ commençaient par écrire un scénario béton dénué de gags, mais qui doit fonctionner en tant que tel, au premier degré.
Et seulement après, on rajoute les vannes. C’est très excatement le cas ici : le script “à poil” est en béton, classique mais habile (les ellipses…). C’est une histoire de “Rise and Fall and Rise” avec éloge de l’humilité en bonus (comme “Ron Burgundy” et un tas d’autres films similaires en somme), très très américaine, mais qu’est-ce qu’ils sont forts dans ce registre.
Sans compter que le film se paye le luxe d’une réflexion sur le “sense of wonder” propre au monde des illusionnistes assez touchante. Pour le formuler comme Serge Daney, “il faut savoir rester fidèle à ce qui nous a un jour transi”, telle pourrait être la morale du film.
Cerise sur le gâteau, malgré la teneur de son propos, le film se permet à l’occase des pointes de mauvais esprit assez jouissives : exemplairement, Jim Carrey au goûter d’anniversaire, et surtout cet hilarant “envers du décor” du spectaculaire numéro final, vraiment très drôle.

Dans ce registre, les anciens du SNL sont vraiment imbattables…
Excellent.

Le film est toujours inédit en salles et en DVD. Etonnant, surtout avec une telle distribution (OK, le film a fait un bide mais ce n’est pas le premier)…
Ouais, je ne comprends pas grand chose aux aléas d’une distribution qui laisse traîner des films très intéressants sur les étagères et qui nous sort par exemple au ciné les thrillers que Nic Cage tourne à la pelle parfois un an après leur sortie US.
Rampart, co-écrit par James Ellroy avec Woody Harrelson, sort cet été chez nous, soit un an et demi après les US. Va comprendre, Charles…

En tout cas, je ne louperais pas ce Burt Wonderstone, tu t’en doutes…

Et tu fais bien.

C’est bizarre, dans mon esprit si c’est dispo en V.O.D., c’est que c’est dispo en DVD dans le même temps, mais manifestement c’est plus compliqué que ça.

Vu hier soir Canal…et le film a fait beaucoup de bien à mes zygomatiques.
Comme l’a souligné Photonik, la trame est très classique mais c’est loin d’être gênant. Le casting de folie, le soin apporté aux personnages et à leur caractérisation, les dialogues mitonnés aux petits oignons, la mécanique comique extrêmement efficace, pleine de petites et de grandes trouvailles qui font mouche à tous les coups…tout cela fait de cet Incroyable Burt Wonderstone une comédie réussie, aussi hilarante que touchante.
Steve Carrell est impeccable dans un rôle taillé sur mesure, Steve Buscemi montre une nouvelle fois qu’il est à l’aise dans tous les registres, Olivia Wilde est toujours aussi mimi et talentueuse et les seconds rôles sont tous parfaits…mention spéciale à l’irrésistible Jim Carrey et à ses apparitions qui m’ont fait hurler de rire à chaque fois (ah, ce final…j’en rigole encore) !!!

J’étais sûr que ça allait te botter, ce film…

Bien vu…entre ça et une comédie avec Jonah Hill, pour moi il n’y a pas photo… :wink:

HA HA !!

Je partage plutôt vos avis dans l’ensemble, reste que je n’ai pas trouvé ça aussi hilarant que vous (de ce que je ressens en lisant vos commentaires) ; par exemple en ce qui concerne le personnage interprété par Jim Carey.
Toutes ses apparitions sont tombées à plat en ce qui me concerne.

Mais le film reste plutôt sympatoche. :wink:

Je ne sais pas si ça aide à apprécier sa performance et sa fonction dans le film, mais le perso interprété par Carrey est en fait une parodie de Criss Angel, un prestidigitateur américain “new school” qui a un peu ringardisé ses prédecesseurs vers le milieu des années 2000 en donnant des spectacles plutôt trash dans la rue (ce qui s’appelle paraît-il le “street magic”), enfin, exactement ce que le film raconte, quoi.

Je ne savais pas.

Ceci dit j’ai peut-être aussi une appréciation différente en ce qui concerne **Burt **et Anton, en ce sens que je ne les trouve pas ringard dans la première partie du film.
Je trouve même leur show plutôt pas mal.
Par exemple la réflexion de **Burt ** sur le costume du magicien me semble tout à fait juste.

Donc de mon point de vue (pas l’optique du film cependant) le personnage de **Carey ** ne ringardise pas le duo ; il est plutôt un révélateur en ce qui concerne son public.
Ce public que l’on retrouve (en vrai) devant des vidéos de Jackass, un public qui ne me fait pas rire (ni ce genre de vidéos d’ailleurs).

Mais je te rejoins sur ton commentaire précédent où tu évoque le sense of wonder disparu, j’ai bien aimé cet aspect du film.
Il a disparu à la fois chez **Burt ** et Anton, mais il a aussi déserté une grande majorité du public, celui-là même qui se tourne vers Steve Gray.

Oui, je suis d’accord avec cette appréciation. La “vraie” ringardisation survient quand Burt se retrouve seul à assurer un spectacle prévu pour deux.¨

Pour compléter ce que tu dis sur Steve Gray, il faut savoir que son “modèle” Criss Angel se produisait certes dans la rue pour ses spectacle chocs, mais devant un parterre composé à 90 % de complices, à ce que j’ai lu, permettant d’ailleurs la bonne marche de certains tours, et surjouant leur enthousiasme dans d’autres cas.
Une drôle de conception de son métier, même quand on a bien intégré que la prestidigitation repose sur le trucage.

Même si je crois que je n’ai pas autant rigolé que vous, j’ai trouvé cette séquence vraiment réussie, très drôle.
J’en rigole encore en y repensant.