L'INSTITUT (Saison 1)

Au milieu de la nuit, dans une maison d’une rue calme de la banlieue de Minneapolis, des intrus assassinent en silence les parents de Luke Ellis et l’embarquent dans un SUV noir. L’opération prend moins de deux minutes. Luke se réveillera à l’Institut, dans une chambre qui ressemble à se méprendre à la sienne, sauf qu’il n’y a pas de fenêtres. Et derrière sa porte se trouvent d’autres portes, derrière lesquelles se trouvent d’autres enfants aux talents spéciaux – télékinésie et télépathie – qui sont arrivés ici de la même manière que Luke: Kalisha, Nick, George, Iris et Avery Dixon âgé de 10 ans. Ils sont tous dans la Moitié Avant. Luke apprend que d’autres sont passés à la Moitié Arrière, ‘comme les motels crasseux’, déclare Kalisha. “On y entre, mais on n’en ressort pas.’

Dans la plus sinistre des institutions, la directrice Mme Sigsby et son personnel s’efforcent sans merci à extraire de ces enfants la force de leurs extraordinaires dons. Il n’y a pas de scrupules ici. Si vous faites ce qu’on vous dit vous recevez des jetons pour les distributeurs automatiques. Si vous ne le faites pas, la punition est brutale. A chaque nouvelle victime qui disparaît dans la Moitié Arrière, Luke devient de plus en plus désespéré à l’idée de sortir et de chercher de l’aide. Mais personne ne s’est jamais échappé de l’Institut. (Synopsis du roman)

MGM+ a officiellement commandé l’adaptation en série de L’Institut, d’après le roman de Stephen King. La série a été confiée à Jack Bender (Mr Mercedes) et Benjamin Cavell (l’un des producteurs de Justified).

Les premiers acteurs ont été dévoilés : Ben Barnes sera l’ancien policier Tim Jamieson et Mary-Louise Parker sera Ms Sigsby, la directrice de l’Institut.

Cool.
La saison 1 de Mr Mercedes était un bijou.
Et Justified, c’était sympa à suivre.

Deal.

Première image :

La diffusion U.S. débutera le 13 juillet.



Voici ce que je disais du roman de Stephen King lors de sa publication en France en 2020 :

Je reste sur ma faim avec ce nouveau roman de Stephen King. Les personnages sont attachants, l’histoire intrigante, mais j’ai l’impression que King ne rentre jamais dans le vif du sujet. Je m’attendais à quelque chose de plus percutant, plus sombre et surtout, je m’attendais à une connexion plus importante avec l’univers de la Tour sombre. La seconde partie alterne les points de vue de manière quasi-syncopale dans une belle montée en puissance pour finalement accoucher d’une conclusion décevante.

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Et moi…^^

Un très bon King, très différent du précédent (L’Outsider ) en terme de style et d’atmosphère. J’ai bien aimé la construction, King passant la première partie à développer un personnage que l’on ne reverra que quelques centaines de pages plus tard avant de s’intéresser aux mystères de cet institut qui kidnappe des enfants dotés de certains dons pour des raisons bien précises.
Sur certains points, il y a en effet une impression de « déjà-vu » (et on retrouve quelques obsessions de Stephen King) mais ça ne m’a pas gêné. C’est très page-turner comme souvent (j’ai encore eu du mal à reposer le bouquin), les jeunes sont attachants et le récit ne faiblit pas jusqu’à un dernier acte bourré de rebondissements et un final spectaculaire.

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En France, The Institute sera diffusé sur MAX. Pas de date communiquée pour le moment…

EDIT : Et ce sera pour le 17 juillet 2025.

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Vu les deux premiers épisodes disponibles. C’est pas mal, l’ambiance est soignée, les acteurs sont bien choisis et le scénario est assez fidèle au roman, avec les quelques changements de rigueur pour une adaptation télévisuelle. Après, c’est tout de même un peu décompressé, le genre de rythme qui fonctionne mieux à l’écrit qu’à l’écran. Donc c’est un peu lent pour le moment mais connaissant le bouquin, je sais qu’il y a des choses intéressantes qui vont arriver et j’ai envie de voir comment elles vont être retranscrites. À suivre, donc…

Vu les deux premiers aussi. Le premier est frustrant de lenteur. Le deuxième avance tout aussi lentement. On verra par la suite.

Le troisième épisode suit un peu trop le même faux rythme dans sa première partie. Le scénario enchaîne une nouvelle fois les expériences (de plus en plus douloureuses) sur Luke et les rondes de nuit de Tim. Tout ceci est assez routinier…pour la moitié de ce chapitre car l’arrivée du nouveau jeune télépathe renouvelle un peu la dynamique et l’ancien policier se pose des questions suite à ses discussions avec la SDF Annie. Le final est intense pour Luke et ses amis qui font face à la séparation avec Kalisha. Les choses devraient donc commencer à s’accélérer, notamment en ce qui concerne les révélations sur les secrets de l’Institut…enfin, j’espère…

Bon, ce n’est pas dans le quatrième épisode que ça s’accélère. Dommage car j’aime l’histoire, l’atmosphère pesante et les quelques différences avec le roman (pour donner un rôle plus actif à Tim) fonctionnent bien…mais la réalisation souvent mollassonne ne rend pas l’ensemble aussi captivant et percutant qu’il devrait l’être…

Le cinquième chapitre en dit plus sur le sort horrible réservé aux jeunes doués de capacités extra-sensorielles dans les cellules de « L’Arrière » de l’Institut. Mais encore une fois, la mise en scène n’apporte pas assez de tension (ce qui est un peu le résumé de la mini-série) à ces moments qui auraient du appuyer encore plus sur l’horreur, l’aspect malaisant de la situation. Depuis le début, il manque quelque chose pour adhérer pleinement à cette adaptation du roman de King…même si la mise en place du plan de Luke dans les dernières minutes permet enfin de faire bouger la dynamique qui ronronnait…

Du mieux pour le sixième épisode (il était temps). L’évasion de Luke apporte un peu plus d’intensité et une énergie différente qui fait enfin bouger les choses dans ce mystérieux Institut. Ca arrive un peu tard (ce qui fait que cette mini-série rejoindra vite les adaptations les plus oubliables de Stephen King malgré ses quelques qualités) mais c’est déjà ça…

Très chouette septième épisode. Du rythme, des rebondissements et une Miss Sigsby qui passe aux aveux sur les actes de l’Institut. Ca s’accélère donc dans la dernière ligne droite (ce qui confirme que la mini-série aurait mérité d’être un peu mieux structurée, surtout après une première moitié assez lente) et il va donc falloir régler pas mal de choses dans l’ultime chapitre (qui sent peut-être un peu le rush mais c’est à voir)…

La mini-série devient série. Il y aura une saison 2 de L’Institut.

Cette saison a eu son lot de hauts et de bas mais le final est prenant, dramatique et spectaculaire, fidèle à ce qui s’est passé dans le roman. Il y a matière à raconter plus, à développer ce qui se passe pour les personnages principaux au-delà du bouquin donc ça ne m’étonne pas qu’ils aient annoncé une saison 2 (même si ça n’a pas toujours donné de bons résultats d’aller au-delà des écrits de King)…