Pareil.
J’avais complètement oublié qu’Insomnia était de Nolan.
Loin d’être un mauvais film, mais clairement mineur par rapport au reste à mon gout.
Pour jouer le jeu :
- L’Odyssée
- Interstellar
- Dark Knight (les deux autres Batman, je les mets en bout de chaîne)
- Oppenheimer
- Inception
- Memento
- Le prestige
- Insomnia
- Dunkerque
- Tenet
Et je viens de découvrir The Following !
1 inception
2 memento
3 odyssee
4 oppenheimer
5 dark knight
6 interstellar
7 DK rise again
8 the following
9 batman begin
10 tenet
11 prestige
12 Dunkerque
13 insomnia
Une fiction n’est pas sans effet et l’Illiade et l’odyssée sont de celles dont l’effet fut d’unifer une culture.
Le recit de la Guerre de troie raconte l’unification des cités Grecques contre Troie et sa récitation unifia réellement les cités grecques qui s’y reconnurent comme partageant une histoire commune inventée.
Si grande culture, qui fait de son récit d’origine, le récit de son plus grand triomphe et celui de son plus grand crime, mêlant inextricablement l’héroïsme à l’hubris, la grandeur et le malheur.
Si j’ai été emballé par ce film, c’est qu’il a décidé d’adapter pour la modernité cette dimension ambivalente en la transcrivant pour la subjectivité moderne dans la culpabilité d’Ulysse.
Je ne souscris pas à toutes les conséquences que le film pense pouvoir tirer de cette transposition, à commencer par faire des ruses d’Ulysse des trahisons du langage, ou de faire de la fin de la guerre de troie, l’annonce d’un crépuscule, alors que la ruse d’Ulysse est du coté vivant du langage, et que la fin de la guerre de troie, récit d’origine oblige, est un commencement. Ici, une binarité malvenue est à l’oeuvre.
Bien construit dans l’enchâssement des récits, la grande réussite du film est de réactualiser la dimension horrifique de l’Odyssé, là où le temps l’avait émoussé à force de redite. La bo joue ici un rôle déterminant qui compense largement les faiblesses de réalisation de Nolan.
Le plus gros échec du film est d’avoir opté pour une réalisation claustrophobique, toujours au plus près des personnages. Ce qui se gagne en psychologisation ne compense pas ce qui est perdu de l’odyssé ce faisant, à savoir le voyage, la découverte, l’aventure.
Un film que je verrai encore et encore, pour creuser autant mes accords que mes désaccords. Et que peut-on demander de mieux à un film que de vouloir le revoir à peine sorti de la salle, quelques soient nos raisons pour cela ?
Peut-être qu’en le voyant en IMAX 70mm, ça estompe cet effet ?
Mais bon, vu qu’en France il n’y a qu’à Montpellier, au Pathé Odysseum (tiens, il porte bien son nom, pour ce film !) que c’est possible…
Tori.
Il y a quelque plan large aux arrivées sur les îles mais tres peu sinon. On saute beaucoup de scene en scène, la spatialisation en souffre, le sentiment d étouffement y gagne.
Il y a quelques plans larges en mer, mais c’est vrai que ça manque.
Je voulais surtout souligner le fait que selon la version qu’on voit, on a apparemment une image très tronquée, quand même.
Tori.
Au large ?
Ah d accord
Vu hier en famille.
C’était vachement bien. 2 trucs que j’ai particulièrement appréciés : le fait d’aller jusqu’au départ d’Ulysse d’Ithaque. Même si Nolan aurait pu faire 1 ou 2 scènes de plus là-dessus.
Et quelque chose de tout bête : quand Ulysse et ses compagnons sortent du cheval, ils trébuchent de retrouver la station debout. C’est sûrement très con mais ça rend la scène réaliste.
Par contre j’aimerais relire le livre car je ne me souviens plus des références au peuple de la mer…
Et oser faire d’Ulysse le destructeur d’une époque c’est gonflé ! J’ai l’impression que Nolan reste dans ce sentiment après Oppenheimer. Sacré film en tout cas.
C’est normal : ils n’y sont pas.
Si tu veux en savoir plus à leur propos : Peuples de la mer — Wikipédia
Tori.
Merci, très intéressant !
Ouf pour ma mémoire et très intéressant d’ajouter cette notion et à quoi elle se rapporte dans le film finalement !