LONG JOHN SILVER t.1-4 (Xavier Dorison / Mathieu Lauffray)

Voui, c’est ce que je disais ici :

Le lien n’est que thématique, c’est une cascade qui me semble inédite, en tout cas inhabituelle.

Jim

Ou à La Ribambelle, qui augmentait la collection Boule et Bill : le fil rouge reste là aussi l’auteur : Roba (et ils ont même augmenté la collection avec des « Roba illustrateur »).

Tori.

Il y a deux mois, Mathieu Lauffray postait sur les réseaux sociaux quelques images liées à la réédition de la série en deux tomes :

Une nouvelle intégrale Long John Silver est en route! Elle se compose de deux albums de 100 pages environ, PLUS suppléments, dont notamment une interview de moi et Xavier Dorison par notre vaillant éditeur de Dargaud, François Lebescond. Il y aura aussi des dessins, des peintures et tout ça. Sortie le 22 Novembre. Pour l’occasion, j’ai refait deux nouvelles couvertures que voici. J’espère qu’elles vous plairont.

Jim

Plus récemment, il rajoutait des éléments de making-of :

Bonjour à tous, à l’occasion de la sortie de la nouvelle intégrale de notre série LONG JOHN SILVER, je poste ici quelques étapes de la création de la couverture. Cela pourra vous donner idée de la façon dont je procède.

Jim

Roooooh, la noir & blanc …

Réalisé par Xavier Dorison et Mathieu Lauffray, « Long John Silver » est inspiré du fameux et redoutable pirate créé par Stevenson dans « L’Île au trésor ». En quatre albums, la série s’est installée comme un grand classique qui illustre à merveille la grande aventure. Ces deux intégrales sont complétées d’une interview des auteurs et enrichies de couvertures inédites.

  • Album : 136 pages
  • Editeur : Dargaud (22 novembre 2019)
  • Collection : Long John Silver intégrale
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2205079832
  • ISBN-13 : 978-2205079838
  • Dimensions du produit : 24 x 1,6 x 32 cm

  • Album : 136 pages
  • Editeur : Dargaud (22 novembre 2019)
  • Collection : Long John Silver intégrale
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2205079840
  • ISBN-13 : 978-2205079845
  • Dimensions du produit : 24 x 1,6 x 32 cm

Xavier Dorison est né en 1972. Après trois années passées dans une école de commerce – durant lesquelles il lance le festival BD des grandes écoles –, il commence, en 1997, l’écriture du scénario du premier tome du « Troisième testament » (Glénat), série dessinée par Alex Alice. Le succès est immédiat. Par la suite, il travaille avec Mathieu Lauffray sur le premier tome de la série « Prophet » (Les Humanoïdes associés, 2000), puis avec Christophe Bec sur la série « Sanctuaire » (Les Humanoïdes associés, 2001). En peu de temps, Xavier Dorison se taille une place de choix dans la bande dessinée, place confirmée par « W.E.S.T. » (Dargaud), série qu’il coscénarise avec Fabien Nury, pour l’un des plus grands dessinateurs réalistes, Christian Rossi. Il ne s’arrête pas au monde de la bande dessinée : en 2006 sort le film « Les Brigades du Tigre », adaptation de la série télévisuelle du même nom, qu’il coécrit avec Fabien Nury. C’est en 2007 qu’il retrouve Mathieu Lauffray pour l’aventure « Long John Silver » qui rencontre un très grand succès. En 2008, les éditions Dargaud font appel à Xavier Dorison pour l’écriture du scénario du premier tome du spin off de la célèbre série « XIII » (Dargaud), « XIII mystery » (Dargaud). L’épisode est dessiné par Ralph Meyer. Avec ce même auteur, il imagine « Asgard » (Dargaud), une épopée viking. En 2014, avec Thomas Allart, il signe « H.S.E. » (Dargaud), un récit d’anticipation qui met en avant les dérives possibles d’une société ultralibérale. Auteur très prolifique, il travaille en même temps sur plusieurs séries de bande dessinée, tout en continuant à écrire des scénarios pour la télévision et le cinéma. Entre « Asgard », « XIII mystery », « H.S.E », « Le chant du cygne » (Le Lombard, 2014), « Red skin » (Glénat, 2014) ou « Undertaker » (Dargaud, 2015), Xavier Dorison a prouvé qu’il pouvait aborder des genres aussi différents que l’aventure, le récit d’anticipation, le western ou le drame historique sans jamais se défaire de la dynamique de récit et de la solidité de structure qui caractérisent son travail. Ce n’est donc sans doute pas un hasard si on a lui confié la reprise d’une des plus grandes séries d’aventure de la BD franco-belge : « Thorgal » (Le Lombard)…

Né à Paris en février 1970, Mathieu Lauffray révèle très jeune un vif intérêt pour le dessin. Après son baccalauréat, il entre à l’École nationale supérieure des arts décoratifs, à Paris, où il rencontre deux jeunes étudiants, Denis Bajram et Frédéric Contremarche, avec lesquels il se lie d’amitié. En 1995, pour sa thèse de fin d’étude, il réalise, avec Contremarche au scénario, un récit de bande dessinée, « Le serment de l’ambre ». La même année, le premier tome est publié chez Delcourt. L’année suivante, Olivier Vatine lui propose d’illustrer les couvertures de ses adaptations de « Star wars » en comic books (Dark Horse Comics). Mathieu Lauffray réalise ainsi une trentaine de couvertures et, dans le même temps, se consacre à de nombreux travaux d’illustration pour la presse et les jeux de rôle. Entre 1996 et 1997, il effectue de très nombreux designs, recherches et peintures en tout genre pour la société de jeux vidéo Darkworks. En 1997, il rencontre Christophe Gans, alors jeune réalisateur de « Crying Freeman », qui lui propose de travailler sur un ambitieux projet de long-métrage, Nemo. Mathieu est subjugué par l’idée de ce film qui développe librement l’univers du roman de Jules Vernes "Vingt mille lieues sous les mers. Il effectue de nombreuses recherches et créations graphiques, mais, après presque deux ans de travail, le projet est abandonné. En 1999, Mathieu Lauffray et Christophe Gans renouvellent leur collaboration autour d’un autre long-métrage qui, lui, aboutira : « Le Pacte des loups ». Pour ce film, Mathieu met au point de nombreux designs, travaille sur les story-boards et crée le carnet de voyage d’un des personnages, de Fronsac. C’est aussi sa main qui apparaît à l’écran dans les scènes où de Fronsac dessine les fameux carnets, dont des illustrations figurent donc dans de nombreuses scènes du film. En 2000, Mathieu Lauffray retrouve la bande dessinée. Avec la complicité de Xavier Dorison, scénariste du « Troisième testament », il dessine une nouvelle série intitulée « Prophet » (Humanoïdes associés). Le deuxième tome paraît en 2003, chez le même éditeur, mais, cette fois, c’est Mathieu qui, seul, assure scénario et dessin. En 2005 sort le troisième album de « Prophet » (Humanoïdes associés). La même année, sa rencontre avec Jean Vincent Puzos conduit Mathieu à travailler sur une ambitieuse production internationale, « 10 000 BC », dirigée par Roland Emmerich. L’année 2006 est occupée par la réalisation du premier tome de « Long John Silver » (Dargaud), une aventure de pirates qui l’unit une nouvelle fois à son complice de toujours, Xavier Dorison. Le quatrième et dernier tome, intitulé « Le Labyrinthe d’émeraude », sort en 2013. Cette série a renouvelé le genre de la piraterie, forte d’un souffle romanesque rarement vu en bande dessinée. Un art book, « Axis Mundi », consacré à l’auteur, paraît en 2013, chez Café salé. En 2017, l’année Valérian est l’occasion pour Mathieu Laufray de collaborer avec Wilfrid Lupano autour d’une jubilatoire aventure des deux agents spatio-temporels revisitée par leur soin : "Shingouzlooz.Inc ". En 2020, il se lance en solo dans un nouveau projet : « Raven » (Dargaud). Après « Long John Silver », il revient donc à la grande aventure qui lui permet de déployer son immense talent de dessinateur et de narrateur. De la bande dessinée grand spectacle !

N’est-ce pas.

Et tu noteras, dès cette étape, l’usage du « modeling paste », une sorte de gel acrylique transparent, qui sèche et conserve ses reliefs. Cela permet d’ajouter une texture à la couleur qu’on étale par-dessus (et ça ne ruine pas l’accroche du pigment sur le papier). C’est une technique que Mathieu a empruntée aux affiches de Drew Struzan. Et que tu retrouves aussi parfois sur certaines couvertures de Vatine, notamment celle qu’il a réalisée pour 500 fusils :

Jim

Nom de Zeus !
(mais ça parle pas de ça dans les livres de Monsieur Lainé ?)

Je sais pas, je sais plus, je suis perdu…

Plus sérieusement, c’est quand même très pointu, le « modeling paste ».
C’est comme le « drawing gum », une sorte de gomme liquide que tu peux étaler sur la planche selon les formes que tu veux. C’est transparent, ça sèche, tu dessines par-dessus… et ensuite tu gommes : le « drawing gum » se décolle du papier, laissant des zones blanches à la place. J’ai vu Mathieu utiliser cette technique afin de représenter des toiles d’araignées en premier plan, il avait dessiné tout l’arrière-plan puis gommé, et la toile d’araignée apparaît blanche, « devant » le décor.

Bon, à part ça, je viens de regarder le compte twitter de Dargaud et de remarquer des photos d’une rencontre « super-libraires » où Mathieu vient présenter son nouveau projet, Raven. Et j’ai bien l’impression qu’il s’agit encore d’une histoire de pirates…

(Et purée, il est chouette, le fil « super-libraires » : On y voit des morceaux de Blanc autour, par Lupano et Fert, de L’Homme qui tua Chris Kyle de Nury et Brüno, de Yojimbot de Sylvain Repos, tout ça en 2020…)

Jim

Punaise, il pleut tellement que même Albator est sur l’eau !

Usagit ?

Ils disent :

une série post-apocalyptique dans un Japon quasi désert… avec des robots samouraïs : des influences manga, comics, BD !

Jim

Il manque les fumetti ?
(entre toi et moi, cette description est un peu con pour de la BD d’aujourd’hui)

Comment tu parles de Dargaud, toi !!!

Jim

Disons que je mets la personne qui a écrit cette description dans le même paquet.
Et tant pis si c’est l’auteur, le dessinateur ou quelqu’un qui traîne ici.

(en gros, il nous explique que c’est la bande dessinée. Incroyable révélation)

C’est extrait du compte twitter de Dargaud.
:wink:

Jim

mouais, bon, un twittos … (encore la faute du stagiaire)

Edit : tu vas sur Twitter ???

Seulement quand je cherche des informations (genre : tiens, Lauffray fait une nouvelle série !!!)

Jim

La fin du monde s’approche …

Tous les collapsologues le disent.

Jim