L'OR DES MARÉES t.1-2 (François Debois / Serge Fino)

9782344034279-001-T

L’Or des marées - Tome 1

Les Moissonneurs de la mer

Une saga maritime, humaine et romanesque

Bretagne, 1894. Yves Kerléo, gardien de phare, rejoint la terre pour épouser la belle Anne et devenir paysan goémonier. Il faut dire que cette algue des côtes bretonnes est devenue une matière première très importante, utilisée en médecine et dans la photographie notamment. Yves, encore novice en la matière, va de sa rencontre avec Eugène Lemarchand, industriel du Conquet, tisser une association qui débouchera sur une aventure de trente ans. Si tout semble séparer les deux hommes, très vite un projet commun – la modernisation du commerce de l’iode – va nouer des liens entre leur deux familles, au-delà des barrières sociales.

Les auteurs de Chasseurs d’écume nous proposent une nouvelle saga de l’Océan au souffle romanesque, adaptée du roman best-seller de Joël Raguénès Le Pain de la mer . De naissances en enterrements, de fêtes familiales en célébrations religieuses, d’amours en malheurs, de succès en naufrages, c’est tout un nouveau monde qui va apparaître sur fond d’hymne constant au terroir.

Scénariste

François Debois

Dessinateur

Serge Fino

Numéro de Tome:

1

Parution :

09.10.2019

Collection :

24X32 (Glénat BD)

Le vingt-huitième livraison de la newsletter Glénat consacrée au confinement donne la parole à Serge Fino :

- Comment se passe votre confinement ?

En ce qui me concerne, le confinement ne me change pas beaucoup de l’ordinaire, puisque je suis confiné dans mon atelier depuis 25 ans. Les seuls éléments qui viennent un peu perturber ce confinement par rapport à d’habitude, c’est que nous sommes 3 avec ma femme en télétravail et mon fils le plus jeune qui venait quasiment de terminer sa licence en audiovisuel.
Mais comme j’ai la chance d’habiter à la campagne et d’avoir pas mal de terrain, cette situation n’est pas difficile à vivre.

- Quelles idées proposez-vous pour plus de solidarité ?
Je prends des nouvelles de ma mère tous les jours, puisqu’elle a un âge assez avancé et qu’elle souffre d’insuffisance respiratoire, ceci dit, je le faisais déjà avant la crise sanitaire puisqu’elle vit seule. Je prends également des nouvelles quotidiennes d’une partie de ma famille qui habite dans le piémont, en Italie, et qui sont confinés depuis plus longtemps que nous.
En ce qui concerne les confrères et comme j’ai la chance qu’on vienne me proposer pas mal de projets que je ne peux pas tous réaliser, j’ai transféré ces demandes et ces projets à venir à des auteurs et autrices qui, justement allaient en manquer. Ils sont ainsi tranquilles pour l’année à venir, au chaud, chez eux, à l’abri du virus.
Et puis, en ce qui concerne une solidarité plus générale, surtout avec le déconfinement partiel qui approche, il me semble nécessaire, pour ne pas dire indispensable, que toutes les personnes qui sortent dans leur rue doivent porter un masque de protection, pour eux, pour les autres et aussi par respect du corps médical qui donne sans compter depuis plusieurs semaines. Je suis sorti de chez moi ce samedi, pour la première fois depuis le 7 mars, pour aller au secours de ma mère justement, à Toulon, et j’ai cru rêver en voyant autant de gens dans les rues et autant qui ne portaient rien sur le nez ni la bouche. Le pourcentage de personnes portant un masque devait avoisiner 1 personne sur 30 ou 40, c’est-à-dire 2 ou 3 %. Hallucinant.

- Comment votre travail de création est-il affecté, et quelles visions nouvelles cette crise peut-elle vous apporter ?
Je dois avouer que, bien que me tenant au courant de l’actualité, comme tout le monde, mon travail de création ne s’en trouve pas affecté. J’essaie de cloisonner et de rentrer dans ma bulle pour essayer de travailler du mieux que je peux. Les seuls effets de la crise en ce qui me concerne, ce sont les annulations des salons et de séances de dédicace en librairie qui étaient prévus de longue date.
En ce qui concerne la vision nouvelle, je n’ai pas appris grand-chose sur l’être humain en général. Il y a d’un côté tous ces héros du quotidien, les docteurs, infirmières et tout le corps médical qui se dépensent sans compter et qui risquent leur propre vie pour en sauver d’autres, la police qui essaie de faire en sorte que tout le monde respecte ce confinement, ou les pompiers et tant d’autres.
Et puis, il y a ceux qui ne comprennent rien et qui pensent détenir la science infuse en bravant les interdits, (j’ai appris au passage que beaucoup de personnes étaient spécialistes en virologie, ce que j’ignorais) ou ceux qui trouvent insupportable de rester enfermés chez eux tout en continuant à être payés, et qui n’ont rien d’autre à faire que regarder la télé ou lire des bouquins. D’ailleurs, à tous ceux-là, je leur conseille de lire le Journal d’Anne Frank , histoire de remettre les choses en perspective.
Et comme le dit Sébastien Destremau, si après ça, on reprend la vie comme avant, on n’aura rien compris.