MAD PRÉSENTE BATMAN (Collectif)


(Benoît) #1

[quote]MAD PRÉSENTE BATMAN
*Scénario: Collectif – Dessin: Collectif
Public: Ado-adulte - à partir de 12 ans
Collection: MAD
Date de sortie: 30 novembre 2012
Pagination: 80 pages
ISBN: 9782365770743
Format: 229 x 295mm
Prix: 13 €

Des films aux séries TV, en passant par la BD, retrouvez toutes les versions du Chevalier Noir, caricaturées et déformées par le gang d’auteurs fous de MAD ! Le magazine culte n’épargne rien ni personne et surtout pas le super-héros, qui devient ici, un super-zéro !*[/quote]

Liens:
Le site de l’éditeur : www.urban-comics.com
La page facebook de l’éditeur : www.facebook.com/UrbanComics


(とり) #2

Je l’ai lu, et la traduction de Jim est… comment dire… fulchibarement bien ! ~_____^

Ça n’a pas dû être facile de travailler sur la traduction d’un truc comme ça…
Entre les jeux de mots et les multiples références culturelles, ce doit être compliqué, mais on doit aussi y prendre un certain plaisir, c’est un défi, quelque part…
J’ai juste regretté un petit truc : une référence à Rachida Dati, qui ne correspond pas trop à l’époque de l’histoire dans laquelle elle apparaît, et la non traduction de certains textes (ou mots isolés) faisant partie du décor…

En tout cas, je me suis bien amusé à la lecture de ce volume.

Tori.


(Jim Lainé) #3

Rhôô, je suis confus d’avoir loupé ton commentaire, zutalor !!!

Bigre !
Ça fulchibarde !

Merci.

Non, c’est pas facile. Mais je crois que le plus dur, c’est que c’est ultra-dense, c’est, pour les parodies de séries télé ou de films, du vingt-cinq bulles par page, et ça demande d’avoir du souffle. Huit pages de ce rythme-là, ça fatigue autant qu’un épisode de Roger Stern ou qu’un arc de Geoff Johns !!!
Le volume à traduire, combiné aux références, blagues et tout le toutim, ça fait des trucs copieux, une petite montagne à soulever.

Les références culturelles représentent le véritable défi, en ce sens qu’il y a deux solutions, qui ne sont pas entièrement satisfaisantes. D’emblée, les références culturelles sont bien souvent propres à l’Amérique, et difficilement compréhensibles par des lecteurs d’ici et d’aujourd’hui. Deux solutions, donc : soit trouver un équivalent américain qui soit plus accessibles (Gene Autry devenant John Wayne, genre), soit trouver un équivalent français (les Three Stooges devenant les Pieds Nickelés, par exemple). Ces glissements risquent de nous amener à proposer des références qui ne sont pas tout à fait contextualisées pareil (soit pas le même pays, soit pas la même époque…), mais dans tous les cas, on perd un peu le sens.
Pour ma part, sur des bouquins pareils, mon but est de conserver un point essentiel : l’humour. Si ça fait rire le lecteur américain, je dois trouver un truc qui fasse rire le lecteur français.

Sur les jeux de mots, les blagues, tout ça, c’est un peu plus facile, dans le sens où l’on a pas (ou moins) à se soucier du contexte culturel. Le jeu de mots, on peut le recréer, en proposer un autre. Les blagues, pareil. C’est pas ça le plus dur (mais parfois, on ne les comprend pas tout de suite, quoi…), parce qu’on a plus de marge pour dribbler, quoi.

La référence m’a semblé intéressante dans le sens où le contexte (féminisme dévoyé et mal interprété) fonctionnait bien. C’est la référence qui m’est venue pour faire comprendre le truc, et pour le rendre drôle. jez concède qu’on aurait pu trouver meilleur, sans doute.

Ça, c’est plutôt l’affaire du lettreur, qui était peut-être confronté à des trucs difficiles, je ne sais pas. Dans la mesure du possible, j’ai essayé de traduire un max de choses, mais il y a des trucs qui sont passés à la trappe. Je ne connais pas les détails techniques, mais pour peu que les trucs soient aplatis dans des images complexes (je pense à certains titres, par exemple), je peux imaginer que ça ait été “sacrifié”.

Hé bé c’est le principal.
C’est le but du jeu.
Et encore désolé de ne pas avoir répondu plus vite.

Jim


(とり) #4

Pas grave, tu as fini par tomber dessus… ~___^

Les trois Stooges, une institution aux États-Unis, des inconnus ici…
Je me souviens que la traduction de Final Fantasy VI (devenu Final Fantasy III en traversant le Pacifique) en anglais avait trois personnages, les dream stooges, nommés Larry, Curly et Moe, alors qu’en japonais il s’agissait des trois frères des rêves, voire des trois frères-rêves (Yume no sanky?dai), puisque leurs noms sont S?nyo, R?vu et Su?nyo, c’est à dire Sogno (rêve, en italien), Rêve et Sueño (Sommeil en espagnol… rêve se disant ensueño)… Les noms ont été adaptés pour le public américain par une référence culturelle (La même chose est arrivée dans Chrono Trigger, où Mayon?, Sois? et Bineg? (Mayonnaise, Soy Sauce et Vinegar) sont devenus Flea, Slash et Ozzie… Ou comment des condiments deviennent des rockstars… Bizarrement, le traducteur était le même)…

Ce qui n’est pas forcément facile : il faut savoir ce qui fera rire le lecteur français… Sans compter qu’il faut quand même rester dans le même registre.

[quote]

Hé bé c’est le principal.
C’est le but du jeu.
Et encore désolé de ne pas avoir répondu plus vite.[/quote]

Tu as répondu, c’est le principal.

C’est toi aussi, sur Mad présente Superman ?

Tori.


(Jim Lainé) #5

[quote=“Tori”]

Ce qui n’est pas forcément facile : il faut savoir ce qui fera rire le lecteur français… Sans compter qu’il faut quand même rester dans le même registre.[/quote]

Disons que je me suis dit, comme Geluck, que si ça me faisait rire moi, déjà, c’était pas mal. Ensuite, le lettreur m’a dit que ça le faisait marrer, donc j’en ai conclu qu’on était les deux premiers d’une grande foule !
:wink:

Oui, ainsi que le MAD Don Martin.

Jim