Mag de prepub et genre


(system) #1

pour pas polluer le débat ailleurs je souhaite revenir sur une affirmation qui à mon humble avis est totalement idiote et réac…

pour décider du genre dans lequel on classe un manga il suffit de se fier au mag dans lequel il est prépublié…

et bien je pense que non…

Pour reprndre l’exemple d’Aria je ne pense toujours pas que c’est un shonen, qui majoritairement sont des mangas avec pour héros un jeune garçon et qui présentent un point de vue masculin… Pour aria je pense que c’est plutôt ce qu’on pourrait appeler un pré-seinen, une sorte d’ouverture vers une vision moins radicale et masculine que le mag et l’auteur ont voulu apporter à leur lectorat plus agé que celui de naruto mais moins mur que celui d’un mag purement seinen…

Sinon classons tout Clamp dans la catégorie shojo, ne cherchons pas les influences yaoi, mature shojo ou seinen dans leur oeuvres…

oublions aussi la comédie sentimentale qui n’est pas du shonen, c’est un genre bien à part… vous aurez du mal à faire rentrer intégralement vidéo girl, love hina ou pretty face dans le cadre pur du shonen…

bref je pense que le classement que les français font du manga (en se basant sur les trois collec à la con de Glénat, qui en passant fait pas toujours du bon boulot…) est vrt étriqué et que le genre mériterait d’être aussi bien classifié qu’il l’est au japon ou que la BD l’est en Europe… sinon disons tout de suite que tintin et les chroniques de la lune noire c’est pour les garçons et que yoko tsuno et nanami c’est pour les filles… la BD a l’honneteté de ne pas faire comme les français avec le manga… elle a des genres et des sous genres qui permettent de donner les schtroumfs (dsl je sais pas l’écrire) à des enfants et thorgal à un autre type de public…

et vous qu’en pensez vous???


(chris936) #2

Je pense que c’est surtout une solution de facilité.

Plutôt que de se reposer la question à chaque fois pour les milliers et les milliers de séries qui existent, on a choisi de reprendre la classification en fonction du magazine de prépublication.
C’est facile mais ça paraît pas toujours juste, c’est vrai. Mais il faut quand même reconnaître que ça colle bien dans 99% des cas.
Il y a des magazines shônen, shôjo, etc. Les séries sélectionnées pour en faire partie correspondent logiquement et le plus souvent au public visé par ce magazine. Pour cette raison, j’ai pas grand chose à redire là-dessus même si c’est parfois un peu flou.
Je souligne aussi que selon comment l’histoire est tournée, il est tout à fait possible qu’une comédie sentimentale (pour reprendre un de tes exemples) soit un shônen (les mangas de Katsura en sont un parfait exemple vu que ses histoires sont racontées du point de vue d’un garçon et qu’on a droit à des gros plans culottes toutes les 2 pages).

Par contre, ce que je critique, ce sont des phrases comme “je trouve que ce n’est pas un shônen” (phrases que j’ai pu lire à plusieurs reprises récemment). Qu’on soit d’accord ou pas avec ce système, c’est comme ça et pas autrement. Cette classification est un fait totalement objectif et ce n’est pas laissé à l’appréciation de chacun.

Enfin, je pense aussi que “shônen” ne veut absolument pas dire “réservé aux mecs”. C’est plutôt un simple conseil (par exemple, un mec qui n’y connaît pas grand chose et qui veut lire une nouvelle série aura plus de chance de trouver son bonheur dans le rayon shônen que dans le rayon shôjo).


(arkio) #3

Ca m’étonne quelque peu qu’en 2008 certains en soient encore à débattre sur un sujet qui a été résolu (si tant est qu’il y avait vraiment à en débattre 100 000 ans) il y a des années, et est unanimement accepté dans le milieu “spécialisé” dans le domaine.

De toute façon c’est simple, si l’on veut classer un manga par les termes maintenant usités de “shôjo”, “shônen”, “seinen” etc… (et dont, en passant, leur apparition dans le paysage éditorial français ne sont pas le fait de glénat mais de tonkam), qui sont des termes japonais précisément associés à quelque chose de précis et pas à autre chose (en l’occurence les “mangashi”, les magazines de prépublications) il faut reprendre leur signification si on les emploie. Sinon libre à toi de les classer autrement, dans ta propre catégorie : sport, nature et découverte, petites culottes, garçons de moins de 16 ans avec tatouage sur la clavicule et fibre romantique, adulte mariée et 3 enfants, enceinte du 4e etc…

Enfin, la comédie sentimentale, du point de vue d’un héros masculin, a toujours été l’un des genres du shonen le plus répandu et le plus vendeur (avec l’aventure/combat et le sport), donc oui bien évidemment un love hina ou un pretty face, ça “pue” (passez moi l’expression) le shônen à 100km, et le pur, le tatoué :smiley: (et comme me le faisait bien justement remarquer ma copine : “qu’est ce que ça veut dire qu’une comédie sentimentale ne serait pas du shônen ? ça ne paraîtrait pas assez viril pour être shônen à 100% ? seul le combat doit être consédéré shônen ?”

Bref, j’en profite pour replacer ici les arguments sur un débat similaire que j’ai eu ailleurs il y a qq années; où je pense dire encore mieux ce que je pense sur le sujet :

“Quoi qu’il en soit, et personnellement, je suis totalement d’avis de ne pas transiger sur le mag de prépublication, pour la bonne raison que définir un genre sur d’autres critères est extrêmement subjectif et dépend entièrement des référents propres à chaque personne, dans son approche personnelle de ce qu’il croit qui fait un genre ou non. Et bien souvent, il n’a pas tous les éléments (comme l’aurait peut être plus un natif japonais) ni la sensibilité adaptée, ni la vision suffisamment globale pour juger de la place d’un titre dans une mouvance destinée à un public précis. C’est d’autant plus vrai pour la date de parution d’une série. En effet, ce n’est pas parce qu’elle a 30 ans d’âge qu’il faudrait redéfinir le public qu’elle visait à l’époque et que bizarrement elle ne viserait plus actuellement. Car se pose la question tendancieuse de la plus ou moins grande ouverture d’esprit à une époque ou à une autre (a t’on vraiment évolué ? qu’est ce qui permet de le dire sans paraître exagérement présomptueux ?), et de là d’idéaliser ou au contraire d’enfoncer ce qui a pu se faire à une époque donnée. Le fait de ne pas pouvoir appréhender un contexte passé aussi bien qu’un contexte présent est bien trop souvent source de mauvaise interprétation.”…]

"…]Tout simplement parce que cette classification, que celà vous plaise ou non, est une classification qui n’a rien de française mais est japonaise à la base. Pour un japonais dire shônen, shôjo ou seinen ça ne veut rien dire d’autre que c’est un titre publié dans un magazine qui vise un public très ciblé. Ensuite que l’on fasse une extension de cette règle en définissant un “genre” de manga, c’est une habitude de langage pourrait-on dire, mais il ne faut pas oublier d’où ça vient à la base.
De toute façon, dans 80% des cas, le contenu du manga est justement formaté pour être publié dans un magzine précis puisque formaté pour plaire à un public précis, puisque formaté pour vendre en étant sûr de son coup. Donc dans 80% des cas, sans savoir le magazine de prépublication, on peut presque à coup sûr définir un genre, en accord à la fois avec des codes d’un genre et en accord avec les pages de publication. Celà étant, et c’est ce que je pointais plus haut, pour un lecteur qui n’a pas assez de références de ces codes graphiques ou de narration, il y a très souvent des confusions qu’un japonais ou un amateur averti ne ferait jamais et on part cette fois en plein dans le subjectif, et le genre sera soumis aux envies de chacu, d’où la nécessité d’une règle plus stricte.

La règle stricte qui vaut dans le milieu et qui est unanimement reconnue par les spécialistes (cf. animeland, ou les différents ouvrages de référence sur le manga), est une et unique et c’est le magazine de prépublication…]

Et puis, pour défendre aussi la façon de classer un manga en dehors du mag de prépublication, on peut trouver une concordance entre les détenteurs d’un genre, mais ça comporte encore une fois une part d’aléatoire, comme je l’avais écrit il y a longtemps (à une époque où j’étais bien plus optimiste sur la capacité des gens à reconnaître un genre d’un simple coup d’oeil par les codes exposés):

"…]Cependant comme c’est justement un choix marketing, les éditeurs ne font pas le choix de rentrer n’importe quel type d’histoire dans leur magazine. Il y a un certain consensus qui s’est établi pour obtenir des oeuvres plus ou moins formatées sur un principe commun et surtout reconnaissable immédiatement par son lectorat

Pour ne pas heurter son lecteur type et le garder comme lecteur fidèle (mouton ? ) et rester politiquement correct, un récit avec les codes habituels du shôjo ne se retrouvera pas dans un “shônen jump” :euh:

Les japonais ayant compris (ou expérimentés plutôt) que pour atteindre le maximum d’efficacité dans un récit il faut qu’il soit typé, il faut pouvoir trouver des références à quoi s’accrocher, il faut pouvoir retrouver un type de dessin, un type de narration. Le public est ainsi fidélisé pour les oeuvres futures et il n’y aura pas besoin de s’investir excessivement pour le convaincre d’acheter. Il sait ce qu’il achète (en gros) donc il ne sera pas déçu, donc il rachètera pour retrouver ce qu’il lui a plu CQFD.

De plus au final, avec l’habitude, l’exemple générationnel (parents, grand frères et soeur, sempai…) la société impose subrebticement à ses lecteurs d’âge ou de sexe différent, de se diriger vers tel ou tel type de récit dont l’efficacité sur ce type de lectorat a prouvé sa force et sa portée et dont l’image dans l’inconscient collectif est en adéquation avec les valeurs classiques (quoique arbitraires) de virilité/féminité/enfant/adulte. Ce cloisennement permettant aussi d’affirmer son identité (notamment sexuelle) aidé par cet environnement mercantil.

C’est pour ça que les récits se sont eux même construits leur propre identité au fil du temps, une identité qui ne peut de toute façon pas s’écarter de son origine de prépublication pour un oeil un tant soit peu exercé (sauf très rares exceptions avec des magazines à l’identité plus floue ou nouvellement créés, mais un peu underground avec un public plus exigeant).

Par extension on peut donc définir un manga au delà de son magazine de prépublication, mais simplement par son traitement d’un sujet, les thèmes traitées, sa mise en page, ses “intensifs graphiques spécifiques” qui sont une base commune, bien au delà des particularités propres à chaque mangaka (et rares sont ceux qui chercheront à s’en détacher puisque qu’ils sont commandités pour fournir une oeuvre qui reste dans des normes connues et reconnues du lectorat (donc vendeuses))

Des manga comme love hina, avec un nombre important de situations gags/fan service sont de simples comédies pour flatter le lectorat masculin et sont donc typiques du shonen (sans compter une mise en cases classique dont les seuls débordements sont ceux réservés aux phases d’action). Il n’y a pas ces éléments annexes d’éthération du shojo (typiquement fleurs, plumes, l’univers dans les yeux etc…) ou bien une destructuration de la mise en page. il n’y a pas non plus une recherche plus “psychologique” des comportements humains et il ne se met pas comme une mise en abyme des interrogations sentimentales (et réponses par l’exemple) de l’adolescent(e), son but est autre, sa finalité exaltatrice est autre, son intérêt est autre.

Même si l’on ne peut pas non plus donner une liste exhaustive d’éléments qui seraient typique d’un genre et d’autres typiques d’un autre genre (un auteur pouvant s’inspirer des meilleurs choses qu’il a aimées à droite à gauche) il est presque toujours possible de caractériser un genre par une somme d’éléments majoritaires (bien entendu lorsqu’on le lecteur est habitué à ce genre d’éléments, ce qui est plus difficile pour des récits atypiques ou visant un lectorat restreint), ce qui correspond bien 99 fois sur cent à son origine de prébublication :ruse: (encore une fois CQFD )

P.S : par contre il ne faut pas chercher des définitions simplistes non plus, comme 10 filles un gars :euh: ce qui de toute façon se révèlerait insuffisant, car c’est d’un ensemble d’éléments et non pas d’un simple postulat que l’ont peut arriver au constat : “genre” prisonnier de la prépublication engendre “genre” libéré dans la société "


(Nil Sanyas) #4

Oh que si, vraiment sans mal… VGA et LH (PF, je n’ai pas lu) sont à 100 % des shonens, c’est pas comme si tu me disais que Death Note, Le Nouvel Angyo Onshi ou encore Gantz pouvaient avoir une position ambigüe.

Mais ce n’est pas parce qu’on dit que tel manga est un shonen et que tel autre est un shojo que forcément, on dit qu’ils sont fait pour les garçons et les filles. Là, on parle plutôt des codes graphiques, de l’orientation du contenu (donc du coup, tu as peut-être tout à fait raison concernant Aria, mais je ne l’ai pas lu…)

C’est bête, mais… quels sont ces genres et sous-genres ?

J’espère quand même que y’en a pas 36, non parce que si c’est pour faire comme le métal et créer autant de genre qu’il y a de manga, on a pas fini :mrgreen:

PS : par contre, les genres sont japonais, mais nous, européens, nous n’avons clairement pas la même perception. Ainsi, Naruto est énormément lu par les filles par exemple. Pas sûr que ce soit pareil au Japon, même si j’avais cru lire une note d’Oda qui disait que One Piece avait pas mal de lectrices au Japon (mais je me trompe peut-être). Bref, on est pas stupide, moi, quand je pense shonen/shojo, je ne pense pas “pour garçon” ou “pour fille”, c’est plutôt en terme de contenu et de style que je pense. Idem pour les seinens. On peut lire du seinen/josei (pas tous…) à 12 ans (garçon ou fille) comme on peut lire du shonen/shojo à 30 ans, c’est sans rapport avec l’âge et le sexe en fait. Juste que bon, on voit bien que l’approche d’un Seton ou d’un Satsuma n’a aucun rapport avec l’approche d’un La loi d’Ueki…


(caius) #5

d’abord je dois dire que Arkio a magistralement bien répondu à la question de Yue99, je n’y reviendrais donc pas…

je préfère relancer la question que j’ai posé dans l’autre topic et que Nill à très vite évincé… pour une raison qui ne me convient absolument pas bien sur :

c’est surement parce qu’il ne l’a pas lu :stuck_out_tongue:
j’en conviens, cette question à plus ça place ici que dans l’autre topic…

le problème viens du classement de Nausicaä de la vallée du vent donné par glénat et repris en chœur par tous les sites de référence sur le manga :
il est classé shonen
or après recherches son magazine de prépublication Animage est un magazine d’information sur les anime qui ne vise pas un publique particulièrement commun aux magasines de prépublication shonen.
or, pour moi le récit complexe et le message délivré par ce chef d’œuvre en font plutôt un excellent seinen
fait encore plus troublant : Miyazaki à fait signer une close à Animage stipulant qu’il aurait une totale liberté sur le choix de l’histoire et ceux avent même d’en avoir écrit la moindre ligne. le magazine n’a donc absolument pas pu viser un publique donné pour cette oeuvre…
j’aimerais savoir si c’est moi qui fait totalement fausse route, ou tout du mois ce qui à pousser au choix de le classer “shonen”?


(Sandoval) #6

Alors pour nausicaa, je l’avais, il y a un bon moment, classé en seinen, mais apparament qqun du dtaff l’as remis en shonen entre temps…
Pour le moment, j’ai supprimé la catégorie, puisque pour cet exemple particulier cela n’a pas tellement de sens.

Certains éditeurs prennent effectivement quelque liberté sur la catégorisation de certaine série, notamment glénat, sur la “limite” entre shonen et seinen.

Il me semble aussi que certains magasine de prépublication seinen font aussi dans le josei, ce qui n’aide pas forcément à clarifier la situation dans certains cas.


(arkio) #7

Pour Nausicäa d’ailleurs j’avais vu la controverse un peu avant que je vote, et c’est ce qui m’a aussi remis à la mémoire ce magnifique manga (merci :wink: ), et puis personnellement je l’ai mis dans mon classement seinen pour les même raisons développées par caius (cette publication spéciale dans animage) et j’en rajouterais une autre plus terre à terre, celle du format imposant de l’ouvrage (qui d’ailleurs n’arbore aucun des logos colorés habituels de glénat) toutes particularités originales, qui effectivement combinées à un récit très complexe, en font un manga limite underground (malgré sa notoriété), ce qui est la plupart du temps rangé dans une large catégorie “seinen” pour nous français :wink:


(Tempskron ) #8

bon après avoir lu le loooooooong post d’arkio je rejoins Caius sur le sujet:Bravo arkio tu as tout dit (par contre je dois avouer que vu la longue teneur de ton post tu risques d’en faire fuir plus d’un , je suis aussi un spécialiste du post trop long et y a pas grand monde qui me lit : bande de feignasses!!!)

pour faire plus court (donc pour contenter les plus feignant d’entre nous):
On ne va pas passer notre temps à essayer de classer tel ou tel manga dans nos propres catégories.
Si on doit se retrouver avec une succession de classement barbares et anarchiques je ne vois pas l’intérêt
Et je pense que les japonais savent bien mieux que nous ce qu’ils ont entre les mains (surtout quand on voit l’institution que représente la presse et le livre en général au japon)
De plus il semble que glénat fait de la merde … ah bon? un des éditeurs français ayant depuis le plus longtemps des relations privilégiées avec les plus gros éditeurs Japonais serait donc incapable de faire du bon boulot quand au choix de ses séries et de leur genre ? Je dois avouer que là encore je ne comprends pas ce que les gens reprochent à cet éditeur tant leur catalogue est varié et bien construit.

Certes on a du mal a cataloguer tout ces genres différents dans seulement 3 grandes catégories (selon moi la plus complexe reste le seinen dans lequel on trouve vraiment de tout) mais en contrepartie doit on se créer ses propres catégories? En quoi une comédie sentimentale ne serait pas un shônen ? parce qu’il n’y a ni de la baston ni du sport? Ce n’est franchement pas logique puisque lesdits mangas sont créés pour les mêmes cibles
C’est une énorme erreur que de dire qu’un genre se définit par le contenu des œuvres qui l’ont construit . On l’a dit et on l’a répété mais un genre se définit par son cœur de cible (shônen : enfants à jeunes ados de sexe masculin, shôjo: Même chose pour les filles, Seinen: Cibles plus agées en général de 16 à 25 ans) Mais rien ne nous empêche de nous intéresser à des genres “qui ne nous sont pas réservés” (comme je l’ai dit il y a un cœur de cible qui représente la majorité des acheteurs potentiels)

Et puis plus simplement au final un tel genre de classement est bien plus pratique pourquoi se compliquer la vie… (d’autant plus que les genres donnés par arkio etaient très criant de vérité xD (et très drôle aussi surtout le :garçons de moins de 16 ans avec tatouage sur la clavicule et fibre romantique)

C’EST TOUT POUR LE MOMENT!


(spyd) #9

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

okay je m’autoban du topic :mrgreen:


(system) #10

ouhlà… je pensais pas déclencher une guerre…

ton argumentation me semble bonne et je comprends mieux ton point de vue… dans le sondage des 300 plus grosses (collections…) ça m’avait l’air bcp moins clair… m’enfin preuve est de constater qu’en France la catégorie d’un manga n’est finalement plus aussi déterminante pour le lectorat qu’elle l’est au japon… (serions nous plus ouvert?? :slight_smile: ) néanmoins ça n’empêche pas d’être précis et de donner des sous genres à ses lectures… je pense sincérement, et je ne pense pas être un abruti qui ne comprends rien, que VGA et naruto sont deux types de manga différents, qui ne s’adresse pas excatement au même type de lectorat… de la meme façon je trouve dommage de classer CCS et PSME dans le même genre, idem pour Planètes et Darling… je ne suis pas sur que trop de simplification dans les genre aide réellement un nouveau à découvrir l’ampleur des sorties françaises… et il me semblait que ct le but de ce classement…

mon classement perso c’est, et c’est à titre d’exemple… je précise)

-Shonen
-Comédie sentimentale
-Ecchi
-Shojo
-Mature Shojo
-Seinen
-Yuri
-Yaoi

Mais ça ne reste qu’un avis… hein…

concernant glénat oui je pense, et pour avoir eu affaire à eux régulièrement dans l’organisation d’évènement sur Grenoble autour du manga, que ce sont des gens qui n’ont pas grand chose à faire du manga et qu’ils oublient svt que c’est grâce à des séries comme DB, Akira, Sailor Moon ou kenshin et aux bénéfices générés qu’ils peuvent édités des livres régionaux et faire des sorties moins rentables… le manga ça se vends, ça marche, on fait du fric avec et basta… Pika et Tonkam me semble (à la base) beaucoup plus attentif à leur catalogue et à leur lecteur… Je te parle même pas de ce que je pense de Soleil et de ses arrêts de séries à répétition…

m’enfin tout ca pour dire que je voulais pas déclencher une guerre sur votre forum, j’ai eu l’explication que je cherchais et c’est bon… :slight_smile:

Du coup je pense qu’un top 10 ou 15 des meilleurs mangas serait plus opportun… ensuite ça dépends bien sur de la capacité à lire plusieurs genre des lecteurs pour que ça devienne pertinent… je pense que ma collection est très varié et me permet de parler de plusieurs types de lectures… pour d’autres c’est moins sur car très très orientés shonen, ou seinen, ou shojo… donc je comprends aussi l’argument que va en défaveur de cette idée…

m’enfin l’essentiel c’est quand même de pas être d’accord pour pouvoir en discuter… ^^


(arkio) #11

[quote=“yue99”]ouhlà… je pensais pas déclencher une guerre…

ton argumentation me semble bonne et je comprends mieux ton point de vue… dans le sondage des 300 plus grosses (collections…) ça m’avait l’air bcp moins clair… m’enfin preuve est de constater qu’en France la catégorie d’un manga n’est finalement plus aussi déterminante pour le lectorat qu’elle l’est au japon… (serions nous plus ouvert?? :slight_smile: ) néanmoins ça n’empêche pas d’être précis et de donner des sous genres à ses lectures… je pense sincérement, et je ne pense pas être un abruti qui ne comprends rien, que VGA et naruto sont deux types de manga différents, qui ne s’adresse pas excatement au même type de lectorat… de la meme façon je trouve dommage de classer CCS et PSME dans le même genre, idem pour Planètes et Darling… je ne suis pas sur que trop de simplification dans les genre aide réellement un nouveau à découvrir l’ampleur des sorties françaises… et il me semblait que ct le but de ce classement…[/quote]

Pour faire écho à ce que tu dis, ça me rappelle bizarrement, les “bonus” que l’on pouvait trouver autrefois dans les premiers tomes de fushigi yugi (les tomes avec la couverture “canson” ), sorte de forum mis sur papier, où il était fort débattu du public de ce premier titre, pour la première fois estampillé et revendiqué shôjo. Et il y a dix ans, le consensus général voulait qu’ici en france shônen ou shôjo n’avait pas d’importance, seule comptait l’histoire et qu’effectivement cette catégorie n’avait pas d’impact déterminant sur le lectorat et n’en aurait sans doute pas (avec je me rappelle des prévisions amusantes et sérieuses comme quoi le shôjo aurait bientôt plus de public, dû à sa potentielle ouverture fantasmée) et je pense aussi qu’à cette époque on se fichait bien d’acheter un shônen parce que c’était un shônen ou de ne pas acheter un shôjo parce que c’était un shôjo (pour reprendre un peu les propos qu’on peut retrouver maintenant), on recherchait une histoire prenante et originale, si possible pas prise de tête, bref la nouveauté qui distille le miel de narrations encore inconnues.

Néanmoins, depuis au moins 5 ans, ce n’est plus le cas du tout je pense, et l’emploi très courant et très connu des termes de catégorisation par tranche d’âge et de sexe, a fait son chemin dans l’esprit collectif. Aussi, même si ceux qui les emploient ne savent pas vraiment (ou ne se rendent pas compte) ce qu’ils recouvrent, j’ai l’impression qu’il y a une limitation (avec une part d’inconscient non négligeable) que bcp s’imposent en se limitant dans un genre plutôt qu’un autre (aidé par la suite par les éditeurs qui ont pri le pli et défini des collections qui répondent en retour à cette demande), pensant par là qu’ils seront au final moins déçus et en auront pour leur argent (ce qui n’est pas faux sans doute, mais réducteur et empêche une ouverture qui réserverait des surprises à bcp). Pour un “vieux” lecteur comme moi qui a suivi la montée en puissance du marché et de sa diversité, ces catégorisations ont moins d’impact, et même si je lis bcp plus de seinen qu’autre chose, c’est essentiellement dû au fait que je recherche des univers inusités et que j’ai un peu fait le tour de certains clichés et situations (trop voyants maintenant) du “shônen de base” ou du “shôjo scolaire”, mais ce choix s’impose donc naturellement et pas en choisissant mon logo flashy favori.

Comme l’a bien dit Tempskron, c’est le coeur de cible qui est le centre de tout, et il est certain que par exemple naruto et VGA, vont titiller deux aspects importants dans l’ordre des préoccupations et centres d’intérêt d’un garçon adolescent, et c’est en celà qu’ils seront appréciés par ce lectorat, même si l’histoire est très différente : ce qu’ils évoquent est une flèche prête à tout moment à atteindre sa cible les yeux bandés. Donc ensuite c’est uniquement histoire de goût personnel et d’affinité (avec le graphisme, le caractère des personnages, des attentes, de la façon prise par le mangaka de résoudre les situations etc…), comme pourrait l’être un jeu vidéo ou un roman, et pourtant le lectorat est le même mais c’est tout à fait normal et légitime qu’il ne soit pas non plus unanime. C’est donc pour cela que déterminer des sous-genres a quelque chose de vain en l’occurence :wink:

[quote]mon classement perso c’est, et c’est à titre d’exemple… je précise)

-Shonen
-Comédie sentimentale
-Ecchi
-Shojo
-Mature Shojo
-Seinen
-Yuri
-Yaoi

Mais ça ne reste qu’un avis… hein…[/quote]

Et le mien (pendant qu’on y est :laughing: :wink: ) ça serait :

  • Shonen
  • Shojo
  • Josei (je mettrais facilement du yuri dans cette catégorie)
  • Seinen
  • Yaoi
  • Hentai
    Voire Horreur éventuellement, qui est devenu pratiquement un genre à lui tout seul.

Et puis pour glénat, moi aussi il y a qq années, je leur reprochais leur manque de respect à l’oeuvre originale (sens de lecture, couverture cartonnée etc…) et ne leur voyais qu’une façade purement commercial, mais je trouve qu’ils se sont bien rattrapés depuis, en éditant des titres peu commerciaux de prime abord, et de vraies réussites d’adaptation (bon rapport qualité/prix en sus)

[quote]m’enfin tout ca pour dire que je voulais pas déclencher une guerre sur votre forum, j’ai eu l’explication que je cherchais et c’est bon… :slight_smile:

m’enfin l’essentiel c’est quand même de pas être d’accord pour pouvoir en discuter… ^^[/quote]

Tout à fait, c’est toujours finalement un plaisir de débattre entre “gens civilisés”, et je m’excuse par ailleurs si tu as eu l’impression d’un ton trop dur ou trop péremptoire (en passant si ma tirade plus haut paraît un poil trop longue, ce n’est tout de même et essentiellement que du copier/coller un peu décousu^^) au point de voir le déclenchement d’une guerre :confused:
En tout cas au plaisir :wink:
Cordialement


(system) #12

non non aucun soucis, c’est tjrs un plaisir de discuter, surtout avec quelqu’un de passionné… :slight_smile:

effectivement je pense que les éditeurs ont “vulgarisé” shojo/shonen/seinen afin de mieux “vendre” leurs collections… ce qui empeche certains jeunes lecteurs de s’interresser à des genres plus variés…

je lis des mangas depuis 94 et je vois bien la différence entre les “vieux” lecteurs et les plus jeunes qui ne jurent que par naruto ou one piece… je trouve dommage que tout les incite à ne lire que ça… mais bon c’est surement une necessité…

j’ai complétement décroché avec les politiques éditoriales des grandes maison au Japan expo 2005 quand j’ai vu des Naruto partout… dommage de pas mettre en avant autre chose… en même temps vu le “succès” je suis sur que kana ne regrette pas… ^^ je pensais que tonkam étaient courageux en sortant hikaru no go… et vu l’engouement ils ont bien fait… je trouve ça plus courageux que de sortir encore et toujours une nouvelle version de DB… dommage de ne pas accorder autant d’attention au fan de kenshin… merci le changement de couverture en milieu de collec… idem pour les fan de sailor moon… enfin bon ca m’empeche pas d’acheter bcp de titre de glénat… lol

pour donner mon avis sur soleil je prendrais l’exemple de fantamir… 2 tomes et hop pas assez de vente on arrete… il restait un tome à sortir à priori… c’est juste ce que je considère comme un manque de respect absolu des lecteurs… :imp: :imp: :imp: :imp: et puis très peu de comm…

au moins pour karakiri circus ils ont tenté une pseudo conclusion pour contenter les lecteurs… je trouve déjà ça plus honnete…

enfin moi je continuerai à lire tout ce qui me passe entre les mains juste par que j’aime le manga et que j’apprecie la variété de thème abordé…