MALEC CHEZ LES INDIENS (Buster Keaton & Eddie Cline)

Comédie
Court-métrage américain
Ecrit et réalisé par Buster Keaton et Eddie Cline
Avec Buster Keaton, Joe Roberts, Virginia Fox…
Titre original : The Paleface
Année de production : 1922

The Paleface (Malec chez les Indiens pour son exploitation française) est l’un des sept courts métrages (ou two-reels) de Buster Keaton projetés dans les salles obscures en 1922. Certains rentrent directement dans le vif de l’action mais celui-ci prend d’abord le temps de présenter le contexte, en montrant le directeur corrompu d’une compagnie pétrolière en pleines manigances pour dépouiller une tribu amérindienne de leurs terres. Le rapace arrive à ses fins et ne leur laisse que 24h pour quitter les lieux…

Furieux, le chef ordonne à ses hommes de tuer le premier homme blanc qui oserait entrer dans leur camp. Et c’est à ce moment là qu’apparaît un chasseur de papillons, notre Buster/Malec, venu en toute innocence s’adonner à son passe-temps…et avec lui enfin les premiers visuels comiques, toujours aussi savoureusement imaginatifs…

Si la description des natifs n’échappe pas à certains clichés véhiculés par le cinéma en ce temps-là…et au fait qu’ils sont joués pour la plupart par des acteurs blancs lourdement maquillés en mode redface (l’habituel massif complice Joe Roberts en tête dans le rôle du chef), le scénario de Buster Keaton et Eddie Cline reste tout de même un beau plaidoyer en faveur des outsiders, les « requins du pétrole » se faisant joliment ridiculiser dans un dernier acte endiablé (je ne manque jamais d’être impressionné par les cascades de dingue de l’époque).

Péripéties, malentendus croustillants, gags dynamiques, exploits physiques impressionnants…encore une fois du très bon Keaton, sorti entre Frigo capitaine au long cours et Frigo déménageur

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Ouais, et sans toute la sécurité qu’il y aurait aujourd’hui. Et, que ce soit Buster Keaton ou Harold Lloyd, les cascades étaient pour la plupart réalisées par l’acteur lui-même.
De sacrés casse-cou !

Tori.

Et blessés à plusieurs reprises. Harold Lloyd a du masquer la perte de deux doigts pendant le reste de sa carrière…

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Dingue.

Jim

Blessure qui n’a pas eu lieu sur un tournage, en plus, mais lors d’une séance photo…

Tori.

Ce qui ne l’a pas empêché de réaliser des cascades par la suite…

Dont sa plus célèbre :

Ici, la position du pouce de sa main droite s’explique par le fait qu’il s’agit d’une prothèse…

Tori.

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J’ignorais totalement.
Impressionnant.

Jim

Tu les regardes où, ces classiques ?

Tori.

Ils ont tous été diffusés sur Ciné +/OCS.

il s 'est d’ailleurs pété une cervicale et ne s’en est pas aperçu tout de suite, lors d 'une cascade avec un train

fun fact, après avoir lâché le ciné, Lloyd a été un des photographes… de Betty Page.

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Pas mal de coffret sont dispos, sur Keaton, parfois très bien restaurés. Pour des versions gratuites et pas toujours en qualité super, tout est sur Archive.org

Merci.

Tori.