MAMORU OSHII: RÊVES, NOSTALGIE ET RÉVOLUTION (Julien Sévéon)

[quote]Mamoru Oshii : Rêves, nostalgie et révolution
*Auteur : Julien Sévéon
Couleur, 240 pages, 16 X 24 cm
ISBN : 978-2-915517-80-4
EAN : 9782915517804
Sortie le 31 octobre 2012
Prix : 22 €

Réalisateur de films et de dessins-animés, romancier, essayiste, scénariste (BD et cinéma)… Mamoru Oshii est un artiste aux multiples talents et facettes. Découvert et plébiscité mondialement pour Ghost in the Shell, Oshii a repoussé les limites de l’animation vers des horizons jusqu’alors inexplorés. James Cameron le qualifie d’ailleurs de « vrai premier film d’animation pour adulte à atteindre un niveau d’excellence littéraire et visuel ».
Mais l’univers de Oshii ne se limite pas à ce film phare. Produit d’une époque contestataire, sevré au cinéma de genre japonais et aux oeuvres d’auteurs européens comme Andrei Tarkovsky, féru de pop-culture et de philosophie, Oshii est un touche à tout brillant. Capable tout aussi bien de faire de la science-fiction (Avalon, Patlabor), que de la comédie (Lamu) ou de raconter à sa façon tout à fait unique l’histoire moderne du Japon (Tachiguishi Retsuden). Loin d’être un auteur monocéphale, Oshii n’hésite jamais à passer de films tout ce qu’il y a de plus léger (Assault Girls) à des récits profonds sondant les tréfonds de l’âme humaine (The Sky Crawlers).
Pour la première fois en France, cet ouvrage se propose de plonger à la découverte de la riche œuvre de Mamoru Oshii, en évoquant tout aussi bien ses films, ses dessins-animés ou ses écrits.

Spécialiste des cinématographies d’Extrême Orient et du cinéma populaire, Julien Sévéon écrit régulièrement sur le sujet dans la presse française (Mad Movies, Animeland…) et internationale (Dark Side en Angleterre, Asian Cult Cinema aux USA, Metro en Australie…). Rédacteur en chef du magazine Mad Asia et des numéros spéciaux Cinémas d’Asie et Grindhouse de Mad Movies, il est l’auteur de trois livres : Le cinéma enragé au Japon, Blaxploitation 70’s Soul Fever, et Category III, sexe, sang et politique à Hong Kong et a collaboré à de nombreux ouvrages thématique (Le cinéma thaïlandais ; Zombies ! ; Kami et mécha, imaginaire japonais…).*[/quote]

Lien :
Le site de l’éditeur : www.imho.fr

Ah ouais, je savais que son nom me disait quelque chose.

Jim

Quelqu’un a vu le bouquin en librairie? Il était annoncé cette semaine mais je ne l’ai pas trouvé, et mon libraire ne l’avait pas dans ses sorties de la semaine.

Le seul renseignement que j’aie, c’est “pas paru”, sans plus de précision quant à la date de sortie.
Et les ISBN/EAN ne sont pas corrects… Voici les bons :
ISBN : 978-2-915517-80-4
EAN : 9782915517804

Tori.

Merci, c’est corrigé.

Nouvelle date de sortie pour l’essai Mamoru Oshii : Rêves, nostalgie et révolution de Julien sévéon, qui sortira finalement le 31 octobre prochain.

c’est juste moi, ou l’éditeur est indiqué nulle part ? (et vérification faite, même sur Amazone ce n’est pas renseigné)

Un mec de Mad Movies;j’adore.

L’éditeur, c’est IMHO, voici la fiche du produit sur leur site.

Tori.

[quote=“Benoît”]…]
Lien :
Le site de l’éditeur : www.imho.fr[/quote]

L’éditeur est assez coutumier des reports, apparemment. Outre l’intégrale du manga Mindgame (oeuvre dont est adapté le film du même nom) qui sortira le 18 octobre, on trouve des sorties intéressantes annoncées pour 2013:

[quote=« Benoît »]
http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/ouvrages/seraphim.jpg[/quote]

Séraphim

Scénario : Mamoru Oshii
Dessins : Satoshi Kon

Le pitch : L’humanité est touchée par une épidémie mondiale d’une étrange maladie, la maladie des anges. Les personnes infectées voient leurs omoplates se développer en ailes atrophiées. Ils sont plongés dans des rêves plaisants desquels ils ont de moins en moins envie d’émerger. Ils finissent par sombrer dans un état d’hébétude totale et leur corps s’atrophie de manière dramatique. Comme le virus du sida, il peut se passer plusieurs mois avant que la maladie ne se déclare chez une personne infectée.

Il me tente bien ce truc . Par contre , c’ est une oeuvre inachevée . Et donc , là , ça me refroidi un pitit peu quand même .

En fait, non.
œuvre dont est adapté le film du même nom”, devrait-on dire.
Car est éponyme ce qui donne son nom à quelque chose, pas ce qui le reçoit.
Je le sais, je fais la faute tout le temps.

Jim

On apprend toujours des trucs ici, j’aurais fait la même faute que Benoît…

Je ne sais pas ce que vaut le manga éponyme (donc), mais le film est une tuerie, extrêmement intéressant au niveau de sa narration totalement barrée, et de ses designs originaux.
Je dirais même que ça tient du jamais vu sur un écran.

Effectivement c’est juste complètement barré comme concept

Je suis resté bouche bée^^ Va falloir que je le trouve celui-ci :mrgreen:

Je vais aller faire un tour sur le site d’Ihmo d’ailleurs, ça fera pas de mal :slight_smile:

J’irais feuilleté ce livre sur Oshii aussi, j’ai apprécié pas mal de ces œuvres.

[quote=“Jim Lainé”]

En fait, non.
œuvre dont est adapté le film du même nom”, devrait-on dire.
Car est éponyme ce qui donne son nom à quelque chose, pas ce qui le reçoit.
Je le sais, je fais la faute tout le temps.

Jim[/quote]

Ah, punaise. J’ai toujours cru que c’était l’inverse, merci pour la correction.

[quote=“Photonik”]Je ne sais pas ce que vaut le manga éponyme (donc), mais le film est une tuerie, extrêmement intéressant au niveau de sa narration totalement barrée, et de ses designs originaux.
Je dirais même que ça tient du jamais vu sur un écran.[/quote]

Le manga semble aussi profondément atypique, au vu du résumé et du parcours de l’auteur:

[quote]*Mind Game est un déluge de trouvailles narratives. Loin de tout académisme, cet ovni nous irradie de ses facettes multicolores : manga picaresque et décalé, conte initiatique à la Jodorowsky, ou version sous acide d’un récit biblique, celui de Jonas avalé par la baleine, un mélange foutraque et jubilatoire.

Né à Osaka, le 15 décembre 1966, Robin Nishi fonde dans les années 1990 le collectif Tokyo Busters avec Katsuki Tanaka et Kenji Wakabayashi, et est prépublié dans le magazine Young Comic. Rapidement, il préfère s’éloigner des chemins traditionnels de l’édition mainstream et collabore à de nombreuses revues indépendantes parfois éphémères, dans lesquelles il publie ce qui deviendra par la suite Mind Game. Il travaille aujourd’hui en tant qu’illustrateur.*[/quote]

[quote=“Benoît”]

En fait, non.
œuvre dont est adapté le film du même nom”, devrait-on dire.
Car est éponyme ce qui donne son nom à quelque chose, pas ce qui le reçoit.
Je le sais, je fais la faute tout le temps.

Jim
Ah, punaise. J’ai toujours cru que c’était l’inverse, merci pour la correction.[/quote]

Voilà. Moi, je fais (faisais…) la faute tout le temps, et à force de me faire reprendre, bah maintenant je le sais.
Mais en cherchant un poil ce soir, je découvre que c’est pire que ça. Par exemple, dans le cas d’une transposition d’un art à l’autre (par exemple, un roman qui donne un film du même nom), il ne faut pas parler de “roman éponyme”, mais de “roman homonyme”. Ce qui, somme toute, est complètement logique.
En fait, l’éponymie (puisque c’est de cela qu’il s’agit…) ne fonctionne que si, à l’origine, il y a un homme ou une femme (ou sans doute un être vivant au sens large). Par exemple, Gandhi, Chaplin ou Adèle H. sont éponymes des films qui ont été faits pour raconter leur vie. Eugène Poubelle est éponyme du récipient à ordures (qui porte son nom, donc). Superman, Batman, Spider-Man, Daredevil, Wolverine et tout plein d’autres super-héros sont éponymes des séries qui mettent en scène leurs aventures, de même que Harry Potter est éponyme de sa série de romans. J’imagine que l’on peut généraliser à tout le vivant, et dire que Moby Dick ou Croc-Blanc sont éponymes de leur roman respectif, aussi.
Mais en revanche, Le Seigneur des Anneaux est homonyme de la trilogie cinématographique qui en a été tirée.
Punaise, ça fait quelques années que je fais de la relecture et de la correction, et j’en apprends littéralement tous les jours.

Jim

[quote=“Benoît”]
Le manga semble aussi profondément atypique, au vu du résumé et du parcours de l’auteur:

[quote]*Mind Game est un déluge de trouvailles narratives. Loin de tout académisme, cet ovni nous irradie de ses facettes multicolores : manga picaresque et décalé, conte initiatique à la Jodorowsky, ou version sous acide d’un récit biblique, celui de Jonas avalé par la baleine, un mélange foutraque et jubilatoire.

*[/quote]

Oui, le film est très fidèle à ce résumé, la bande-annonce postée à la page précédente en donne une bonne idée aussi.

Parmi les 500 millions d’idées narratives déployées par l’auteur, je me souviens notamment d’une représentation de Dieu aussi lumineuse qu’inédite à ma connaissance.
L’histoire est celle d’un mec qui se fait assassiner très tôt dans le métrage, et de son voyage dans l’après-vie : la comparaison avec Jodorowsky est assez justifiée je trouve, notamment au niveau de la manipulation des symboles et des citations.

Pour recoller au sujet, ce livre m’intéresse car Oshii m’époustoufle (et contrairement à certains je le trouve encore très en forme, en tout cas “Skycrawlers” est épatant), mais je me méfie un peu de Sévéon, qui m’est fort sympathique (je suis lecteur assidu de Mad Movies), mais dont je doute qu’il puisse restituer la complexité du cinéma de Oshii.
“L’ancien” spécialiste de Oshii chez Mad, Bertrand Rougier, me paraissait plus à même d’approfondir la question (il a écrit quelques textes très intéressants sur le sujet).[/quote]

J’adore Skycrawlers, mais hormis une ou deux scènes sympatiques, Assault girls est difficilement défendable (simple erreur de parcours, j’espère).

Ah.
Je ne connais pas “Assault Girls”, mais j’ai lu des avis qui vont malheureusement dans le sens du tien…
Faudra que je vois ça.

J’espère aussi qu’il ne s’agit que d’un “incident” dans la carrière, qualitativement ahurissante, du bonhomme.
Par exemple, avez-vous vu le relativement méconnu “L’oeuf de l’Ange” (1985), un des premiers travaux “personnels” de Oshii ? C’est à tomber à la renverse…