[mangakas] Oeuvres traduites en France


(system) #1

Beaucoup d’oeuvres traduites en France mais certains auteurs (Clamp, Tsukasa Hojo ou encore l’auteur de Marmelade boy) ont toutes leurs oeuvres traduites et parues en France alors que certains mangakas (comme l’auteur de Gals ou Bleu indigo) n’ont qu’ une ou deux séries publiées en France.

Comment cela se fait - il ?

Est - ce les éditeurs français qui boudent certains auteurs et en privilégient d’autres ?

Est - ce le faîte des japonais qui vendent certaines de leurs séries moiNs chères que d’autres ou bien qu’ils refusent tout bonnement de nous vendre les droits de certaines séries ?


(opaline) #2

je pense tout simplement que les éditeurs testent avec une série et selon le succès remporté, ils en acquièrent d’autres. C’est aussi simple que cela. :wink:


(Shaoran-kun) #3

Ce n’est qu’une faute mineur (parce que c’est vraiment une précision de fan accros >.<), mais toutes les oeuvres des clamp ne sont pas paru en France, on peut cité Derayd sorti en 1989 chez Shingekisha (il y a a d’autres mais qui son inachevés…)

pour revenir au sujet, je crois qu’opaline a raison, c’est juste une histoire de succès mais aussi de densité de manga, car ce marché est très très dense, donc choisir si on va sortir les mangas précédents, c’est ne pas sortir un mangas récents, je veux dire que le nombre de nouveaux mangas dans catalogue ne peut pas être trop important pour des raisons financières.


(chris936) #4

En plus les cas où tout est publié ici sont quand même ultra-isolés.
On prend ce qui marche, point. Inutile de chercher midi à 14h.
Mais y a pas de secrets : quand on est bon, y a plus de trucs qui ont du succès et donc il y a un plus gros pourcentage des oeuvres qui parvient jusqu’à nous.


(Sandoval) #5

Tu veux qu’on reparle des oeuvres de Toru Fujisawa?

Opaline résume bien le truc, dès qu’un auteur a une fois un gros succès en france, les éditeurs vont nous refiler toutes ses oeuvres avec comme seul argument de vente “c’est l’auteur de”. C’est comme ça qu’un bon nombre de bouse se sont plutôt bien vendues chez nous.

Donc pour répondre a tes questions ER man, oui les éditeur fr boudent certains auteurs et en privilégient d’autres, en considérant ce qu’on peut appeler l’ “image de marque” qu’ils ont chez nous. Bon c’est pas le seul critère non plus lors de l’acquisition d’une oeuvre, mais il reste dans beaucoup de cas le critère principal, et la qualité du manga peut devenir un élément très secondaire, voire oublié dans ce genre de cas.


(Nil Sanyas) #6

Arrêtez avec le coup du succès, je sais pas combien d’oeuvres de Tezuka sont éditées chaque année, et ça se vend pas à 100 000 unités à chaque fois…

Et pareil pour les Taniguchi, même si lui encore s’en sort bien généralement.

Le choix des séries est bien plus complexe qu’une simple question de “succès”. Ou alors, tout dépend la notion de succès (50 000 pour Death Note, ça aurait ptêt été un échec pour Kana, alors que 20 000 pour la nouvelle édition de l’Histoire des 3 adolfs, un véritable succès, tout est relatif).


(Sandoval) #7

C’est quand même une question de succès, et franchement je vois pas bien la complexité la dedans.

D’ailleurs c’est bien “des mangas de tezuka” qui sont vendus. Si tous les éditeurs se font une collection Tezuka, c’est bien parce que le nom est suffisamment vendeur en lui même pour rentabiliser le truc. Ça suit exactement le même schéma que pour Clamp et consort avec des objectifs de ventes moindres, mais certainement compensés par des licences dont le prix doit être plutôt bas.


(Nil Sanyas) #8

Ben c’est juste la nuance entre rentabilité et succès :mrgreen:

De plus, votre argument est faux, la preuve avec Urasawa. Vous pensez qu’il n’a fait que deux séries (Monster et 20th) ? Non, pourtant, on ne trouve que ces deux là. Pourquoi ? J’ai lu/entendu plusieurs raisons à ça, je ne sais pas si elles sont vraies, mais la principale disaient que l’auteur ne voulait tout simplement pas que ses anciens mangas voient le jour. Et Pluto n’est toujours pas disponible en France. Donc ce n’est pas qu’une question de succès, d’autres raisons peuvent être à prendre en compte, et notamment la question de droit…

Et reprenons les mangas de Tezuka justement. Je signale qu’ils sont très très loin d’être tous sortis. Bon, c’est un peu lié au nombre astronomique qu’il a fait, mais si vraiment c’était une question de succès, non seulement Kana et Glénat se seraient jetés dessus en faisant monter les prix, mais en plus ils auraient inondés le marché des Tezuka, or c’est pas du tout le cas.

Après, y’a aussi les choix des éditeurs. Prenons Delcourt avec l’un de mes auteurs préférés, Hirata. Je doute fort que ses mangas se vendent en très grandes quantités. Pourtant, Delcourt continue de sortir ses oeuvres (Tueur! pour le dernier en date).

Et des choix d’auteurs, y’en a plein d’autres, même si Psypsy et Tempskron en parleraient mieux que moi je pense.

Et là encore, ces “choix” sont souvent en totale opposition avec leur “succès”.

Après, c’est sûr que pour voir l’intégralité des oeuvres d’un auteur, mieux vaut que son premier manga ait eu du succès en France, c’est assez logique, les éditeurs vont pas s’amuser à traduire et à imprimer des mangas pour cumuler des invendus…


(chris936) #9

Ah bon, le droit joue aussi un rôle dans l’acquisition des séries par nos éditeurs? Sans déconner…
Les éditeurs français effectuent aussi des choix parmi les milliers (millions?) de séries sorties au Japon? Ca me troue le cul aussi ça.

Bien sûr que le succès n’est pas le seul facteur à jouer un rôle. On entend suffisamment que certains éditeurs font de la pub pour essayer de sauver des mangas qui marchent pas plus que ça mais qui leur tiennent à coeur ou décident de sortir des séries plus particulières et qui se vendront moins bien juste pour diversifier un peu le manga chez nous.
Mais faut pas se voiler la face : quand c’est écrit Fujisawa, Toriyama, Kaori Yuki ou Watsuki (le succès non mérité de cette bouse infâme qu’est Busô Renkin me semble illustrer parfaitement ce que je dis), ça sort obligatoirement vu que ce seul nom fait vendre et que même si la qualité n’est pas toujours au rendez-vous, les inconditionnels de ces auteurs n’y verront que du feu et hurleront partout que c’est fantastique.
Et quand une série est susceptible de trouver son public quoi qu’il arrive, que ce soit pour cette raison ou pour une autre, ben un éditeur la sort.

edit : ah, et je suis tout à fait d’accord avec le fait que Tezuka est aussi un nom qui fait vendre (tu en as d’ailleurs toi-même un sacré paquet); simplement, ça fait vendre auprès d’un public plus restreint et bien spécifique, c’est tout.


(Nil Sanyas) #10

Ben à ce moment là, c’est la question qu’est conne, forcément, si les mangas sont pourris ou s’ils ont pas eu de succès, y’a aucune raison que les autres sortent :mrgreen:


(Stéphan) #11

Euh… Dire que Buso Renkin est une bouse infâme, t’y vas fort !

C’est un manga super bof, mais bouse infâme…

Y’a franchement pire, mais y’a aussi largement mieux.

Ceci dit, les auteurs qui ont eu du succès auront du succès avec leurs autres titres. Eiichiro Oda, une fois que One Piece sera terminé pourra faire un truc mais vraiment abominable, sans intérêt, minable pourri, que ça se vendra par paquets de 100000.

On appelle cela le Phénomène Du Mouton, qui suit les autres comme un con à l’abattoir, juste après s’être fait mettre à poil.

Bien sûr, et encore heureux qu’il y a de nouveaux auteurs édités en France, sinon on n’aurait plus rien. Mais il ne faut pas juger que sur le nom de l’auteur pour dire que c’est bien ou pas.

Le nom est important, mais le contenu l’est 500 milliards de fois plus.

Quand je vois par exemple Detective Conan plutôt sympa au débuts, mais qui tourne en rond quand même, et Yaiba (qui a été fait avant…) Je regrette franchement l’achat des premiers tomes de ce dernier tellement c’est minable et ridicule. Pourtant le thème avait l’air sympatoche, les dessins pas trop mauvais, mais le traitement de l’histoire est tel que finalement ça n’a aucun intérêt à lire.

Bref, voir 2 paragraphes au dessus pour ma conclusion.


(Tempskron ) #12

vous avez oublié de parler du deuxième phénomène: le phénomène de la licence (beaucoup moins répandu en France encore heureux en fait déjà qu’on arrive à se taper de mauvais mangas avec la règle de l’auteur qui se vend bien)
je citerais quelques uns des rares exemples français :evangelion (en plus c’est d’actualité vu que la 3ième série est sortie chez tonkam)
aussi moyenne que soit la 1ère série et aussi minable (à bien des égards) que soit la 2ième ça n’empêche pas les autres éditeurs de sortir d’autres titres de la saga (quel qu’en soit la qualité)
un titre, un auteur, un éditeur (un peu moins en France vu que si on parle de la kodansha au lecteur moyen de manga… à savoir le fan de base qui se fournit au virgin/fnac/cultura ou en grande surface, il ne connaitra pas forcement)qui se vendent sont autant d’arguments qui font que les éditeurs se ciblent sur certains titres en particulier (et les autres qu’ils peuvent se permettre de sortir “en bonus” parce que leurs titres phares se vendent bien)

On voit aussi pas mal de gens sélectionnant leurs titres "parce qu’il y a le logo shonen jump dessus donc c’est forcement bien"
Ce n’est pas non plus un mal et malgré tout on va pas se mettre à protester contre (sinon je ne donnerais pas cher de la peau de l’édition du manga en France).
En revanche ce que je regrette c’est plutôt que les auteurs qui ne se vendent pas (et qui pourtant sortent de très bonnes séries en France) ne revoient jamais le jour(à part chez des éditeurs très courageux). je ne donnerais pas d’exemple car au final : chacun ses auteurs fétiches.

ensuite je ne parlerais pas de phénomène moutonnier mais tout simplement qu’on a tendance à nous montrer toujours là même chose (regardez les mises en avant dans les grands magasins comme la fnac ou le virgin et ce qu’on trouve en grande surface … vous verrez que le mot d’ordre n’est pas la diversité, ajoutons à cela qu’une majorité écrasante de consommateurs de mangas soit loin d’être des spécialistes en la matière il faut avouer qu’une très faible minorité de manga se vendent vraiment bien … et par conséquent certains auteurs cartonnent et d’autres pas du tout. Il suffit de rajouter quelques facteurs (mauvaise pub, éditeur hésitant…) et le titre ainsi que son auteur se plantent complètement)

certains éditeurs ont une politique un peu différente (genre delcourt) mais se plantent complètement sur la majorité de leurs titres (allez… petite séquence tristesse: karakuri T_T!!!)
certains auteurs aussi : Personnellement je vous vois citer tezuka et pourtant je suis d’accord avec chris, je ne le vois pas comme un auteur populaire qui se vend bien (au contraire une petite partie de ses titres se sont bien vendus … et encore…) c’est plus un auteur symbolique que certains éditeurs aiment à publier (pour des raisons que j’ignore au final mais je ne vais pas m’en plaindre une très grande partie des mangas de l’auteur étant de très bonne facture)
Il arrive aussi assez souvent que des œuvres attendues en France ne voient pas le jour (souvent à cause de l’auteur ou de l’éditeur japonais qui bloquent les droits pour des raisons diverses : pour pluto par exemple il me semble que les droits seront bloqués jusqu’à ce qu’un certain nombre de volume soit sorti au Japon)

ahah faux:
La force des humbles est sorti hier :stuck_out_tongue:


(Nil Sanyas) #13

Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !

J’étais pas au courant :astonished: :astonished: :astonished:


(system) #14

Les mangas qui sortent sont des mangas hyper connus ou attendu (comme Fairy Tales) mais j’ aimerais que les éditeurs prennent des risques en sortant des séries moins connues mais avec des histoires bien à lire.
Bon, au Japon, il y a trop de séries qui sortent et c’ est délicat de faire un choix. Tous les éditeurs n’ ont pas les mêmes moyens financiers mais j’ aime des éditeurs comme Ki - oon qui sortent des oeuvres peu connues mais super intéressantes et qui en font de la pub et qui soutiennent leurs auteurs (ils n’ achètent pas des séries juste pour se faire de l’ argent comme Kana à l’ air de la faire :imp: ).
Autre point, sortir des séries d’ un même auteur peut - être une bonne chose pour découvrir d’ ancienne séries mais ne faire que cela me dérange car on dirait que le catalogue ne se renouvelle plus (Glénat me donnait l’ impression de travailler avec 5-6 auteurs et pas plus :confused: ).
Le nom de l’ auteur n’ est pas toujours un gage de succès car tous les auteurs ont des hauts et des bas en matière de séries.
Les japonais également jouent un rôle dans les oeuvres parues en France car certains maisons d’ éditions sont trop exigeantes quand à leurs conditions (je pense à Square - Enix qui travaille avec peu d’ éditeur en France) et ils savent que les mangas sont des marchandises qui ont du suucès en France alors ils n’ hésitent pas à demander des prix élevés ou trier les éditeurs avec qui ils veulent travaillent. Ils prennent la France pour des pigeons ?
Egalement en ligne de compte, le succès de la tv puisque si la série a eue du succès au Japon alors on doit avoir le manga qui lui correspond quitte à saturer le marché (Ex : les diverses version d’ Evangelion) ou si la série a eue du succès en France, il faut que le manga sorte car il y aura toujours des gens pour acheter les bouquins (Glénat au début ne publiait presque que des séries du Club Dorothée et ça se vendait et c’ est suite au passage de Mirumo sur M6 que Kana à acquis cette série ? Alors qui ne font pas beaucoup de bd pour filles).