MARK OF THE BAT (Josh Simmons)

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Détails du produit

Album: 40 pages
Date de sortie: septembre 2019
Langue : Française
ISBN-13: 978-2491263003
Dimensions du produit 9: 16,5 x 21,5
Prix : 9,00 euros

Destruction en règle de la tradition ô combien classique des comics de Super Heros. The mark of the Bat nous raconte dans les deux histoires composant ce livre, la déchéance d’un super héros censé protéger la veuve et l’orphelin. Si les lecteurs remarqueront de suite à quel héros l’auteur fait référence, ils remarqueront immédiatement que les points communs s’arrêtent net à cette ressemblance et hommage visuels.

Dans cette démolition du mythe super héroïque, Josh Simmons dresse le portrait d’un héros aliéné par ses propres certitudes et prêt à utiliser des moyens extrêmes et déviants pour changer une société qu’il estime pervertie. S’il a été un exemple, ou même une source d’espoir pour les faibles, il n’est à présent plus que l’ombre de ce qu’il a pu représenter et a abandonné toute raison et noblesse pour sombrer dans une folie et dépression dévorantes.

Personnage pervers ayant abandonné toute morale, Le Bat est il encore du coté du bien ? Josh Simmons à son petit avis sur la question!

Petit livre qui contient en fait deux courts récits sortis chez Fantagraphics : Mark of the Bat et Twilight of the Bat . Le premier est entièrement réalisé par Josh Simmons, où l’on voit un Batou fatigué (déprimé) par sa lutte contre les vilains et qui cherche un moyen de les identifier définitivement. Assez peu de dialogue, un peu d’introspection, et surtout un Batou un peu siphonné (et fasciste ?).
Le second récit se passe beaucoup plus tard (Batou a une belle barbe blanche), juste après un évènement tragique qui tua tout le monde sur Terre, excepté lui et le Joker. C’est assez intéressant de voir la paranoïa du Batman avec une fin assez pathétique et un Joker finalement assez cohérent vis à vis de relation avec Batou, même dans cette attitude. Le dessin est assuré cette fois-ci par Patrick Keck. Je trouve qu’il s’adapte plutôt bien au style de Simmons, car je différencie assez difficilement les deux récits au niveau du dessin. En tout cas, j’aime bien ce style indé mais plutôt clair (pas vraiment expérimental), qui s’accommode très bien du noir & blanc.

(j’avais pas lu le résumé de l’éditeur. Je note que j’ai presque tout compris, visiblement)

Graphiquement, pour donner une idée, ça ressemble à ça :

Jim

ça, c’est le premier récit, Mark of the Bat.