MARSHAL BASS t.1-5 (Darko Macan / Igor Kordey)

Discutez de Marshall Bass

Pour qui s’intéresse à Macan (et à Kordey) je conseille la très excellente (et jeune) série Marshall Bass, western “cynique et corrompu”, comme dirait Higelin, qui donnerait des leçons de mauvais esprit à Bouncer.

Jim

Ouais, mais non … mais non …

Hi hi.

Jim

MarshallBassCover1

MarshallBassCover2

C’est Kordey qui fait les couvertures ?

Euh, je crois bien.

Jim

Si je le croise en festival, je lui demande un cheval (ceux derrière moi risquent de faire la gueule)

Bof, à la vitesse où il dessine, ça va durer trois minutes.

Jim

Avec une gorgée de café !

Un western très moyen pour un scénariste de la trempe de Macan [Pour en savoir +].
Sorte de slapstick comportementaliste, le deuxième tome fait remonter la côte de la série [Pour en savoir +] .

Je viens de lire tes commentaires. Il me semble donc que tu es déçu en partie parce que tu apprécies beaucoup Macan et que tu t’attendais à “quelque chose d’énorme”, comme on dit.
Mais effectivement, le second tome semble t’avoir davantage inspiré que le premier, puisque tu y es plus bavard. Pour ma part, j’ai trouvé que Macan chassait sur les terres de Jodorowsky (je ne sais pas si c’est un défaut ou une qualité, pour le coup), à savoir qu’il explorait le thème de la famille dysfonctionnelle. Avec mauvais goût et humour noir, comme tu le soulignes, et aussi une certaine capacité à taper là où ça fait mal.
C’est en tout cas une série que je vais suivre, les deux premiers tomes m’ayant emporté.

Jim

C’est ça.

Et que, de la part de quelqu’un d’autre (de moins bon et de moins apprécié), tu aurais trouvé ça tout à fait potable.
Je comprends parfaitement. Le premier est classique dans son approche. Mais j’ai bien aimé. D’autant que Kordey s’y entend pour donner à l’ensemble une tonalité à la Peckinpah (la fusillade du début n’est pas sans rappeler le braquage de La Horde sauvage).

Jim

Si tu veux.

Marshal Bass 03. Son nom est Personne
Date de parution : 22/08/2018 / ISBN : 978-2-4130-0783-8
Scénariste : MACAN Darko
Illustrateur : KORDEY Igor
Coloriste : VITKOVIC Nikola
Série : MARSHAL BASS
Collection : NEOPOLIS
Résumé
Marshal Bass a poursuivi les pires malfrats de l’Ouest américain mais cette fois ses proies sont bien plus récalcitrantes. Il court après sa fille et celui qui l’a enlevée. Un indien qui ne lui ressemble que trop.
Dans la ferme de River Bass, Bathsheba, sa femme, s’occupe de ses nombreux enfants. Don Heraclio Vega, un riche propriétaire mexicain, profite de l’absence du marshal pour passer faire des avances à la mère de famille mais cette dernière n’est pas d’humeur. Sa fille ainée a disparu avec un indien de passage dont elle s’est entichée. Pas un mot, pas un au revoir, Dieu seul sait où elle peut être.

Je viens de lire ce troisième tome, et je trouve que la série gagne en puissance à chaque livraison, et ce à tous les niveaux.
Au niveau graphique, Kordey signe des décors incroyables (dont une double page muette magnifique, mais il faut aussi citer la séquence sous la neige, impressionnante). Et je le trouve plus fluide, d’un point de vue narratif, que précédemment.
Au niveau thématique, Macan parle de la famille, mais à sa manière tordue, et ça cogne bien.
Au niveau émotionnel, il maltraite son personnage et le pousse dans les cordes.

La quatrième de couverture annonce un tome 4 dont l’illustration esquisse le menu, et ça promet !!!

Jim

Marshal Bass 04. Yuma

Date de parution : 02/01/2019 / ISBN : 978-2-413-00987-0

Résumé

Infiltré dans un pénitencier, le marshal adjoint River Bass se retrouve seul face à six cents détenus en colère, affamés et désespérés. Mais ce n’est pas lui qui est enfermé avec eux mais eux qui sont enfermés avec lui…

Washington 1876, le colonel Helena et Robert Little, élu afroaméricain à la Chambre des représentants, statuent sur le sort de Boss Powell, un politicien incarcéré pour détournement de fonds publiques qui purge sa peine en seigneur et maître au pénitencier de Yuma. Qui pourrait l’infiltrer et mettre un terme aux activités de Powell ? Un marshal dont personne ne regrettera la disparition.

Youpi.

Jim