MARSUPILAMI t.1-33 (collectif)

Marsupilami - Tome 33 - Supermarsu

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Tous les enfants n’ont-ils pas rêvé de se transformer un jour en Marsupilami ? C’est l’expérience d’Hector, un jeune rebelle qui découvre aussi les surprises et les dangers de la jungle palombienne. Avec une truffe, de grandes oreilles velues, des canines redoutables, un splendide pelage tacheté jaune et noir, mais surtout une très longue queue souple et puissante, nul doute, Hector s’est bel et bien transformé en Marsupilami. L’adolescent rebelle va pouvoir devenir le roi de la jungle grâce au vénérable chaman Touhtankilosé qui lui a proposé cette curieuse expérience : il deviendra son animal préféré jusqu’à ce qu’il regrette sa condition humaine. Insouciant, il bondit vers l’aventure, ses surprises et ses dangers.

  • ASIN ‏ : ‎ B08WJR1XHR
  • Éditeur ‏ : ‎ DUPUIS; Illustrated édition (4 juin 2021)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Broché ‏ : ‎ 56 pages
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1034747764
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 410 g
  • Dimensions ‏ : ‎ 22.7 x 1.2 x 29.7 cm

Stéphan Colman est né en 1961 à Liège, en Belgique. Issu d’une famille d’artistes, c’est tout jeune qu’il choisit le crayon comme moyen d’expression. Un grand-père peintre, titulaire du Grand Prix de Rome, lui transmet son goût du perfectionnisme. Sa grand-mère paternelle lui offre le sens de la composition et de l’harmonie. Quant à ses parents, ébénistes-décorateurs-antiquaires, ils aiguisent son goût pour l’esthétisme et l’Histoire… Le caractère libre et curieux de Stéphan Colman le mène vers l’Académie des Beaux-Arts de Liège puis vers celle de Saint Luc. Dépité, il n’y reste élève que quelques semaines, préférant " l’exercice sur le métier" aux heures perdues à apprendre beaucoup de ce qu’il sait déjà. Il se lance alors, à seize ans, dans la carrière de dessinateur à laquelle il s’est toujours destiné. Colman oeuvre d’abord dans le journal rock En attendant…, puis pour le fanzine Aïe!, en compagnie de Ptiluc, Geerts, Dupuy, Berthet et d’autres jeunes auteurs de sa génération. A 17 ans, en 1978, Colman devient le plus jeune dessinateur du Journal de Spirou, avant d’être " détrôné" l’année suivante par Philippe Bercovici. L’hebdo au calot, dans lequel il rêvait de travailler un jour, publie de nombreuses illustrations signées de sa main, ainsi que des histoires courtes. C’est dans l’une d’elle, en 1982, qu’apparaît pour la première fois, sur un scénario de Stephen Desberg, Billy the Cat, jeune garçon turbulent transformé en chat. La rédaction de Spirou, à l’époque installée rue de Livourne à Bruxelles, devient la deuxième maison de Colman. Un chaudron à création où l’on peut croiser Yvan Delporte, Morris, Tillieux, Franquin ou encore Will, un homme extrêmement attachant, père d’Eric Maltaite qui deviendra l’un de ses plus proches amis. Sans cesse attiré par les nouvelles expériences, Stéphan Colman rejoint ensuite la jeune équipe de Magic strip, nouvelle maison d’édition BD fondée par les frères Pasamonik. C’est au grand dam d’un Stephen Desberg ne s’attendant pas à être ainsi écarté qu’il publie, en 1982, " White le choc" après un an passé à remplir ses obligations militaires. Ce récit noir, narrant la rencontre improbable d’un extra-terrestre égaré et d’un bouseux aigri du fin fond des States, sera suivi en 1984 de « Radical café », une oeuvre atypique réalisée pour le même éditeur avec le peintre belge Fernand Flausch. OVNI graphique plaisant beaucoup dans le milieu de la communication, cet album lui en ouvre les portes, que Colman franchit sans hésitation, laissant la BD derrière lui. Les années 80 de Stéphan Colman seront donc des années " pub" et exploration de l’image sous toutes ses formes : peinture, stylisme, logo, vidéo, direction artistique en agence, etc. Mais en 1990, la BD revient lui faire de l’oeil grâce à son fidèle complice Stephen Desberg qui lui propose de reprendre « Billy the cat ». Cette fois, plus question d’histoires courtes mais d’une série plus ambitieuse. L’univers développé par Colman et Desberg est graphiquement détaillé, tout en proposant un scénario novateur mêlant humour et gravité, genre inédit à l’époque pour une BD jeunesse. Le premier album de " Billy the cat", Dans la peau d’un chat, obtient l’Alph’art Jeunesse 1991 au festival d’Angoulême. Les deux compères sont ensuite contactés par des producteurs désirant développer " Billy" pour la télévision. C’est ainsi que leur jeune héros connaîtra de trépidantes aventures dans 6 albums (parus chez Dupuis), mais aussi 2 séries de 26 épisodes de dessins animés. Fort de cette expérience dans l’audiovisuel, le dessinateur aux multiples casquettes réalise ensuite les art-keys du 1er film 3D belge, « Fly me to the moon ». C’est à la demande d’un autre de ses grands amis, le dessinateur Batem, que Colman décide alors, en 2005, de troquer ses crayons et pinceaux pour le clavier. Direction la Palombie, à la rencontre du Marsupilami, pour lequel il scénarise 15 albums, dessinés par Batem et parus chez Marsu Productions. Parallèlement, son amour de la mécanique et des grands espaces emmène Colman vers le monde de la moto avec " Sam Speed" (Hugo BD) puis vers le Mississippi des années 30 avec la trilogie « O’boys » (Dargaud, en 2012), un puissant récit initiatique convoquant aussi bien Jack London que John Steinbeck et magnifiquement mis en image par Steve Cuzor. Colman s’attaque ensuite à un immense défi : Inventer un passé à Monsieur Choc, ennemi juré de Tif et Tondu créé en 1955 par Rosy et Will. Mise en images par Eric Maltaite, la trilogie " Choc" impose un graphisme et un scénario époustouflants, lui valant d’être multiprimée. Tous ceux qui rencontrent Colman disent la même chose de lui : " C’est un sacré raconteur d’histoires !". Né en Afrique, il aurait été griot. Né en Belgique, c’est par la BD qu’il choisit de nous emmener vers l’ailleurs. Ne suivant pour seule route que le fil de l’amitié et du plaisir, Colman est un artiste complet, passant de la BD à la peinture, de l’image aux mots, de l’humour à l’émotion avec une réussite et un plaisir réjouissants. « Billy the cat », « Choc » et bien d’autres de ses productions, sont d’ores et déjà des classiques.

Batem - de son vrai nom Luc Collin - est né le 6 avril 1960 à Kamina, au Congo, quelques mois avant l’indépendance du pays. Vivant dès lors en Belgique, le jeune Luc y mène une scolarité sans histoires, effectuant ses secondaires scientifiques au Collège Saint-Joseph et fréquentant parallèlement l’Académie des Beaux-Arts de Châtelet, où il suit le cours de dessin et de peinture de Jacques Ransy. Il migre toutefois rapidement vers le cours d’initiation à la BD de Vittorio Leonardo. En 1978, Luc Collin intègre l’Institut des Beaux-Arts de Saint Luc, à Liège. L’architecture l’intéresse, mais ne lui laisserait plus de place pour la BD et le dessin humoristique. Il s’oriente donc vers l’illustration et les cours de BD de Jean-Yves Stanicel, qui lui offre son premier espace de publication dans son magazine Oufti . Luc suit ensuite des cours du soir afin d’obtenir une agrégation lui permettant d’enseigner. Après son service militaire, il démarche en vain tous les éditeurs de la place. Entre chômage et petits boulots, la période est alors difficile. Mais Luc croit à sa bonne étoile, refusant même une place d’enseignant à Saint-Luc, au profit d’un possible emploi au studio Peyo, qui ne se concrétisera malheureusement pas. C’est en 1984 ? la veille de la naissance de sa première fille ! - que la chance décide de sourire une première fois à l’aspirant-auteur. La SEPP (studio spécialisé dans l’adaptation audiovisuelle et le merchandising BD) recherche un dessinateur formé à l’école de Leonardo, qui recommande son ancien élève. Engagé du jour au lendemain, Luc Collin travaille dès lors sur des séries telles que « L’oiseau Shoe », « Les Snorkels » (« Les Snorky »), mais aussi - et surtout - « Le Marsupilami », créé par Franquin en 1952 dans Le journal Spirou. Franquin, qui veille avec attention sur son personnage, demande à rencontrer Luc. Il avouera plus tard avoir été impressionné par le travail du débutant, qu’il n’oubliera pas… Certains se contenteraient de cette rencontre avec une légende du neuvième art comme point culminant de leur parcours. Mais le futur Batem a encore faim de nouvelles expériences. Passionné par la caricature, il rejoint en 1986 la rédaction de La nouvelle gazette, quotidien de Charleroi en panne de caricaturiste. Là encore Leonardo a fait l’intermédiaire… Mais le Marsupilami ? facétieux, comme chacun sait ? décide de revenir faire « houba » la même année dans sa vie. Car c’est à cette époque que Jean-François Moyersoen convainc Franquin de confier le Marsupilami à une nouvelle structure éditoriale - « Marsu Productions » - qui lancera une série dédiée au fabuleux animal. Franquin, qui n’a pas oublié le travail de Luc Collin à l’époque de la SEPP, propose à ce dernier de la dessiner. Luc croit d’abord à un canular ! En 1987 - en à peine 4 mois ! - le nouvel album du Marsupilami, intitulé La queue du Marsupilami, est bouclé. Le scénario en est signé Greg, les couleurs Vittorio Leonardo et le storyboard Franquin. Pour la première fois de sa vie, Luc Collin utilise le pseudonyme « Batem » (« Baptême ») en souvenir d’un surnom qui lui avait été attribué pendant ses études à Saint-Luc… La queue du Marsupilami s’écoule à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires. L’histoire d’amour entre la créature palombienne et les lecteurs ne se démentira plus. Penché par-dessus l’épaule du jeune Batem, Franquin se consacre pendant cette période à l’un de ses rôles favoris : aider un jeune dessinateur à s’épanouir en lui transmettant son précieux savoir. Batem apprend alors beaucoup grâce aux storyboards que Franquin continue à réaliser pour les albums du « Marsupilami », base à partir de laquelle il développe son propre dessin. De ce travail en commun naît une belle complicité entre le maître et l’élève puis une franche amitié. A la mort de Franquin, en 1997, c’est naturellement Batem, dernier auteur à avoir reçu son enseignement, qui lui succède pleinement sur « Le Marsupilami ». A noter que la série « Le Marsupilami », outre Franquin et Greg, profitera du talent de nombreux scénaristes de renom, comme Yann à partir de Mars le noir (1989), Eric Adam et Xavier Fauche à partir de Rififi en Palombie (1996), Olivier Saive et Jean-Michel Bourcquardez pour Un fils en or (2000), Dugomier à partir de C’est quoi ce cirque !? (2001) et Colman, à partir de Magie blanche (2006). Mais Batem scénarise lui-aussi quelques albums, comme Trafic à Jollywood (1998) ou Le défilé du jaguar (1999). Parmi ces albums, nombreux sont ceux à être publiés dans Le journal Spirou, habitat naturel du Marsupilami ! À noter que Batem s’est également offert quelques chemins de traverse permettant de constater tout l’étendue de son talent, avec un attachement particulier pour les séries à gags explorant l’univers de la moto. On peut citer par exemple « Jack Sélère » pour les Éditions de la Sirène (4 albums à partir de 1995, scénario de Courly et Madeline) ou encore « Ça passe à donf » (Madeline, 2002) et « Sam Speed » (La sirène, scénario de Madeline et Mo/CDM, co-dessin de Colman). Dernier auteur à avoir reçu l’enseignement de Franquin, c’est tout naturellement que Batem a succédé à son maître et ami comme dessinateur de l’un de ses personnages fétiches : Le Marsupilami. Artiste au trait d’une prodigieuse tonicité et doué d’un sens de la composition remarquable, Batem fait mieux que faire survivre la légende : il la fait vivre, tout simplement, portant le bonheur dans l’imaginaire de milliers de lecteurs passionnés.