@Marko : Fais péter les cahouettes.
@Photonik : Alors là, venant de ta part, je m’avoue surpris, et j’attends les arguments. Pour les miens je te renvoie à ce que j’en disais dans le topic concerné — et ce qu’en disait Sylvain, aussi, que ce sur ce coup-là je partage pleinement.
Rogue Nation remplissait toutes les cases attendues du genre (blockbuster avec quota de scènes d’actions, de successions de cadres « exotiques » et de retournements), tout en l’épaississant d’une vraie ambiguïté permanente et en le rehaussant de vrais « moment de mise en scène » comme la séquence de l’opéra.
Fallout est un bâclage, une accumulation de clichés (avec des méchants très méchants qui ont bien l’air de méchants, agissent comme de méchants, tiennent des discours de méchants, mais pourquoi sont-ils aussi méchants ? parsskeuh) et d’incohérences (au hasard, la séquence du Grand Palais, avec son lounge jazzy copié d’un James Bond, où l’on n’entend rien de la mégateuf avec DJ et milliers de fêtards moins de dix mètres plus loin dans le même bâtiment, et dont tout le monde finit par se barrer en panique par une unique porte et un unique couloir… néanmoins soudain miraculeusement et absolument vide quand il s’agit d’y filmer nos héros). Le film n’a pas d’autre enjeu propre que de servir d’épilogue hypertrophié au précédent, plus aucun suspense passé son premier tiers, plus rien à dire passé le deuxième, le seul intérêt de la dernière heure consistant à nous remontrer les paysages du Seigneur des Anneaux.
En ce qui me concerne McQuarrie a réussi avec Rogue Nation le meilleur opus de la franchise depuis le premier, et avec Fallout le plus mauvais depuis le deuxième. À ce train-là je ne serais qu’à moitié étonné qu’il nous ponde cette fois-ci le plus « vaguement intéressant » depuis le troisième, il y aurait une logique…