MOI, DÉPUTÉ (Jay Roach)

[quote]DATE DE SORTIE PREVUE

10 août 2012 (USA)
12 septembre 2012 (France)

REALISATEUR

Jay Roach (Mon beau-père et moi)

SCENARISTES

Chris Henchy et Shawn Harwell

DISTRIBUTION

Will Ferrell, Zach Galifianakis, Jason Sudeikis, Dylan McDermott, Brian Cox, John Lightgow, Dan Aykroyd…

INFOS

Long métrage américain
Genre : Comédie
Titre original : The Campaign
Année de production : 2012

SYNOPSIS

Deux politiciens rivaux se livrent une lutte sans pitié pour représenter leur petit district de Caroline du Nord à la Chambre des Représentants, à Washington. [/quote]

Clips de campagne des deux candidats :

Rien que de voir la tête de Will Ferrell , je rigole . J’ ai vu des films avec lui que je n’ aurais sûrement pas " supporté " de voir ( en entier ) , s’ il n’ avait pas été dedans ( genre Very Bad Cop ou Le Monde presque Perdu ) .

Aaaah, mais c’est qu’on va bien se marrer dans les semaines / mois qui viennent…
Quoique, Jay Roach : à lui, contrairement à Will Ferrell, je ne fais pas une confiance aveugle.

La bande-annonce :

Vu, et peu convaincu. Grosso modo, on pense souvent à Talladega nights, que ce soit dans l’évolution des deux antagonistes ou dans d’autres éléments plus ponctuels (la femme du personnage de Ferrell par exemple, qu’on croirait sorti du film de McKay). Une comparaison qui ne joue malheureusement pas en la faveur de The campaign, faute du jusqu’au-boutisme qui le caractérisait et qui n’agit ici que dans le cadre de gags scabreux hilarants, là où coups bas, démagogie ou mise en scène du monde politique ricain auraient mérité traitement plus subversif encore. La dernière séquence, presque hors-sujet, accentue cette impression d’une production que l’on croirait presque bridée. Le potentiel était pourtant là, même si en dehors de sa certaine gentillesse à l’égard du milieu qu’il entend stigmatiser, il manque aussi un vrai metteur en scène à The campaign, ce que n’est toujours pas Jay Roach. À ce titre, une séquence toute droit sortie de l’excellent Old school ne tient jamais la comparaison avec ce dernier. Bref, une comédie qui reste un brin au-dessus du tout-venant, mais qui dans la carrière de Will Ferrell ne fera pas forcément date.

Vu il y a quelque temps, drôle mais pas inoubliable. Effectivement les deux acteurs ont fait mieux, mais ce que je regrette dans ce film c’est que Zack Galifianakis reste dans un type de rôle dans lequel on l’a déjà vu (et apprécié, pour ma part).
Après ça reste un film sympa, j’ai quand même bien ri mais je pense aussi que ce projet n’est pas allé au bout de son potentiel, c’est dommage.

Moi j’ai beaucoup aimé.
Certes, ce n’est pas du niveau des chefs-d’oeuvre avec Adam McKay, mais j’ai plus pris mon pied qu’avec “La Casa de mi Padre”, par exemple.

Will Ferrell, indépendamment de la qualité des films dans lesquels il joue, est égal à lui-même, c.a.d excellent : c’est fou cette impression qu’il donne de ne rien faire ou presque pour être drôle, alors que son jeu est très fin et très technique, et ce sans les qualités “physiques” d’un Jim Carrey, par exemple.
Ici en politicien mi-roublard mi-crétin, il est en quelque sorte en terrain connu puisqu’il a incarné Bush Jr dans le S.N.L., il y a quelques années.

J’ai bien aimé Galifianakis, dans un registre très différent de son rôle dans “Very Bad Trip”, mais il faut dire que je ne conais pas sa filmo…

Le film souffre de sa fin très poussive, très molle et bien cul-cul la pralaouète ; pour le reste, les fans du grand Will auront leur lot de scènes hi-la-rantes : en vrac, tous les spots de campagne, la scène avec les serpents, le meeting avec la guitare-synthé, la scène de drague et surtout (j’ai bien cru crever de rire), celle du contrôle d’alcoolémie…

C’est vrai que la charge subversive du film aurait pu être plus poussée (en fait elle n’est pas subversive du tout : comme d’hab’ ou souvent en tout cas chez les ricains, il suffirait que les politiciens disent la vérité et le système serait “sauvé”, sans jamais être remis en question, d’après le scénar’) mais il a au moins le mérite de mettre en exergue le vide abyssal des discours politiciens, de manière assez drôle.

Vraiment sympa, pas mal du tout même, et carrément incontournable pour les fans de Ferrell.