MON NOM EST VANCE, JACK VANCE (Jack Vance)


(Jim Lainé) #1

Présentation de l’éditeur
C’est avec l’irrésistible humour qui le caractérisait que Jack Vance, grand maître de la science-fiction, a écrit le récit de sa vie. Le lecteur ne trouvera pas de détails pompeux sur la genèse de ses romans, mais découvrira un enfant discret, un adolescent travailleur, puis un véritable bourlingueur allant là où le vent le mène.
Jack Vance évoque sa famille, son entourage, sa passion pour le jazz et les voiliers, et mille autres anecdotes. Avec un regard à la fois désinvolte et ému, le voyageur égrène ses souvenirs, des plus anodins aux plus marquants, et laisse entrevoir furtivement Vance l’écrivain.
Une autobiographie indispensable.

Prix Hugo.
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Patrick Dusoulier
Biographie de l’auteur
Jack Vance est né en 1916 et décédé en 2013. Auteur américain prolifique, son œuvre a considérablement influencé toute une génération d’écrivains de science-fiction. Habitué des prix, il a reçu, entre autres, le Nebula et le Hugo, deux des prix les plus importants décernés aux auteurs de science-fiction.

Poche: 312 pages
Editeur : Le Livre de Poche (13 juin 2018)
Collection : Imaginaire
Langue : Français
ISBN-10: 2253083569
ISBN-13: 978-2253083566
Dimensions du produit: 11 x 1,5 x 18 cm


(Zaïtchick) #2

Putain, faut que je le prenne celui-là.


(Jim Lainé) #3

Je viens de l’entamer, c’est pas mal : très illustré (étonnant pour un poche), et dans un style très décontracté.

Jim


(Jim Lainé) #4

Je suis en train de lire en parallèle l’autobiographie de Vance et celle de Zylberstein (la première le soir, la seconde le matin). Et d’une certaine manière, elles sont complémentaires : elles abordent l’exercice, consistant à “raconter sa vie”, de deux manières différentes. Si Zylberstein semble éluder les expériences personnelles qui ne sont pas connectées à sa famille ou à ses passions, privilégiant ses activités professionnelles dans le domaine culturel, Vance semble faire l’inverse. Il passe sous silence (ou les évoque au détour d’une phrase rapidement évacuée) ses progrès dans le métier d’écrivain, préférant s’arrêter à ses expériences dans des domaines aussi variés que la prospection aurifère, la charpente, le métier de marin. Il s’attarde sur ses études, son mariage, ses voyages à l’étranger, la parution de telle nouvelle ou la commande de tel ou tel texte ne figurant qu’à titre d’anecdote rapidement oubliée. C’est assez étonnant.
Il y a une certaine malice dans ses propos, une volonté de jouer de l’euphémisme et du non-dit, de manière tellement appuyée que cela force la complicité et le sourire. C’est amusant à lire, mais parfois, effectivement, il manque un peu de matière pour les amateurs de science-fiction, qui ont peut-être (comme moi) envie d’en savoir un peu plus.
Une fois seulement (pour l’instant), il s’arrête sur les coulisses, la tambouille, en décrivant ses efforts pour improviser des textes calibrés au nombre de mots (par opposition à sa méthode préférée, qui consiste à faire deux brouillons avant d’arriver à une version satisfaisante). Visiblement, ces efforts sont couronnés de succès puisque tous ces textes sont pris, mais il n’est pas à l’aise et revient bien vite à sa méthode de prédilection. Son sens de l’ellipse laisse supposer que ce choix n’est pas le plus heureux en termes de publication, mais une fois de plus, il demeure évasif sur la question.

Jim


(artemus dada) #5

C’est exactement ça qui m’a fait le mettre en veille. Je l’avais commencé, croyant lire une autobiographie intellectuelle, et les premiers chapitres m’ont tellement ennuyé que je ne sais pas encore si j’aurai suffisamment l’envie de m’y remettre.