Bill Condon (qui avait déjà dirigé Ian McKellen dans Ni dieux ni démons), d’après le roman A slight trick of the mind de Mitch Cullin
DISTRIBUTION
Ian McKellen, Laura Linney, Zak Shukor…
INFOS
Long métrage britannique
Genre : policier
Année de production : 2014
SYNOPSIS
En 1947, Sherlock Holmes, depuis longtemps à la retraite, vit paisiblement dans le Sussex, avec sa gouvernante et son fils, un détective amateur. Mais la quiétude recherchée n’est que de façade… Une affaire vieille de 50 ans le hante encore et toujours. Malheureusement seuls quelques fragments sont encore vivaces : une altercation avec un époux en colère, un lien profond mais mystérieux avec son épouse fragile. Si son légendaire pouvoir de déduction n’est plus intact, et si Watson n’est plus là, Holmes va se lancer dans son ultime enquête, la plus compliquée de sa longue carrière…[/quote]
[quote]La vieille affaire dont il est question existe dans le canon holmésien ? (à tout hasard)
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Les articles sur le film ne le précisent pas. Pour le savoir, il faut donc lire le roman dont a été tiré le film et qui a été traduit en France sous le titre Les abeilles de Mr Holmes par les éditions Naïve :
Je me suis permis de mettre la couv de l’édition originale en français des éditions Naive.
J’ai commencé le livre il y a quelques mois et je n’ai pas été au bout. Trop dense, trop lent, trop soporifique dans l’écriture. Je verrai ce que j’ai raté en allant directement au ciné.
Le sous-titre sur l’affiche est tout à fait vrai, à tel enseigne que, sauf deux ou 3 fois au cours du film, le personnage en question aurait pu être quelqu’un d’autre que Sherlock Holmes. Ian McKelleen est excellent en vieil homme vieillissant sous nos yeux, le jeune garçon est très bien aussi.
Lecteur des nombreuses aventures de Sherlock Holmes, je n’ai pas eu l’impression de voir des allusions à celles-ci, mais peut-être m’ont-elles échappé.
Je suis assez dubitatif sur l’idée de faire un film dont le personnage principal qui est porteur d’une « mythologie » aussi importante, et dont le déroulement oublie totalement ou presque cette « mythologie », une aura qu’on efface pour nous montrer l’homme derrière le « héros », sous-entendu un homme comme les autres avec ses faiblesses, ses regrets, ses remords, etc.
Pour ma part ce qui m’intéresse chez Sherlock Holmes c’est justement sa dimension de « sur-homme », d’extraterrestre parmi ses contemporains ; alors que l’on dessine le portrait d’un homme comme tout le monde oui, bien sûr, pourquoi pas.
Mais alors qu’on l’inscrive de façon claire dans ce qui a fait de lui ce qu’il a été, et là ce n’est pas le cas.
Ou alors ça m’a échappé.