Nambul volume 1 (Kami)

Aspect : Un grand format (21*15), une couverture correcte attirante. Pas de résumé, un acte de capitulation au dos et une petite illustration. Une biographie de l’auteur, un long mot de l’auteur et quelques recommandations pour lire ces “plus ou moins” 420 pages. A la fin, quelques esquisses et puis les autres séries que publient Kami.

Dessin : RAS, c’est joliment dessiné. Les personnages ont un chara-design fort humain et pas trop type “manwha”. Il y a pas des masses de décor, le dessin est axé sur les personnages avec leurs émotions et leurs actions (les personnages féminins ont énormément de charme selon moi). Ce qui est dommage, c’est que pas mal de personnages se ressemblent fort. Tout ce qui entoure l’aspect militaire est bien détaillé (chars, bateaux, armes etc).

Scénario : Bon, le bon point et le point noir à la fois. Ce “manwha” est vraiment engagé, c’est presque une œuvre de propagande anti-japonaise… suite au fait que les Japonais ont réécrits l’Histoire à leur avantage et qu’ils n’ont jamais adresser d’excuses à la Corée après 45’.
On comprend facilement que ce manwha a soulevé des débats et des problèmes judiciaires.
En gros, on prend les Japonais de droite de 1933-1945 et on les insèrent dans un conflit moderne pour le pétrole.
On suit deux points de vue : le global qui montre le déroulement des événements internationaux et le plus personnel où l’on suit plusieurs personnages.
On nous montre comment les militaires prennent de l’importance, comment on se débarrasse des gêneurs…
L’auteur donne beaucoup de chiffres (sur les armes par ex, à à confirmer si c’est réel ou fictif) et d’explications en note de bas de page.
Hae-Sung (le héros) est le porte-parole de l’auteur. Coréen à Tokyo, il déteste son pays d’accueil, dénonce ses visées, vit comme un rebelle, se bat…

Conclusion :
Bon, j’ai envie de dire “indispensable” car c’est quand même le premier manwha aussi engagé que je lis.