NANKIN (Nicolas Meylaender / Kai Zong)

Sanglante enquête

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Ca doit être bien mais je connais déjà ce sujet où des militaires japonais avant la guerre de 1939/1945 ont tué beaucoup de chinois (militaires mais aussi civils)…

J’avais vu un reportage sur une chaine historique du cable et le film “City of the Life and Death” donc si je connais déjà le sujet, je suis beaucoup moins tenté…

Moais, pourquoi pas, mais bon un point de vue Chinois sur un massacre chinois perpétré par des Japonais, je me demande ce que cela va donné… en même temps les Japonais ne sortiront jamais un manga sur ce sujet.

Donc tu ne lirais pas un livre sur l’holocauste s’il était écrit par un juif ? En BD, je te conseille pourtant fortement MAUS… ~___^

[quote=“E.R Man”]Ca doit être bien mais je connais déjà ce sujet où des militaires japonais avant la guerre de 1939/1945 ont tué beaucoup de chinois (militaires mais aussi civils)…
J’avais vu un reportage sur une chaine historique du cable et le film “City of the Life and Death” donc si je connais déjà le sujet, je suis beaucoup moins tenté…[/quote]

Je ne comprends pas ton argument… Ce n’est pas parce que je connais un sujet (et même éventuellement bien) qu’une œuvre qui en parle ne m’intéressera pas (au contraire, même, dans certains cas)…

Tori.

Je note MAUS ^^’ à ma liste.
Je n’ai écrit nulle part que je ne prendrais pas ce livre car l’auteur est Chinois. Justement, je compte prendre ce livre mais bon comme dit le dicton : ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire et donc je me demande comment l’auteur va traiter ce sujet (œuvre historique, œuvre de propagande anti-japonaise ou d’une autre manière).
Sinon, je rejoins ton avis, comme E.R. Man, je connais bien ce sujet mais justement c’est ce qui me donne envie d’acheter ce livre afin d’avoir un autre point de vue que celui des Occidentaux.

La critique par chris936 est disponible sur le site!

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En 1937, dans le cadre de la guerre sino-japonaise, une rude bataille se déroule à Nankin, conduisant à la défaite chinoise et au massacre de la population par l’envahisseur nippon. Depuis lors, cette tragédie a fait l’objet de vives polémiques, alimentées souvent par des historiens révisionnistes nippons. C’est justement sous cet angle que Nick Meylaender aborde son sujet.

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En effet, l’album Nankin, s’il constitue une vaste plongée dans ce passé douloureux, s’articule aussi autour d’un « présent » où un avocat tente de retracer le parcours d’une petite fille (devenue une vielle dame à son époque) en recueillant divers témoignages. Le récit fait donc son miel de l’idée qu’une chape de silence recouvre les horreurs, que les langues finissent par se délier, qu’un monde en paix peut découvrir tardivement qu’il est bâti sur des traumatismes…

Au dessin, Kai Zong offre des personnages massifs, carrés, parfois bancals et au final très humains, qu’ils soient tortionnaires ou victimes. Ses planches sont grises, d’un gris uniforme qui restitue la tristesse et l’angoisse, et que viennent rehausser des touches de couleurs, notamment le rouge marquant le drame et l’horreur. Entre la massivité géométrique des personnages et les insertions de couleur dans une monochromie radicale, son travail n’est pas sans évoquer, toutes proportions gardées, celui de Frank Miller sur Sin City.

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Un album choc qui parvient à faire pousser une fleur d’humanité dans un terreau d’horreur. Le petite format à l’italienne finit de faire de cet objet une lecture (éprouvante mais) recommandée.

Jim