NAOMI #1 (Bendis, Walker / Campbell)


(Hush2 0) #21

Je voulais évoquer le plan sur double-page où Naomi évoque, avec ses potes, les anciens événements oubliés de sa bourgade. Je ne le trouve pas facile mais mal foutu par rapport aux premières pages du book.


(Ben Wawe) #22

Je rejoins un peu Hush : c’est sympathique, mais je ne suis pas encore convaincu.
Même si David F. Walker est présent au scénario, ce #1 a tout des tics habituels, oui, de Brian Michael Bendis. Tant dans la forme, avec ces pages remplies de cases où un personnage différent dit quelque chose, ces longs dialogues sur des double-pages, cette avancée lente d’une intrigue qui démarre uniquement dans le cliffhanger, pour préférer une ambiance, que dans le fond, avec cette volonté de créer un nouveau personnage fort, à qui “on ne la fait pas”, un peu écorchée vive, on a vraiment une oeuvre “bendisienne”. Ce n’est pas un défaut, on sait à quoi s’attendre en achetant un comics de Bendis lui-même, mais… il va falloir que le #2 enchaîne bien et bien vite, après ce premier numéro où l’atmosphère est posée.
Cette atmosphère, en fait, apporte beaucoup. Il y a une légère impression de “Riverdale”, ou de séries de ce genre (je n’ose pas dire Twin Peaks, je reste un peu sain d’esprit), avec une petite ville dite tranquille, assez calme, sans problème - et un événement hors-norme survient, créant des troubles, et révélant des secrets terribles. Même si, en fait, c’est Naomi qui va chercher quelque chose, et même si, finalement, ce qui la pousse à enquêter me paraît artificiel (“juste” parce que Superman est là, elle se dit qu’elle devrait creuser sur un vague mystère ? mouais). Cette ambiance fonctionne plutôt bien, mais ça demande à être creusé, à être affiné encore pour voir si ça fonctionne.
J’aime bien ce qu’a fait Jamal Campbell, ses personnages sont très jolis, mais ses décors surprennent un peu. Son trait fonctionne très bien avec le scénario, il participe clairement à cette ambiance, qui demeure le point fort de ce #1.
Un début très “Bendis”, mais qui pourrait être efficace si le #2 enchaîne plus vite. A voir la suite, donc ; ça pourrait être bien, mais nul ne peut dire si ça le sera, ou si ça va s’écrouler.


(artemus dada) #23

Plutôt que de “tics”, je parlerai de style.

Je ne l’ai pas compris comme ça. Superman semble être quelqu’un qui qui compte beaucoup pour Naomi, avant son passage fulgurant dans sa ville d’adoption (sic). Ensuite, comme il est rappelé, elle a été, comme lui, adopté. Un fantasme assez commun que de croire que l’on a été adopté, et qu’un autre destin que celui qui nous semble promis, nous attend.

Mais le véritable déclencheur de l’enquête se déroule lors du feu de camp : Naomi apprend qu’un autre super-héros est déjà venu dans sa ville, mais pas n’importe quand.

Bref Bendis distille des éléments au fur et à mesure est le résultat tient plutôt bien la route.


(Ben Wawe) #24

Elle n’apprend la date qu’à la fin, en fait ; là, oui, je comprends que ça la titille.
Avant… non, je ne comprends pas bien. Ni l’envie folle d’enquêter, ni l’émotion que ça déclenche chez elle (les larmes aux yeux, quelques pages avant le cliffhanger).


(artemus dada) #25

C’est pourtant ce qu’explique sa psychiatre :
Superman_Complex

Selon elle, il y a une part d’inconscient dans la manière qu’à Naomi de vivre son rapport à Superman.
Bon après si tu n’es pas convaincu, ce n’est pas moi qui vais tenter de te faire changer d’avis.


(Hush2 0) #26

Je rejoins Artie, ce mystère est en elle. La psy l’explique via Superman et son histoire.


(Ben Wawe) #27

Bon, ça n’a pas pris sur moi, alors. :smiley:
On verra comment cette Naomi/Veronica Mars évoluera dans ce semblant Riverdale.^^