NEW CHERBOURG STORIES #1-2 (Pierre Gabus / Romuald Reutimann)

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Cherbourgeois, le scénariste Pierre Gabus et le dessinateur Romuald Reutimann (que je croise depuis des années sur différents salons normands même si je n’ai appris l’existence de cette série que par l’ami Fredgri : décidément, on ne me dit rien), on lancé l’année dernière un petit cycle d’aventure dans un Cherbourg fictif (et alternatif) mais plein de références. Le deuxième numéro, qui conclut l’histoire en cours (mais j’espère que ce ne sera pas la seul) vient de paraître pour le salon Voyageurs Immobiles. Et c’est très sympa.
Disponible dans les librairies BD de Cherbourg, et me semble-t-il aussi à la librairie La Cour des miracles à Caen. Cinq euros le numéro.

Jim

Je trouve que ce second épisode de « New Cherbourg Stories » est excellent. La ville de Cherbourg revisitée par Gabus/Reutimann est encore plus mise en avant que dans le premier. Je l’ai également trouvé plus drôle. Il est vrai que le premier servait essentiellement à poser les personnages et l’intrigue.
Par contre, ça serait intéressant d’avoir l’avis de quelqu’un qui ne connait pas ou peu la ville car c’est bourré de références et clins d’oeil liés à la topographie et l’architecture de Cherbourg.

Ajout : pour info, le 3eme volume est en cours d’écriture.

Tiens, Jim, pourquoi ce sujet n’est pas rangé dans la partie « divers » ?

Parce que j’ai oublié.

Jim

J’aime beaucoup tout ce qui tourne autour du ministre et de la pluie. Hilarant.

Pierre et Romuald m’ont expliqué des trucs sur la ville, et la manière dont ils ont fait des clins d’œil à ces lieux ou ces événements, et au final, c’est assez détourné pour être amusant à celui qui connaît et fluide à celui qui ne connaît pas. Moi qui connais mal (malgré ma proximité géographique), je repère surtout des lieux géographiques, mais le reste me passe au-dessus de la tête si on ne m’explique pas, et pourtant c’est parfaitement intégré et ça devient autonome, ne bloquant pas du tout la lecture.

Tant mieux, parce qu’on sent bien qu’ils bouclent des trucs, mais ils lancent tellement d’autres idées qu’une suite est attendue.

Jim

C’est exactement ce que je voulais savoir. Merci! :wink:

Tant mieux, parce qu’on sent bien qu’ils bouclent des trucs, mais ils lancent tellement d’autres idées qu’une suite est attendue.

C’est mon grand regret avec l’arrêt de « Cité 14 »… Tellement de personnages et d’arcs narratifs lancés qui pourraient trouver leurs développements dans un 3eme volume voire plus… :disappointed:

Bon, je ne suis pas non plus un lecteur type, hein… Mais j’ai l’impression qu’ils ont construit un petit univers émancipé de sa référence centrale.

Jim

Pour le peu de personnes que ça intéresse (coucou @Jim_Laine! :grin:) , je mets l’annonce officielle de la suite de « New Cherbourg Stories »

C’EST REPARTI…

Le nouvel album est en route.

En principe il sera prépublié dans le journal l’été prochain et en librairie en septembre 2020. Cette fois ce sera un album entier. Autour de 60 pages.

D’ici là, patiemment, toujours la même méthode: scénario, découpage, dialogues, mise en scène, dessin, couleurs…

Prochain évènement notable concernant la série: l’exposition de début novembre jusque fin février de grandes illus dans l’univers de New Cherbourg.
Ce sera au musée Thomas Henry, à Cherbourg,

Cool.
Ce qui m’épate, c’est que tout cela est en numérique. Et au final, ça ne se voit pas.

Jim

C’est vrai. J’avais été très étonné d’apprendre qu’il ne travaillait que sur informatique. Il m’avait expliqué tout ça quand il est venu livrer la commande que je lui avais passé.

La présentation de Denis Bajram à ce sujet lors de « Voyageurs immobiles » était d’ailleurs très intéressante. Il faisait la même utilisation des calques que Reutimann sur l’illustration ci-dessus : pour chaque calque, il augmente le niveau de détail jusqu’à avoir son dessin définitif. C’est assez impressionnant à voir en direct et le rendu faisait tout sauf numérique. Vraiment bluffant!

Il m’a expliqué ça quand je lui ai fait dédicacer les deux numéros dispos. En s’excusant presque d’être, selon ses termes, « un mauvais dessinateur ». Moi, ça me bluffe, parce que je trouve qu’il retrouve la souplesse d’un encrage traditionnel.

Je n’y ai pas assisté, mais j’en ai entendu de bons échos.

Jim

Pour la commande, c’était très chouette d’ailleurs.
Ca m’a permis de voir plusieurs versions du dessin et de faire évoluer quelques détails jusqu’à la proposition finale.

Première version :

Version (quasi , il y a juste une légère différence d’ordre capillaire :rofl:) finale :

Ah je reconnais cette illu, tu l’avais montrée sur le sujet de Cité 14.

Ah! Du coup, vous pouvez jouer au jeu des 7 … euh non, 1 différence. :grin:

Tu as donné un indice qui permet de trouver facilement.

Jim

C’est, du coup, une bonne utilisation de l’outil.
L’intérêt du numérique, ce n’est pas que ça se voie, mais bien de faciliter la tâche (ou de la rendre plus rapide).
Bien utilisé, ça ne devrait pas se voir, à mon sens (tout comme les effets spéciaux dans les films).
Malheureusement, les exemples sont multiples où ça se voit.

Tori.

Les effets visuels numériques visibles sont un vrai repoussoir pour moi. Rien ne m’insupporte plus que les filtres de flou ou effets de lumière de ce style.
Même quand c’est fait exprès, ça m’énerve.
Par exemple, je suis incapable de lire le « Mr Miracle » de Tom King. Après 3 pages, j’ai envie de balancer le bouquin par la fenêtre (et ça ne plaira certainement pas au libraire :grin:).

Ça dépend, si tu l’as acheté il s’en fout.

Mais si tu fais ça en hiver, c’est ton vitrier qui va t’aimer.

Jim