NOTTINGHAM t.1-2 (Vincent Brugeas, Emmanuel Herzet / Benoît Dellac)

Les scénaristes Vincent Brugeas et Emmanuel Herzet travaillent sur une nouvelle vision du mythe de Robin des Bois, intitulée Nottingham. Le dessin est assuré par Benoît Dellac et les couleurs par Denis Béchu.

La couverture :

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Une planche :

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Jim

Vincent m’en avait parlé lors de sa venue au mois de novembre et c’est diablement alléchant.

Nottingham - Tome 1 : La Rançon du roi

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Les légendes se doivent d’être simples. Tout héros a une identité secrète. Tout héros a un ennemi juré à affronter. Pour Robin des Bois, rien ne sera simple : il est aussi le shérif de Nottingham.

  • Poids de l’article : 505 g
  • Broché : 56 pages
  • ISBN-10 : 2803680351
  • ISBN-13 : 978-2803680351
  • Éditeur : LOMBARD (22 janvier 2021)
  • Langue : : Français

Vincent Brugeas est un passionné d’Histoire, doublé d’un historien de formation. Mais rompant avec la tradition familiale, il préfère raconter celle-ci plutôt que de l’enseigner. Sa rencontre, au lycée, avec le dessinateur Ronan Toulhoat, l’amène vers le scénario de BD. Entre 2007 et 2010, Vincent est bibliothécaire en attendant de pouvoir publier son premier ouvrage. Ce sera Block 109, aux Éditions Akiléos avec son copain Ronan Toulhoat : une uchronie de 200 pages sur la Seconde Guerre mondiale saluée par la critique et plébiscitée par les lecteurs. Après 4 volumes de Block 109, il s’attaque ensuite à une série d’anticipation : Chaos Team, et surtout à un thriller médiéval à succès : Le Roy des Ribauds. En 2017, Vincent rejoint les Éditions du Lombard pour traiter, au travers de The Regiment, d’un autre sujet de la Seconde Guerre mondiale : l’histoire vraie de la création du SAS dans le désert nord-africain. En 2021, il se lance dans la réécriture du mythe de Robin des bois avec la série Nottingham, qu’il co-signe avec Emmanuel Herzet et dont Benoît Dellac assure l’illustration.

Emmanuel Herzet est né en 1973 à Frameries, en Belgique. Aujourd’hui installé dans la région de Namur, il enseigne l’histoire et le français au collège. Passionné par la toile des siècles passés, volontiers éclectique, il se lance dans l’écriture de scénarios, une activité qui prend forme lorsque Le Lombard lui présente Piotr Kowalski en 2004. Ensemble, les deux hommes réalisent « La Branche Lincoln », première pierre d’une carrière prometteuse. Un édifice qu’il consolide aujourd’hui en scénarisant les séries « Narcos », « Centaures » et le spin-off du célèbre « Alpha », genre dans lequel il est parfaitement à l’aise. En effet, Herzet n’aime rien tant que les intrigues géo-politiques, les grandes familles qui nous gouvernent et révéler l’envers du décor. Et l’Histoire, qu’il connaît si bien, n’a pas fini de lui fournir la matière première pour nous faire réfléchir et trembler ! Il retrouve sa passion dans la série de cape et d’épée, « Duelliste » et investit la mythologie avec « Les Prométhéens ».

Né en 1982, dans un petit village près de Toulouse, son imagination est bercée pendant son enfance par Tintin, Astérix et les Schtroumpfs. À 11 ans, il tombe sur son premier comics qui appartenait à son père. Il découvre le mensuel Strange avec ses histoires de Spider-man ou bien encore d’Iron Man et des Vengeurs. Son rêve de faire de la BD ne cesse de grandir mais reste inaccessible. Puis en 2004, il entre à l’École Pivaut à Nantes. Il arrête ses études en cours, mais, en 2008, il rencontre Thierry Gloris. De cette rencontre naîtra Missi Dominici (Vents d’Ouest), sa première série et ses premiers pas dans le monde de la bande dessinée. Suivront plusieurs collaborations chez Delcourt (L’Homme de l’année, tomes 5 et 9, Ligne de Front, tomes 2, 6 et 10) et Soleil (Le Cinquième Évangile, tome 4). Puis l’appel des colts et des haches s’est fait sentir avec d’un côté le western Sonora, avec Jean-Pierre Pécau (Delcourt) et de l’autre une épopée viking, Serpent Dieu, avec Jérôme LeGris (Glénat). À présent, le premier tome de sa dernière série s’achève, avec Vincent Brugeas et Emmanuel Herzet au scénario aux éditions du Lombard, et cette fois-ci il va vous falloir trouver votre âme de brigand : le mythe de Robin des bois est de la partie avec Nottingham.

Un « pas à pas » posté par Benoît Dellac sur la réalisation de la couverture :

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Jim

Ah oué carément un tableau : fou !

C’est loin d’être la première fois que je vois ça : les couvertures de XIII par Vance ou de Thorgal par Rosinski sont des toiles. Mais ouais, ça fait plaisir de voir que le tradi n’a pas dit son dernier mot !
:wink:

Jim

Je parlais surtout de l’aspect tableau, mais je trouve ça fou que les auteurs migrent de plus en plus sur du numérique, ils se coupent quand même de vendre leur planche à un certain prix…

Euh, oui… je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que tu veux dire par là…

Là-dessus, je suis bien d’accord : certains d’ailleurs reviennent au tradi, ne serait-ce que pour l’encrage, afin de conserver cette source de revenus.

Jim

Bah… Il a fait un tableau xD
Après pour moi le tradi est de faire un dessin non numérique et ça c’est pas rare quand même… Du moins je parle avec ma vision comics !

Oui c’est pas bête, on m’a fait ça en com récemment, je trouve ça pas bête du tout

Voui voui.
Là, j’ai l’impression, au vu des photos, que c’est sur carton, là où Rosinski travaillait sur toile carrément. Personnellement, ça ne m’étonne guère, j’ai déjà vu ça (chez Lauffray, par exemple), mais c’est toujours chouette à découvrir.

Ah oui oui, encre sur papier, c’est pas rare. Et y a des gars qui maîtrisent suffisamment l’outil pour donner un rendu indiscernable. Un jour, j’ai proposé à Bojan Vukic de lui acheter une planche de Grands Anciens, et il m’a dit que c’était impossible. J’étais étonné : « ah bon ? tu vends pas tes planches ? » Et c’est là qu’il m’a répondu « C’est pas ça, c’est simplement que je bosse sur numérique et que je n’ai pas d’originaux ».

Bajram explique souvent que pour lui, une planche, c’est « le déchet de la BD », une matière première, alors que la BD, c’est le produit fini, l’album. C’est pour ça qu’il est passé au tout numérique, me semble-t-il. Mais Louis, au contraire, passe de l’un à l’autre, notamment sur Tessa. Chez lui, deux arguments : d’une part l’aspect sensuel du travail sur la planche, sur le papier, et d’autre part l’aspect financier que tu évoques.

Jim

Oh purée.
Deux lignes, quatre phrases pour une approche super simple, super fluide, super efficace.
Super concept. Je suis curieux.

Il y a aussi l’efficacité. Pour en avoir discuté avec certains, ils gagnent un temps fou avec la tablette, notamment pour retravailler les planches, les assembler,… (d’après ce qu’ils disent). Le papier et le crayon, c’est pour les dédicaces et les vacances.

C’est plus facile, aussi, de corriger un truc raté… On n’a pas besoin de tout recommencer !

Tori.

Non mais en principe les corrections ils les font en numérique.

Tout dépend à quelle étape tu en es…
Si tu travailles directement en numérique, tu peux corriger immédiatement.

Tu peux aussi facilement essayer plusieurs versions pour voir ce qui fonctionne le mieux.

Tori.

Je te parle de retouche une fois une planche faite. Pour en avoir discuter avec certains (qui font crayonné et encrage), ils font la planche, puis la scan et retouche l’image scanné. Beaucoup plus simple

Oui, je sais que beaucoup utilisent cette méthode hybride.
Mais il y en a aussi qui font du tout numérique.
Travailler avec plusieurs calques, c’est un gros confort (alors que sur une planche, ils n’ont souvent qu’un seul support, rarement plus de trois (crayonné, encrage, couleur)).

Tori.

Ouioui mais ça c’est un autre sujet, je sais très bien pourquoi les artistes passent en numérique, je dis juste que ça les coupe d’une certaine rentrée d’argent, il n’y avait pas un débat de qui est le plus pratique. Sachant qu’il y a une solution pour tout, aujourd’hui.