J’ai finalement regardé Rakka et Firebase, qui font partie des principaux courts-métrages Oats Studios avec une durée d’une vingtaine de minutes. Dans le premier, on retrouve Sigourney Weaver dans une histoire très classique d’invasion extraterrestre. Les humains ont été décimés et les rares survivants tentent de résister à ces gros lézards de l’espace. Rien de bien neuf donc, les influences sont visibles mais l’apparence des aliens est soignée et il y a des plans saisissants dans la première partie.
Firebase est tout de même plus marquant. J’ai beaucoup aimé cette atmosphère très sombre, l’utilisation judicieuse des images d’archives dans les témoignages, la qualité des effets spéciaux pour une telle production à petit budget, le gore suintant et efficace…et ce personnage impressionnant de « Dieu de la Rivière » capable de maîtriser le temps et l’espace et qui est la personnification de la douleur et de l’horreur de la Guerre du Vietnam.
Ce qui m’a moins plu, ce sont les deux chutes très abruptes. Comme je le mentionnais plus haut, Blomkamp présentait Oats Studios comme un laboratoire d’idées, avec des courts pouvant devenir potentiellement des films. Et on touche là aux limites de l’exercice…les deux histoires se terminent sur des fins ouvertes, ce qui peut être frustrant, et les efforts de Blomkamp pour faire de Firebase un long métrage se sont soldés par un échec, rejoignant ainsi la longue liste de ses projets avortés…