OPÉRATION COPPERHEAD (Jean Harambat)

Opération Copperhead, c’est une histoire aussi vraie que rocambolesque du contrespionnage britannique pendant la Seconde Guerre mondiale.
À partir d’un fait réel, Jean Harambat crée de toutes pièces une histoire d’une inventivité folle et réalise un pastiche désopilant et fantaisiste de trois protagonistes : les comédiens David Niven, Peter Ustinov et Clifton James. Il s’agit, selon une idée de Winston Churchill, de recruter et de former un sosie (Meyrick Edward Clifton James) pour jouer le rôle du général Montgomery – le général des forces alliées, alors surveillé par les nazis – et ainsi induire en erreur l’ennemi quant au lieu réel du Débarquement. Dans le même temps, alors que la capitale anglaise subit le Blitz, la vie se déploie dans les cabarets où officie une vénéneuse – et néanmoins charmante – jeune femme, Vera.
Cette histoire burlesque où rien n’est entièrement vrai ni entièrement faux est aussi un hommage au cinéma, notamment à la « comédie sophistiquée » des années 1930 et 1940, avec un dynamisme, un sens de l’à-propos et un flot de dialogues (Lubitsch en était le maître) !

Né en 1976, Jean Harambat suit des études de philosophie qui le conduisent à des activités diverses (travail dans une ferme en Argentine, logisticien pour Action contre la faim, au Liberia) avant de trouver sa voie avec l’écriture et le dessin. Il réalise des reportages illustrés pour la presse écrite (‘Le Monde’, ‘XXI’, ‘Télérama’, ‘Sud Ouest, ‘L’Équipe Mag’). « Les Invisibles » (Futuropolis, 2008), son premier album, qui raconte une révolte en Chalosse au XVIIe siècle, remporte le prix de la meilleure bande dessinée historique aux Rendez-Vous de l’histoire, à Blois. Suivront quatre autres titres dont le dernier, « Ulysse, les chants du retour » (Actes Sud, 2014), est sélectionné à Angoulême en 2015. Avec cet album, Jean Harambat remporte le prix de la BD du « Point » et, à nouveau, le prix de la meilleure bande dessinée historique, à Blois. En 2017, il sort « Opération Copperhead » (Dargaud), une histoire aussi vraie que rocambolesque du contrespionnage britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Après s’être amusé (et nous avoir amusés !) avec les codes du roman d’espionnage, le talentueux Jean Harambat s’attaque au roman policier avec « Le Detection Club » (Dargaud, 2019) !

  • Album : 176 pages
  • Editeur : Dargaud (29 septembre 2017)
  • Collection : Opération Copperhead
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2205074849
  • ISBN-13 : 978-2205074840
  • Dimensions du produit : 21 x 2,2 x 28 cm

Conseillé par de grandes marques de Kab :

Jim

Je confirme que c’est très bien c’est une anecdote de l’histoire assez loufoque et improbable surtout en cette période de guerre.

Je l’ai lu en une soirée, dévoré pour ainsi dire. C’est très drôle (le gag du taxi est irrésistible), assez délicat dans les portraits brossés, très bien rythmé. L’insertion de documents écrits, tirés des mémoires des différents protagonistes, désarçonne au début, mais au final c’est très efficace et ça crée des effets bienvenus.

Le dessin, un peu géométrique et qui, je ne saurais trop dire pourquoi, me faisait penser à une sorte de Kevin O’Neill franco-belge, laisse un peu dubitatif au départ, avant de convaincre pleinement.
Un album qui en fait séduit à mesure qu’on le lit.

Et je ne regarderai plus Mort sur le Nil de la même manière.

Bon, je crois que je vais lire The Detection Club bien vite, désormais.

Jim

Content que ça t’ai plu.

Ouais, c’est marrant, bien fichu, un peu déconcertant au début à bien des niveaux (surtout que je ne connais pas l’auteur), mais c’est chouette.

Jim