ORDURE ! (Jon S. Baird)

[quote]DATES DE SORTIE PREVUES

Septembre 2013 (UK)
Indéterminée (France)

REALISATEUR & SCENARISTE

Jon S. Baird, d’après le roman de Irvine Welsh

DISTRIBUTION

James McAvoy, Jamie Bell, Imogen Poots, Eddie Marsan, Jim Broadbent…

INFOS

Long métrage britannique
Genre : comédie/drame/policier
Titre original : Filth
Année de production : 2013

SYNOPSIS

Un policier écossais, misanthrope, obsédé sexuel et accro à la cocaïne est censé enquêter sur un assassinat brutal…[/quote]

La bande-annonce :

Roooh, ça pourrait me plaire ça. Y a un petit côté Lebowsky là-dedans de ce que j’ai pu voir dans la BA !

Je me disais “tiens, ils font le truc de Morrison en BD ? ça risque d’être grave !”

et en fait, ça a l’air d’être… Pire !

je veux voir ça.

Ah ouais, “Bad Lieutenant” chez les Rosbeefs, ça peut le faire…
Tiens, le mec qui donne la réplique à Mc Avoy dans le premier plan de la BA, c’est le mec qui joue le chef des flics dans “Hot Fuzz” d’Edgar Wright, il me semble…

Un an après l’Angleterre, Filth sortira finalement chez nous le 24 septembre, directement en DVD.
Titre français : Ordure !

Bon, je l’ai enfin vu.

Effectivement, on peut le décrire comme un Bad Lieutnant Bif. Et le fait que ce soit Bif, en l’espèce, est déterminant. Les Nangliches sont pas câblés comme les Ricains, et tout l’aspect rédemption/regard de Dieu qui structure complètement le film de Ferrara (j’ai pas vu le Herzog) est ici… complètement absent. La construction psychologique du personnage repose sur d’autres ressorts, et la façon dont elle est progressivement dévoilée est redoutablement efficace.

Après, big up à James McAvoy, qui combine son côté jeune premier sur le fil/genre idéal avec un mordant sarcastique assez jouissif, ce petit côté Brit bien élevé mais qu’on devine horriblement décadent qui faisait déjà la force d’un Jude Law, par exemple. Et surtout, il fait très bien passer l’idée que ce charme et cette bonne humeur ne sont qu’un masque destinés à cacher le vide intérieur abyssal dans lequel le personnage s’engloutit peu à peu.

C’est hyper fort. Il est bon dans les rôles de crapules, McAvoy.

Je l’ai vu aussi il y a quelques semaines, et si j’ai adoré l’interprétation de McAvoy, vraiment excellent en effet, j’ai détesté la réalisation, techniquement parfois impressionnante, mais trop flashy et “danny boyle-esque” pour moi.
D’autre part, si le parcours du personnage principal de la première scène à la révélation du “twist” n’est pas inintéressant, cette façon de mettre en avant la dérisoire et pas très passionnante course à la promotion du “héros”, durant toute la première partie du film, est assez pataude. C’est peut-être fait exprès, je sais pas, mais c’est raté à mes yeux dans ce cas-là (pas d’enjeux ou des enjeux ridicules = pas beaucoup d’intérêt pour le spectateur…).
Reste un côté débile et régressif assez jouissif, avec un certain jusqu’au-boutisme dans la provo, et des moments vraiment très marrants. Jamie Bell (“Billy Elliot”) par exemple est excellent dès qu’il apparaît, avec ses problèmes de p’tit zizi.

Justement, on sent bien dès le départ que la promo est un truc naze, tant le type est une caricature de “type qui croit au mythe du winner”, et qu’elle est vidée de son sens (on promeut celui qui fait le mieux son travail) par la façon dont il compte l’obtenir.

Pour moi, c’est justement le twist qui est peu intéressant. ceci dit, c’est un peu un faux twist, puisqu’il interragissait peu avec le récit. ça devient un éclairage, une confirmation plus qu’un twist, en fait.

sérieux, j’ai vraiment bien aimé.

Oui, c’est pour ça que je mettais “twist” entre guillemets, car ce n’est pas un vrai twist au sens où il renverse complètement le film et le remet totalement en perspective. C’est plus une confirmation, comme tu le dis.