OUTCAST #1-46 (Robert Kirkman / Paul Azaceta)

L’éditeur Image comics annonce un nouveau comics horrifique de la part du scénariste Robert Kirkman, créateur du phénomène The Walking Dead, et du dessinateur Paul Azaceta via un teaser destiné au New York Comic Con de ce weekend.

Le projet est marqué du label Skybound créé par Kirkman pour promouvoir les séries qu’il parraine.

http://imageshack.us/a/img35/9003/2yd2.jpg

http://imageshack.us/a/img69/950/pcg2.jpg

http://imageshack.us/a/img580/2922/kc75.jpg

http://imageshack.us/a/img545/6869/tchd.jpg

Liens
Le site de l’éditeur: imagecomics.com
Le blog du dessinateur: lazypalooza.blogspot.fr
Le site de Skybound: skybound.com

Le teaser le moins cher de l’histoire des comics ?

Cette nouvelle série régulière de Robert Kirkman et Paul Azaceta se nomme “Outcast”:

le jeune Kyle Barnes a été poursuivi toute sa vie par des forces démoniaques. Lorsqu’il décide d’en comprendre la cause, il découvre que son petit problème met en danger la planète entière.

Ce projet a déjà été “optionné” par la Fox pour une possible adaptation télévisée. La série débutera en 2014.

http://imageshack.us/a/img4/1760/x47k.jpg

[size=150]COMMENTAIRES DU SCÉNARISTE ROBERT KIRKMAN[/size]

Tiens, ça m’avait échappé.
Azaceta, quoi ! Rien que ça, je suis preneur.

Jim

Ci-dessous, la couverture variante de Outcast #1 réalisée par Jason Latour:

http://imageshack.com/a/img849/7473/5xl1.jpg

[quote]OUTCAST #1
Written by: Robert Kirkman.
Art by: Paul Azaceta, Elizabeth Breitweiser.
Cover by: Paul Azaceta.
Description: Kyle Barnes has been plagued by demonic possession all his life and now he needs answers. Unfortunately, what he uncovers along the way could bring about the end of life on Earth as we know it.
Pages: 32.
Price: $2.99.
In stores: June 25. [/quote]

Source: www.comicscontinuum.com

[size=150]INTERVIEW DE ROBERT KIRKMAN & PAUL AZACETA[/size]

[quote]Outcast #3
Story by Robert Kirkman
Art by Paul Azaceta
Colors by Bettie Breitweiser
Cover by Paul Azaceta
Publisher Image Comics
Cover Price: $2.99
Release Date Wed, August 27th, 2014
MATURE READERS
“I REMEMBER WHEN SHE LOVED ME.”
KIRKMAN & AZACETA’s horror epic continues. Details of Kyle’s life, in the time before he returned to Rome, West Virginia, are revealed…as the danger from all around him intensifies.[/quote]

Source: www.comicbookresources.com

http://imageshack.com/a/img540/1898/r5q19E.jpg

[quote]OUTCAST #8

Written by: Robert Kirkman.

Art by: Paul Azaceta.

Cover by: Paul Azaceta.

Description: “A vast and unending ruin.” Kyle witnessess Reverend Anderson’s struggle to prove his worth in the face of unrelenting failure.

Pages: 32.

Price: $2.99.

In stores: April 29. [/quote]

http://imageshack.com/a/img537/497/QSURQV.jpg

http://imageshack.com/a/img540/9159/vZYyLN.jpg

http://imageshack.com/a/img911/8733/aoMQJz.jpg

Source: comicscontinuum.com

Je viens de lire les trois premiers TPB, et je dois avouer que je suis plutôt agréablement surpris. Je me doutais que ce serait bien raconté et bien joli à regarder, car le style d’Azaceta est à la fois épuré et vivant, et les couleurs d’Elizabeth Breitweiser sont toujours d’une grande subtilité.

OutcastTPB1

Qui plus est, le sujet, à savoir une sorte de renouveau du thème de l’exorcisme, ici placé dans une petite ville de province où tout le monde se connaît, était plutôt prometteur. Oui, mais il y avait un gros hic en ce qui me concerne, la présence de Robert Kirkman au générique.
Je reproche à ce scénariste des techniques narratives répétitives, un certain goût pour la “shock value” d’images gore, une tendance navrante à éviter les dialogues en surexploitant des monologues à rallonge qui désamorcent toutes les interactions entre personnages.

OutcastTPB2

J’avais cependant signalé qu’à mon avis, ses différentes expériences professionnelles (à commencer par l’écriture collective de l’adaptation télévisée de son Walking Dead, mais on peut également citer le partage de l’écriture dans Thief of Thieves) lui avaient permis d’aborder son travail d’une nouvelle manière et de remettre en question ses réflexes techniques.
La lecture de ces trois premiers tomes m’a conforté dans l’idée que Kirkman a considérablement assoupli sa manière d’écrire. Bon, certes, il est ici aidé par un dessinateur qui dispose de nombreux atouts, et ça se voit. Mais force est de reconnaître qu’il utilise désormais avec finesse les silences, les échanges entre deux personnages, voire les petites subtilités de langage qui font tendre l’oreille au lecteur attentif.

OutcastTPB3

L’ensemble est plutôt bien troussé, et si le deuxième tome rappelle un peu (un peu trop ?) le premier, il a le mérite de montrer plusieurs situations et de faire avancer les deux personnages principaux dans la constitution de leur stratégie. Le troisième tome passe la vitesse supérieure, annonçant une intrigue qui bouge et des changements dans la situation.
Les personnages sont plutôt bien tenus, même s’il arrive à Kirkman de ne pas rappeler qui ils sont, si bien que même dans la lecture par recueil, on peut perdre le fil (c’est dire comme la lecture au numéro peut perturber. Mais dans l’ensemble, ils ont tous une voix propre, et les trois tomes contiennent de chouettes moments d’émotion (l’incarcération, le réveil de Mark…).
Bref, c’est plutôt pas mal. Et ça me donne envie de lire les trois tomes suivants.

Jim

Je viens de lire les trois tomes suivants. Si je suis moins enthousiaste que précédemment, l’ensemble continue à être passionnant, même si Kirkman reprend des motifs déjà explorés dans des séries plus connues.

Le quatrième tome continue sur la lancée des trois précédents, confrontant Kyle Barnes et le révérend Anderson au sournois et inquiétant Sidney. On commence à avoir la pleine mesure de la menace, l’ampleur de la situation, et Kirkman déploie des astuces narratives intéressantes. À ce sujet, les TPB américains, qui enquillent les pages des différents épisodes sans marquer de poses, ruinent peut-être un peu certains effets (par exemple, quand le scénariste reprend l’action un peu plus tôt, afin de suivre un personnage dans la même chronologie et de le faire aboutir à l’endroit où on l’a vu dans l’épisode précédent, en ayant ainsi détaillé sur parcours jusqu’à ce point). Un choix étonnant.
La chose intéressante à ce niveau de l’histoire, c’est que le scénariste redéfinit la possession démoniaque : le comportement violent du possédé (grognements, agressivité…) s’explique par le fait que le “démon” à l’intérieur n’est pas habitué aux flots de sensations liées à un corps humain. Idée assez formidable, qui permet en quelque sorte “d’humaniser” le possédé, l’ennemi. C’est plutôt astucieux.

Le cinquième tome voit l’arrivée d’un personnage dont l’absence avait été soulignée précédemment. Malgré cela, il apparaît un petit peu comme un deus ex machina dans le récit, et si Kirkman a l’intelligence de le fragiliser voire d’en faire un poids pour les protagonistes, la sensation du cheveu sur la soupe demeure. Elle se fera sentir à nouveau à l’arrivée d’un nouveau méchant, et ça fait un peu beaucoup.
Kyle Barnes, sa sœur, sa femme et sa fille constitue le noyau dur d’une petite communauté qui semble au courant de ce qui se trame dans le bled, opportunément nommé Rome. On obtient donc une structure plus proche des Envahisseurs que de l’Exorciste, et c’est d’ailleurs pas plus mal, parce qu’il est temps que la série parte explorer une direction nouvelle par rapport au genre, balisé, dans lequel elle s’inscrit. Différents termes s’imposent, notamment celui de l’invasion, ce qui me semble intéressant dans le contexte de notre société actuelle, dans laquelle l’image du mur est vibrante. D’ailleurs, dans le tome 6, ce mur prendra une importance évidente.
L’autre idée intéressante est que la notion de “démon” (et par conséquent “d’ange”) est redéfinie dans le cadre de la série. Le nouveau personnage donne des explications à Kyle (il s’agirait en fait de deux forces issues d’une autre dimension, dans laquelle l’équilibre a été rompu, obligeant les ressortissants des deux camps à se réfugier dans le monde des hommes), que ce dernier interprète à l’aune de son scepticisme, là où le révérend y voit la sempiternelle guerre entre anges ailés et démons cornus. La scène est très bien ficelée, dans le sens où les deux alliés, qui somme toute ne sont d’accord sur rien, trouvent confirmation de leur vision et contentement évident, admettant qu’ils parlent de la même chose en des termes différents.
Le problème de ce tome, c’est que Kirkman revient aussi à des motifs soit faciles (c’est plus gore, et donc plus bourrin, là où les précédents tomes constituaient une belle galerie de portraits touchants laissant la place à l’imagination) soit répétitifs (celui du père formateur qui enseigne la violence “pour le bon droit” à son fils qui semble ne rien remettre en question, pour une fois). Ce qui fait que l’originalité de la série se dilue un peu.

Le sixième tome pousse la logique plus loin. Les deux camps s’organisent, marquent des points, leur lutte déborde dans la société, et notamment dans les médias. C’est là que le groupe constitué autour de Barnes et Anderson se mure afin de se protéger. On renoue donc avec le motif de la communauté qui résiste à l’ennemi, propre à la logique de Walking Dead. Certaines planches de confrontation avec les possédés fonctionne précisément sur ce genre de chorégraphie. Là encore, Outcast y perd de sa personnalité. Dommage.
En revanche, le point fort, c’est que Kirkman, en associant l’image du mur à la médiatisation de l’affaire, parvient à retourner son paradigme, et à conclure ce volume en montrant la communauté de Kyle (les gentils) sous l’apparence d’une secte violente, et les forces armées de Rholand (les méchants) sous celle des policiers abattus par des forcenés. Jolie prouesse d’écriture.

“Conclure” ? Pas vraiment ! Arrivé à la fin de ce sixième tome, le scénariste nous laisse sur un cliffhanger de taille, qui élargit le champ d’action (notamment à la ville, à l’univers urbain), promettant des déclinaisons susceptibles de sortir un peu des courses-poursuites et fusillades en forêt.
Sauf que, à ma connaissance, la série s’est arrêtée là pour l’instant. Je ne pensais pas dire ça un jour d’une série écrite par Kirkman, mais j’espère qu’elle reprendra rapidement, parce que j’ai envie de lire la suite.

Jim

La série vient tout juste de reprendre pour un long arc narratif final qui fera 11 ou 12 épisodes, je crois…

Ah, je savais bien que quelqu’un allait apporter des éclairages.
Merci.
Je vais surveiller ça.

Jim

outcast42c

OUTCAST #42

Written by: Robert Kirkman.

Art by: Paul Azaceta.

Cover by: Paul Azaceta.

Description: Kyle has gathered more Outcasts together, and while it does make them stronger, it also brings greater danger.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: August 7.

Source : www.comicscontinuum.com

La couverture de Outcast #48, l’ultime épisode de la série qui sortira fin mai :

outcast-by-kirkman-azaceta-48_c035cbd1c1

OUTCAST #45

Written by: Robert Kirkman.

Art by: Paul Azaceta.

Cover by: Paul Azaceta.

Description: « The Merged, » part three. The Great Merge continues, and the final story arc marches on! As his journey nears its end, Reverend Anderson begins to question if he’s been on the wrong side all along.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: May 20.

Source : www.comicscontinuum.com

Outcast #48 sortira le 21 octobre.

outcast46c

OUTCAST #46

Written by: Robert Kirkman.

Art by: Paul Azaceta.

Cover by: Paul Azaceta.

Description: « The Merged, » part four. The Great Merge continues! Megan’s life has been turned upside down. Everything she’s ever known has been changed or taken away…but soon, all of that will finally end, for better or for worse.

Pages: 32.

Price: $3.99.

In stores: September 16.