PENDRAGON t.1 (Jérôme Legris / Benoît Dellac / Paolo Martinello)

Annoncé par Glénat à Angoulême :

Jim

Uther ?

Je sais pas trop.

Jim

Couverture (avec changement de logo) :

Jim

Il y aura aussi une édition noir & blanc :

Jim

Pendragon - Tome 01: L’épée perdue

Arthur, le retour de la légende.

Depuis le départ des légions romaines, les dieux semblent avoir abandonné les hommes et les terres d’Alba. Et cet antique royaume est désormais la proie de guerres féroces et incessantes. Pourtant, le sorcier Merlin cherche sans relâche à rétablir l’harmonie. Il devra, pour ce faire, trouver enfin un roi capable de mettre un terme aux querelles intestines entre les Sept Royaumes. Un roi capable aussi de rétablir les anciennes croyances face à l’émergence d’une nouvelle religion. Alors que les combats font rage sur les terres du roi Leodan, la prêtresse Nimue sent que l’heure est proche. Bientôt, un homme fera entrer l’Angleterre dans un âge nouveau : Arthur. Chef de guerre local sans rêve de grandeurs, Arthur n’a pas l’ambition de devenir le Haut-Roi des Basses-Terres. Pourtant ses exploits ont déjà plusieurs fois montré ses qualités de leader et de fin stratège. Pour certains, le futur époux d’Elwen, fille du défunt roi Leodan, incarne le seul espoir face aux troubles grandissants qui menacent l’unité d’Alba. Arthur acceptera-t-il la lourde charge proposée par Merlin ? Saura-t-il se montrer digne de l’espoir qui a été placé en lui ?
Et si le roi Arthur avait régné au Ve siècle après J.-C. ? Avec un premier cycle prévu en quatre tomes, Jérôme Le Gris revisite librement le mythe chrétien du Graal en l’inscrivant dans le contexte historique qui aurait vu émerger cette figure légendaire. Le dessin généreux et flamboyant de Paolo Martinello nous propose un univers sauvage, empreint de mythologie celte, tout en s’appuyant sur le story-board hollywoodien de Benoît Dellac.

  • Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD (6 septembre 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Relié ‏ : ‎ 48 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2344040145
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344040140
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 788 g

Jérôme Le Gris est un auteur de bande dessinée. En 2011, il signe son premier album Horacio d’Alba, avec Nicolas Siner, puis Malicorne, avec Rémi Bezançon et Timothée Montaigne. En 2019, il écrit Serpent Dieu, une épopée viking dessinée par Benoit Dellac. Il enchaîne en 2021 avec Les Âges Perdus, une saga rétro-apocalyptique avec Didier Poli, adapte en 2022 Hawkmoon de Michael Moorcock avec Benoit Dellac et entame en 2023 une nouvelle série flamboyante sur la geste arthurienne, Pendragon, avec Paolo Martinello et Benoit Dellac. Réside à Paris.

Benoît Dellac est né en 1982, dans un petit village près de Toulouse. Pendant son enfance, son imagination est bercée par Tintin, Astérix, Les Schtroumpfs, comme beaucoup d’autres auteurs de BD ! Puis à l’âge de 11 ans, il tombe sur son premier comics dans le grenier. Il découvre le mensuel « Strange » avec ces histoires de Spiderman ou bien encore Iron Man et les Vengeurs… Depuis ce jour, ce plaisir de lire des comics continue. La vie continue et son rêve de faire de la BD grandit toujours, mais paraît inaccessible…

En 2004, il fait son entrée dans l’Ecole Pivaut à Nantes. Après deux ans et demi de cours, il arrête le cursus en cours pour se lancer dans des projets divers. En 2008, il rencontre Thierry Gloris grâce à un ami et collègue, Jean-Paul Bordier (dessinateur de Souvenir d’un Elficologue). De cette rencontre naîtra Missi Dominici (aux éditions Vents d’Ouest), sa première BD et ses premiers pas dans le monde de la bande dessinée.

En avril 2009, il est contacté par Nicolas Jarry qui lui propose de mettre en scène l’œuvre de Roger Zelazny, Les Princes d’ambre. Ne connaissant pas encore cette œuvre, il est intrigué et se plonge dans cet univers si particulier : le voici aux commandes d’une nouvelle aventure !

Aprés avoir conclu la trilogie Missi Dominici, il a eu la chance d’avoir une proposition de Fred Blanchard. Et depuis 2011, il travaille avec Jean-Pierre Pecau au scénario sur un one-shot aux éditions Delcourt.

Paolo Martinello s’installe en 2002 comme dessinateur freelance, et collabore avec les principales maisons d’édition italiennes. Il travaille entre autres sur la série italienne Dylan Dog. Chez Glénat, il réalise avec Mathieu Gabella les trois tomes de Trois souhaits et le Catherine de Médicis. Il est par ailleurs le dessinateur de Sacha Guitry et du tome 9 de la collection Conan le Cimmérien. Il réside à Bologne en Italie.

Pendragon - Tome 01 - N&B: L’épée perdue

  • Éditeur ‏ : ‎ Glénat BD (6 septembre 2023)
  • Langue ‏ : ‎ Français
  • Relié ‏ : ‎ 56 pages
  • ISBN-10 ‏ : ‎ 2344059156
  • ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2344059159
  • Poids de l’article ‏ : ‎ 788 g

Quelques extraits :

Jim

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Autre extrait :

Jim

Ah quand même.

Faut que je la lise, tiens.

C’est pas mal.

C’est beau, déjà. Benoît Dellac et Paolo Martinello proposent de très belles planches, très travaillées, avec de belles ambiances. Parfois un peu trop travaillées, en fait, car c’est tellement hachuré et détaillé que la lecture est un rien moins fluide ; le mieux peut être l’ennemi du bien.
Mais cela demeure un léger bémol, tant l’ensemble est intense, prenant et magnifique, dans une reproduction alternant entre une apparente fidélité à un semblant de bas Moyen-Âge, et une approche fantastique bluffante (cette double page d’ouverture avec les troupes de loups humanoïdes du dieu Crom, wow).
Bon, il y a quelques plans « nichons » un peu faciles, mais ça a l’avantage d’être bien dessiné.

C’est donc beau… et plutôt bien, au scénario. Pas mal, en fait.
Mais juste pas mal, pour l’instant.

Jérôme Legris livre un bon scénario, mais un rien trop lent… et scolaire.

Peu de choses se passent finalement, et si les auteurs veulent embrasser toute la Geste arthurienne, on peut être partis pour bien trente tomes, là. On voit en effet ici l’origine rapide de Calibur l’épée, l’état des lieux de l’île d’Alba après les temps glorieux vus par Merlin (qui veut les ramener) et le passage des Romains (« ceux de l’aigle »), avec sept rois qui se partagent les terres et un Haut-Roi des Basses-Terres, un Pendraig, héritier du monarque qui a repoussé le dieu Crom jadis. Arthur est le fils bâtard du Pendraig actuel, qui renie son fils mauvais Mordred et l’abandonne esclave aux Pictes. Arthur est un mercenaire, qui tente de s’acheter une place en aidant un roi local à repousser un autre, enragé que la fille Elwenn du premier ait abandonné le mariage prévu (car elle préfère Arthur). Finalement, Merlin manigance, Arthur suit avec flegme, ça bataille un peu, le Pendraig subit quelque chose, et les cartes vont être redistribuées, même s’il faut trouver « quelqu’un » pour marier vite Arthur et Elwenn, et potentiellement l’évêque Barnard, dont la religion du dieu blanc s’institue lentement sur l’île. Tandis que Nimue est « appelée » par Calibur, perdue depuis des siècles.

Et c’est bien, en soi, mais quand même lent. On sait bien comment les choses vont tourner, et c’est bien que Jérôme Legris prenne son temps, mais il le fait peut-être un peu trop, ici. Ca papote beaucoup, ça parlemente, Merlin explique beaucoup et longtemps ses manigances.
C’est sympa’ en soi, mais lent. Et scolaire.
Parce que Jérôme Legris semble vouloir vraiment bien poser son monde, sa version, avec énormément de rappels, d’explications, d’éléments narrés et posés dans le contexte. Ce qui est une très bonne chose, mais finit par user par manque d’action et de moments un peu prenants (la bataille d’Arthur est trop vite expédiée).
J’ai dû faire une demi-douzaine d’allers-retours entre ma lecture et la carte au début de la BD, pour savoir de quel roi et quel Caer on parle. C’est cool et riche en soi, mais ça devient un peu usant par manque de dynamisme… de rythme, au fond.

En conclusion, c’est un premier tome très beau, très agréable, avec une approche mi-médiévale réaliste, mi-fantastique, qui lorgne sur le Game of Thrones sur la géopolitique et les monstres. Les changements ou altérations du mythe ne choquent pas, fonctionnent assez (même si bon, Mordred en demi-frère d’Arthur, c’est bof), mais… c’est lent, scolaire, et finalement Arthur reste assez « creux » pour l’instant. Trop flegmatique, trop stoïque, trop suiveur de Merlin (même si ça s’explique dedans), trop dans la réussite.
Je lirais la suite, mais je ne suis pas emballé. Je mettrais bien 6,5/10.

C’est joli, mais chiant, je me suis endormie 3 fois dessus.

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Le monsieur est moins gentil que moi, mais je ne trouve pas d’argument pour contester réellement son allégation. :slight_smile:

Benoît Dellac sur son compte Facebook le 5 novembre 2023 :

Jim

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Benoît Dellac sur son compte Facebook le 2 décembre 2023 :

Jim

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