POISON CITY t.1-2 (Tetsuya Tsutsui)

Découvrez la dernière oeuvre en date de Tetsuya TSUTSUI

 

Lire l’article sur Manga Sanctuary

La critique de Poison City T.1 (Simple - Ki-oon) par Skeet est disponible sur le site!

Lire la critique sur Manga Sanctuary

Belle chronique, ça donne envie de se laisser tenter ! Par contre tu dis « Il aurait peut-être mieux valu que l’explication en fin de tome soit placée au début pour renforcer le réalisme du récit », c’est évidemment un point de vue qui se défend mais je sais que dans mon cas, je pense que le choix de l’avoir justement mise à la fin permet de prendre du recul sur ce qu’on vient de lire tout en ayant en tête notre propre vision.

En fin de compte, là où tu dis que ça permettrait de rendre le récit plus réaliste, je te suis, mais je me demande si ce n’est pas justement l’inverse qui est recherchée ? Je pense que ça permet de lire l’histoire en tant que telle, et d’ensuite avoir la clé pour comprendre la motivation, ce qui permet d’avoir une double lecture.

Si tu commences par lire une oeuvre en ayant déjà en main toutes les clés, il est extrêmement difficile (et je sais de quoi je parle) de s’en détacher dans une éventuelle critique. Finalement, dans un tel cas ton avis se retrouve fusionné à celui de l’auteur et ce n’est plus vraiment le tient. C’est le piège mortel dans lequel beaucoup d’étudiants en droit tombent dans les premières années (peut-être aussi dans d’autres domaines évidemment) et qui amène au plagiat.

Bon j’extrapole (comme d’habitude XD) car les enjeux ne sont évidemment pas les mêmes mais c’est l’idée qui compte ! Enfin après, c’est également beaucoup une affaire de goût ! C’est juste que, je l’aurais effectivement mentionné, mais peut-être pas dans les points négatifs.

(j’ai envie de dire, tout ça pour ça XD)

J’avoue que comme je n’avais rien à mettre dans les points négatifs, j’ai mis ce petit détail car au final cela m’a un peu dérangé mais c’est totalement subjectif car comme tu le dis, cela peut être une qualité comme un défaut.

En fait pour ma part, lire l’explication de fin de volume avant de démarrer la lecture n’aurait pas eu pour conséquence d’influencer mon point de vue puisque dans le cas précis de ce manga, l’opinion de l’auteur est déjà très clairement exposé dès le début de l’œuvre et tout au long de celle-ci. On ne peut pas s’y tromper. Du coup, quand on lit ce manga, on ne sait pas s’il existe réellement des comités de censure tels que ceux qui ont été exposés. On ne sait pas si ce qu’on lit est de la science fiction ou une anticipation basée sur des faits réels. En gros, si on loupe l’explication de fin de tome, on croit juste à une extrapolation de ce que pourrait être la censure dans les quelques années à venir sans penser qu’en fait, on en prend déjà le chemin.

D’accord, effectivement je n’avais pas compris ça comme ça ! Mais pour le coup, ce que tu dis est effectivement légitime.

Très bonne chronique pour l’oeuvre d’un auteur dont j’apprécie énormément le travail. Qui plus est, ici, l’histoire est aussi en rapport avec le vécu de Tetsuya Tsutsui (censuré au Japon), ce qui rend l’ensemble très intéressant lorsque l’on connait le parcours un peu spécial de l’auteur. Il faut absolument que je me procure cette lecture. Par contre, je ne pense en réaliser une présentation-vidéo qu’à son dénouement…

Skeet, tu parles de vengeance… Je le vois plutôt comme une mise en lumière : Tsutsui montre du doigt un système vers lequel on pourrait aller.

L’auteur en profite pour parler de titres à la mode :

PqjNaZS

Tori.

Il fait référence à quel titre dans la bulle de gauche ?

Aku no hana (les fleurs du mal).

Tori.

Merci Tori. :wink:

@Tori : oui je suis aussi d’accord avec ça puisque je le dis également dans ma chronique. Je voulais simplement dire que répondre à cette censure via un autre manga était la meilleure des réponses.

Sympa cette chronique. Tetsuya Tsutsui est un de mes mangaka préféré,donc bien évidemment ce manga finira entre mes mains…

Très bonne chronique!
Comme tu le dis, c’est un manga qui est vraiment d’actualité! Les enjeux ne sont pas les mêmes, mais grâce à ce manga, on peut donner à réfléchir aux jeunes qui n’ont peut-être pas tous bien compris ce que « censure » et « liberté d’expression » veulent dire (je parle par expérience, étant professeur en collège ZEP).
Je voulais voir exactement le traitement qu’en ferait Tsutsui (même si je n’avais pas trop d’inquiétude). Maintenant que c’est fait, je vais en effet le conseiller fortement à mes élèves et à la documentaliste, car je pense qu’il faut que « Poison City » soit à la portée de tout collégien et lycéen.

Skeet vous parle de la conclusion de ce dyptique engagé

Lire l’article sur Manga Sanctuary

La critique de Poison City T.2 (Française - Ki-oon) par Skeet est disponible sur le site!

Lire la critique sur Manga Sanctuary

« Poison City est une fiction qui fait froid dans le dos »
c’est exactement ça, surtout quand en tant que lecteur on a du mal à savoir ce qui est exagéré par l’auteur ou non, du coup le mieux c’est vraiment le lire en prenant un maximum de choses au premier degré (avec un certain recul quand même) et là ça met une grande claque.

Jolie chronique !

L’audience publique qui est le « climax » du tome est vraiment bien décrite, on a même parfois envie de prendre la défense ou de venir au secours de ce pauvre Mikio, complétement acculé et incrédule face au déroulement des événements qui le dépassent très vite, et cette fin, waouh.
J’ai eu l’impression que dans ce tome plus encore que dans le précédant Tetsuya Tsutsui est encore plus virulent et intransigeant envers la censure et les censeurs, et ne laisse à aucun moment le lecteur douter ne serait-ce qu’ un instant penser que c’est un mal nécessaire, mais sans forcement prendre le lecteur en otage, c’est juste que le perso de Mikio ( et l’autre auteur celui d’Innocence) dégage forcément plus d’empathie.
Un très bon titre à posséder, et pas uniquement que pour les fans Tetsuya Tsutsui.

« Il essaie de présenter les choses de la manière la plus objective possible, comme on le ferait dans une dissertation de philo : thèse, antithèse et synthèse. »
Alors là, je suis complètement d’accord :slight_smile: Même si le but de Tetsuya Tsuitsui est de démontrer l’absurdité d’un système, certains arguments de la commission ne paraissent pas si débiles que ça…
Au final on se rend compte que tout n’est pas blanc ou noir et que malgré tous nos efforts pour avoir un système parfait, on sait bien que cette perfection n’existe pas et qu’il y aura toujours des mécontents ou des victimes. Ce manga est vraiment réaliste, il dépeint bien notre société (surtout japonaise) et toutes ses ambiguïtés.
La fin aussi m’a paru très juste. J’avais un tout petit peur de la fin, pas que Tetsuya Tsuitsui m’ait déjà déçu mais ce genre de « dystopie » (si on peut qualifier ça comme ça) et de dénonciation ciblée a tendance à se terminer sur une fin pas rose mais presque et un peu moralisatrice. Cette fin-là, sans échapper à ce schéma, reste parfaitement crédible.

En résumé, j’ai juste adooooré ce two-shot <3 Du réalisme, la liberté d’expression, une société aux multiples visages… Du Tetsuya Tsuitsui quoi!

Très bonne chronique. Je vais me prendre la série du coup. Merci ^^

Et encore, c’est modifié par rapport à la prépublication japonaise…
Il y a quelques cases différentes dans le dernier chapitre :
Comparez ces trois pages aux dernières pages du volume :



Dans la version française, on ne voit pas Mikio se faire raser le crâne, par exemple.

Tori.

Merci Tori pour les pages c’est vrai que c’est intéressant de voir les différences.
Le rasage de crane, les outils chirurgicaux, le « mad scientist », ça donne le ton en effet o_O , et la case d’après où Mikio est assis sans visage, ni cheveux sous intraveineuse complétement apathique ( limite déshumanisé même ) est vraiment forte, mais j’aime bien celle de la version française, même si elle parait du coup un peu plus « soft/sage » le message n’en reste pas moins puissant à mes yeux.