Le plus sur moyen de savoir si quelqu’un est d extrême droite ou non est encore de le lire et d ecouter ce qu il dit. Enfin sauf pour certains qui n y arrivent pas.
Après libération voici donc le monde qui livre un portrait à charge de Sansal, sans avoir trouvé d argument pour l etayer dans ces ecrits ou ses itw, d où le recourt au bien connu déshonneur par association.
Que Sansal fasse parti de l organigramme de Frontieres est une info importante à savoir, livrée par Frontieres eux même, ca m étonnerait donc même venant d eux qu ils puissent le declarer sans que cela soit vrai, mais sait on jamais.
Pour autant, c est bien sur les personnes avec lesquelles Sansal associerait que porte la critique et non sur ses propos.
Concernant les propos de Sansal, la logique est même exactement l inverse : ce n est pas " lisez ce qu il dit, qui prouve qu il est d extrême droite" mais au contraire, « ne le lisez pas puisqu ayant été démontré qu il est d extrême droite, ses propos le sont donc. »
Cette logique de renvoie à l extreme droite est à l oeuvre depuis longtemps, mais elle s intensifie avec l approche des élections, les etats majors se mettant en ordre de marche.
Fourest s en prend à Ramadan donc elle est islamophobe donc elle est d extreme droite donc ses propos sont d extremes droites donc la laïcité qu elle defend est d extrême droite, donc la laïcité est d extreme droite et islamophobe.
C est ainsi que des thématiques entieres de gauche ont été renvoyées à l extrême droite.
Avec Sansal, on peut donc s attendre à ce que la dénonciation de la dictature algérienne soit désormais considérée comme un marqueur d extreme droite.
Il faut dire que sur ce sujet, la gauche n est pas si divisée que cela, puisque lors de la guerre civile algérienne, durant la décennie noire donc, la gauche miterrandienne a joué sur les deux tableaux des deux camps, quand la gauche plenel, alors au monde, prenait, elle, fait et cause pour les jihadistes contre l armée algérienne.
Sansal comme Daoud emmerdent donc profondément cette gauche là, l etat français et le regime algérien, lorsqu ils font l histoire de la décennie noir et qu ils abordent le soutien de longue date de la France aux islamistes algériens, ainsi que la compromission post guerre civile du regime algérien avec ces mêmes islamistes.
Bien avant un éventuel virage à droite toute, c est cela qui est reproché aux deux ecrivains algériens, ne pas s y tromper.





