POLITIQUE & POLITIQUE

Il y a des combats qu’il faut mener !

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Fable politique

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Intéressant

https://twitter.com/maillardenis/status/1620811560045379587?t=P0OoZLJTMXG2BwxeHHau4g&s=19

Oui (surtout pour l’appétit d’action collective et pas de syndicalisme dont on a pu voir un autre exemple lors des dernières grève RATP qui ne furent pas mené par les syndicats) et on notera que le RN, très discret (comme c’est étonnant) mise beaucoup sur sa motion référendaire étudiée aujourd’hui et qui s’annonce comme un nouveau bon coup politique pour la cheffe des fachos

Il en parlait à l occasion de celle de la sncf

https://twitter.com/maillardenis/status/1605898763221991425?t=_jz2UquHF4WVFVTWNX4b5A&s=19

Oui, l express en a fait sa une :

Le harcèlement contre rowling continue à bien se porter :

https://twitter.com/Gamekult/status/1622535829238214656?t=AAOCbYzQxhNg3Pa9BbofCg&s=19

Résumé des épisodes précédents, dernièrement dans superman : nemo s’est retrouvé bien malgré lui pris dans un débat sur le bio, ce qu’il faut comprendre par : il l’a initié. C’est que nemo voulait se payer gentiment, en passant, l’image de l’agriculture biologique comme agriculture saine et écologique. Mais nemo est tombé sur un os, la vraie vie en la personne de soyouz qui pour des raisons parfaitement absconses s’y connait en agriculture biologique, c est que figurez- vous, c’est un peu son boulot. Mais c’est très bien un os, cela se ronge, y a du debat, c’est pour cela que c’est bon.

Si Soyouz est ici agacé, c’est que nemo persiste à ne pas vouloir entendre les critiques implicites qu’il formule à l’égard d’une journaliste. C’est que nemo a été agacé par la mention de bonne foi de @Lord-of-babylon de ce que nemo considère être une boulle puante contre cette dame à savoir un ménage qu’elle a fait une fois et qui a été utilisé par ses adversaires pour la discréditer.

Nouvel épisode conclusif :

Une question est restée en suspens lors des épisodes de superman précédent : le passage en agriculture biologique entraine t il mécaniquement une augmentation de l’usage des pesticides selon la logique que les pesticides bio étant moins performant, il faut en mettre plus.

C’est l’assertion qui a mobilisée Soyouz, ce qui est rare, et l’a poussé à demander des éclaircissements.

En effet, voilà qui serait singulièrement contre intuitif avec l’image du bio.

L’assertion reposait notamment sur une étude du ministère de l’agriculture où l’on pouvait lire ¼ des pesticides consommés étaient des pesticides bio. Rapporté à la surface du bio, cela laissait supposer que le bio utilisait beaucoup plus de pesticide que le conventionnelle.

Est-ce une lecture correcte des données ?

Soyouz faisait valoir et il avait raison que le tableau n’indiquant que les ventes, on ne pouvait supposer l’identité des acheteurs.

Premier accro à l’assertion.

De plus, Soyouz indiquait que dans la vraie vie, il savait que beaucoup d’agriculture non bio étaient consommateurs d’intrants bio.

Remarquez, pour que le nombre d’acheteurs non bio permettent d’amener le pourcentage de pesticide bio à un rapport à la surface du bio équivalent au non bio, il faudrait que ce nombre soit pratiquement équivalent à la moitié des acheteurs.

Est-ce seulement possible ?

Et bien oui, la vraie vie a raison, comme on peut s’en rendre compte dans ce rapport de l’anses à partir de la page p 36, notamment :

Il y apparait que la consommation de cuivre est supérieure dans le conventionnel que dans le bio.

La conclusion de Ducros, si elle ne s’appuie que sur les chiffres d’achats des pesticides bio, est donc en effet trop rapide.

Alors qui consomme le plus de pesticide du bio ou du conventionnel, bordel ?

Et bien, il semblerait qu’on n’en sache rien, les chiffres n’existant tout simplement pas.

Mais on doit bien avoir une idée ?

Alors oui, on en a une vu la promotion du bio comme permettant une diminution de l’usage d’intrans mais est-elle exacte pour autant, c’est bien la question.

Par exemple, dans un rapport de l EFSA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments)

on peut lire que 98.7% des produits bio ne dépassaient pas les limites légales en matière de résidus de pesticides contre seulement 96.2% des produits conventionnels. D’autre part, 83% des produits bio contenaient des résidus de pesticides inférieurs à la « limite de quantification » (c’est-à-dire quasiment indétectable) contre seulement 50% des produits conventionnels.

C’est résumé ici : https://youmatter.world/fr/agriculture-biologique-pesticides-autorises/

Notons, que le fait que des résidus soient détectables ou non, n’est pas un signe de dangerosité pour la santé tant que ce qui est détecté est en dessous des seuils autorisés.

Mais de 83% pour le bio à 50% pour le conventionnel, c’est une indication forte qu’il y aurait moins de pesticide utilisé en bio.

Mais alors, c’est du bullshit le plus de pesticide dans le bio ?

Pas complétement, il semblerait.

Par exemple, l’université de Guelph au Canada a produit cette étude :

qui affirme notamment :

« Ultimately, the organic products were much less effective than the novel and conventional pesticides at killing the aphids and they have a potentially higher environmental impact, » she said. « In terms of making pest management decisions and trying to do what is best for the environment, it’s important to look at every compound and make a selection based on the environmental impact quotient rather than if it’s simply natural or synthetic. It’s a simplification that just doesn’t work when it comes to minimizing environmental impact. »

Mais c’est une étude prospective à ce que j’ai pu comprendre.

Une autre étude par des chercheurs de L’INRA, notamment, a pu montrer que si dans le cas des céréales le passage au bio entraine une baisse drastique de l’utilisation des pesticides, ce n’est pas forcément le cas pour certaine variété de pomme où le passage au bio entraine une augmentation de la consommation.

C’est résumé ici :

Ce serait également le cas concernant les vignes, c’est ici :

Alors, je n’ai pas tout lu de manière exhaustive, mais le critère le plus souvent retenu pour comparer les deux agricultures est l’IFT l’indice de fréquence de traitement, souvent inferieur pour le bio, dont je crois me souvenir que Soyouz nous avait parlé.

S’il veut nous en dire plus ?

Pour conclure

L’assertion semble donc être plutôt fausse, je dirais, mais peut-être n’a-t-elle pas de sens énoncée ainsi et que tout dépend, en fait, du type de culture et du type de pratique en conventionnel.

Bien sur, n’a été évoqué ici et de façon très parcellaire et orientée que la question des intrants. Pour déterminer les mérites d’une culture ou d’une autre, il faut également comparer les surfaces, les rendements et les prix.