PUNISHER #1-3 (Jason Aaron / Jesus Saiz, Paul Azaceta)

J’aurais préféré qu’Azaceta fasse toute la série.

J’adore les 2 pour le coup

Peut-être parce que ce numéro « amuse-bouche » est dévolu à présenter le pitch initial (« et si… ») ainsi que son twist. Ce n’est qu’après cette étape nécessaire que cela peut décoller.

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Je suis vraiment curieux, sur cette maxi-série.
Je ne vais rien lire avant que tout soit publié (parce que je n’ai plus vraiment le temps). D’autant plus que le Aaron d’aujourd’hui, s’il me divertie, est loin de me secouer autant qu’il y a dix ans. (le fun des dialogues ne prend pas le pas sur la grossiereté de ses intrigues)

Mais autant qu’il a émulé Garth Ennis sur la série Max, je sui curieux de voir s’il retombe sur ses pieds comme son prédécesseur quand il le suit dans l’univers Marvek, c’est à dire proposer une aventure de Frank Castle au sein de l’univers partagé
Je suis encore plus intrigué s’il défait les imbéciles qui utilisent le logo du Punisher pour justifier leurs actes, si j’ai bien compris le changement de braquet du personnage.

Très très curieux.

À dans 15 mois alors (certains numéros vont être espacés par les trois one-shots « bouche-trou » de Torunn Grønbekk, la « protégée/sidekick » d’Aaron).

Poussera-t-il le mimétisme jusqu’au bout (à savoir une maxi-série débouchant sur une série régulière) ?

Déjà amorcé semble-t-il dans la précédente série par Rosenberg (mais visiblement cette distanciation n’a pas suffit).

A dans 15 mois, mon Marko. Bsx, kikoo, lol.

Plus sérieusement, je ne suis pas pressé. En plus, j’attends de voir si Ben fait un pouce vert ou un pouce rouge.

J’ai un doute. Il n’a jamais écris autant de titres depuis longtemps, il me semble. J’ai la sensation qu’il donne un gros coup d’accélérateur pour revenir à l’indé dans deux / trois années.

Dans la série de Brisson et Gerards aussi, non ? (ce serait ironique puisque Gerards est partisant de l’utilisation du logo par les troupes).

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Pour une telle productivité, il faut effectivement remonter à la période pré-Marvel Legacy/Avengers :

-Scalped/PunisherMax/Wolverine/Wolverine & the X-Men/Incredible Hulk
-Mighty Thor/Star Wars/Doctor Strange/Unworthy Thor/The Goddamned

Ou 2019 : Conan/Thor/Avengers/War of the Realms/Valkyrie : Jane Foster/King Thor

D’ici la fin de son contrat d’exclusivité ?

Possible, oui. C’est quand ?

La signature du contrat actuel semble remonter à il y a sept ans (soit la durée de son run sur Thor), d’où ses creator-owned quelque peu délaissés depuis lors (l’inachevé Southern Bastards, les longues pauses entre les arcs de The Goddamned ou encore un Sea of Stars qu’il se contente de co-écrire).

Quant aux nouveaux creator-owned, il y a bien quelque chose de prévu…

—In terms of what else is coming, well, I just recently finished what’s probably the biggest, weightiest outline I’ve ever written, in all sorts of different ways. After I turned it in I had to sit and guzzle down a glass or two of wine. That’s how big it felt.

—Also, just a couple weeks ago, I finished writing the first issue of a brand new creator-owned series. So, you know, stay tuned and all and whatnot.

Pour le gros machin, je mise sur l’arc de fin d’année pour Avengers (dont le one-shot de juillet sert de prologue).

Ca se lire sûrement mieux en un bloc.
Oh, la lecture « sérielle » n’est pas désagréable mais, clairement, Jason Aaron lance ici un scénario sur temps long, avec une « redéfinition » du Punisher, par petites touches, en lien avec une description solide de la Main.
On voit ainsi, au présent, Frank qui retrouve sa femme Maria, troublée mais vivante, même si elle « demande » les enfants. Castle est monolythique, et va rejoindre ensuite l’Archiprêtresse, qui l’accompagne. Frank veut absolument se former au katana, même s’il galère. L’Archiprêtresse lui indique qu’elle veut faire de lui le Poing de la Main, un titre honorifique qui n’est plus porté depuis 144 ans. Elle a dû tuer des concurrents qui refusaient qu’un Américain devient le super-tueur de la Main, mais elle a raison car, lors d’une rencontre avec un Apôtre de la Guerre, le Punisher bénéficie des « Yeux de la Bête », un pouvoir maléfique de la Bête qui lui permet de « voir » les crimes de sa cible. L’Archiprêtresse l’amène alors devant une idole de la Main, et Frank se sent « glisser » dans cette foi étrange. Les flashbacks montrent que l’Archiprêtresse suit Frank depuis l’enfance et, surtout, l’on découvre que les Apôtres de la Guerre sont menés par Arès, lui-même !
C’est bien, oui. Mais le rythme est lent, posé. Jason Aaron construit doucement sa saga, sa redéfinition, en écrivant autant par et pour le Punisher. J’ai l’impression que le scénariste essaye de glisser le lecteur soit dans les yeux de Frank (pour découvrir la Main, la foi, l’organisation elle-même), soit aux côtés de lui, pour voir ce qu’il fait, comment il réagit.
Tout ça se lit bien, la révélation finale est sympathique, mais ça reste quand même très lent, très posé ; très, très lent. Ca ne rend pas la lecture désagréable, mais il n’y a pas de souffle, d’entrain total.
Bon, Paul Azaceta est très bon dans les flashbacks, et Jesus Saiz est royal au présent, avec des dessins certes lisses mais extrêmement beaux.

Clairement, cette redéfinition surprend, notamment avec un Frank « passif », qui subit les événements et l’accepte. Ca m’intrigue, c’est solide, et c’est déjà bien. Mais oui, ça se lira mieux en recueil.

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(W) Jason Aaron (A) Paul Azaceta, Jesus Saiz, Dave Stewart (A/CA) Jesus Saiz
To finish his war once and for all, Frank Castle is molding the ninjas of the Hand into his own army of unstoppable killers, by teaching them the Way of the Punisher. The secret lies in a story from his past that he’s never revealed to anyone: the story of Frank’s first kill.
PARENTAL ADVISORYIn Shops: May 25, 2022
SRP: $4.99

Efficace.
Jason Aaron poursuit sa plongée, sa redéfition même du Punisher, avec intelligence et patience. Ici, on voit Frank qui continue son intégration dans la Main, manipulée par la grande prêtresse. Un flashback montre que, enfant, Frank a déjà tué quelqu’un, de sang-froid ; un sale type, qui avait frappé à mort un couple dans la rue, sans que quelqu’un réagisse. Castle veut s’en prendre directement à Arès, mais Maria cherche ses enfants et Frank reste avec elle ; alors que ses troupes se font massacrer par l’ennemi. Et la grande prêtresse pousse Frank à prier la Bête, pour ramener ses enfants…
Ca se lit bien. Ca se lira sûrement mieux en un bloc, quand le projet de Jason Aaron aura été clarifié. L’ensemble est solide, la caractérisation est bonne. Le flashback est plutôt réussi même si, oui, cela reste toujours surprenant de voir Frank dans cette situation, et encore plus « soumis », vaincu, à la merci de la Main.
Graphiquement, Jesus Saiz livre des planches au présent magnifiques, superbes, quoiqu’un peu figées, parfois. Le flashback de Paul Azaceta est très bien fichu, même si les visages sont parfois un peu bizarres.

Une redéfinition intéressante, mais à préciser.