Questions aux éditeurs - Juin 2012 avec Akata

Tout de suite les réponses à vos questions !

[Lire l'article sur Manga Sanctuary](http://www.manga-sanctuary.com/news/12524/questions-aux-editeurs-juin-2012-avec-akata.html)

Des réponses très intéressantes sur la politique des éditions et leur façon de penser. Peu de questions sur des séries en particulier. Une interview très réussie.

Une interview bien sympa, des réponses intéressantes.
Par contre, quand on lit les différentes réponses j’ai l’impression que Akata n’arrive pas à vendre un seul de ces titres…

moi aussi j’apprécie beaucoup cette interview. J’en ai appris une bonne sur kazé et c’est un assez bon argument pour me lancer dans des séries delcourt et réfléchir à 2 fois sur une série kazé

Merci à Akata pour leur franchisse, honnêteté et explication.
Ainsi que pour leur travail, depuis tant d’année, pour l’“édition” francophone de la culture Jap’.

Ce sont des réponses comme cela qui donnent une vraie profondeur aux “Questions aux Editeurs”

Puisse celle-ci attiré quelque peut les projecteurs des “feux de la rampe” sur leurs sérieux et surtout, catalogue.

Et accesoirement, allez soyons fou, qu’ils puissent aussi rajouté -en plus des légumes désiré- quelques fines lanière de viande dans leurs bols de riz. :wink:

Attention à ne pas se tromper dans l’interprétation des propos d’Akata.

Kazé, c’est Shueisha et Shogakukan. Si tu réfléchis sur les séries Kazé, tu pourras, d’après ce que dit la personne d’Akata, faire un trait sur tous les titres du Jump à venir par exemple.

Kazé n’est pas le grand méchant, c’est juste les éditeurs japonais qui éditent directement en France. Forcément, cela va se faire au détriment des éditeurs “historiques”, mais c’est ainsi. L’arrivée de japonais était prévue depuis plusieurs années, ce n’est pas une surprise.

Disons qu’ils ont peu de titres réellement “commerciaux”. Certains s’en sortent tout de même très bien, comme Ascension, mais il est vrai que la plupart peinent à exister. Et pourtant, on parle de l’éditeur de Nana et Fruits Basket hein…

Sinon, interview intéressante mais qui ne respire pas franchement l’optimisme quant à l’avenir de l’éditeur. 2/3 trucs me gênent également dans certaines réponses, mais osef, Akata est proportionnellement l’éditeur avec le moins de titres dispensables dans son catalogue.

Leurs titres qui s’en sortent bien sont (presque ?) tous des shôjo (tu cites Nana et Fruits Basket, mais, dans les titres plus récents, on a Switch girl!!, Otomen, Puzzle ou J’aime les sushis)… et on sait bien que les shôjo sont loins d’avoir autant de succès que les shônen, en moyenne (il y a plusieurs raisons à cela : le lectorat est resté majoritairement masculin pendant longtemps, les filles se tournent plus facilement vers des shônen que les garçons vers des shôjo, etc.).

Moi aussi… Et c’est un peu facile de « taper » sur les journalistes ou les sites manga (et un peu les libraires), je trouve !

Tori.

J’ai préféré rester évasif mais je vois qu’on a relevé les mêmes points. :wink:

Disons que comme c’est revenu plusieurs fois, c’était difficile de faire l’impasse dessus.

Tori.

Question: si Kaze se fait les exclusivités Shueisha cela ne va t’il pas encourager les autres éditeurs français a chercher leur titres chez les concurrents genre Square Enix, Kodansha, Media Works ? Et donc a délaisser la Shueisha ?
Sinon c’est vrai que j’ai eu du mal a accrocher a leur titres le plus souvent. J’adore Otomen mais sinon je n’ai pas d’autre exemple de manga execptionnel que j’aurai lu chez eux.
Une question abordait les suffixes: Akata n’est pas le seul a mes laisser, Pika le fait aussi je crois.
Et par contre moi un truc qui me gêne a chaque lecture c’est que les explications sur un mot, une expression, un lieu, un personnages ,… Sont toutes en fin de volume et je trouve fastidieux de nager entre les pages de fin et l’histoire. Ils auraient pu intercaler ces infos sous forme condense dans les planches.

Tu as une liste des titres que tu as lu chez Akata ?

En ce qui concerne les notes en fin de volume, tout dépend du détail apporté dans ces notes. Lorsqu’il est question de contexte historique et/ou culturel, insérer autant d’informations sur des planches n’est pas simple et assez souvent désagréable, surtout lorsqu’il y en a plusieurs par planche. C’est un choix comme un autre.

Pour ce qui est des suffixes, Akata a bien précisé qu’ils font le contraire de ce que tu dis : ils essaient de les enlever un maximum, d’où la volonté de retraduire Fruits Basket.

En ce qui concerne Kazé et la Shueisha, ce sera à voir dans les mois qui viennent. Je n’ai pas vu cette information ailleurs que dans cette réponse d’Akata, je préfère donc attendre pour voir s’il s’agit plutôt de “priorité” ou “d’exclusivité”.

Une liste non exhaustive: nana, gokinjo, paradise kiss, enfant soldat, Otomen, ascension, Switch girl, les fils de la terre, la force des humbles, un drôle de père, heads, last quarter, je ne suis pas mort, lovely complex, larme ultime, le dernier été de mon enfance, accords parfaits, Beck, ayako, la colline aux coquelicots, demain les oiseaux, les lamentations de l’agneau, pink diary, et je pense que c’est un peu près tout.

Pour les kun, san et autre chan j’ai effectivement inverse le propos. Mais ça me gêne pas vraiment dans ma lecture de les voir.

EDIT: j’ai oublie une sacrée mamie et l’empreinte du mal. :unamused:

Autant j’apprécie beaucoup le catalogue de l’éditeur ainsi que sa cohérence éditoriale réfléchie, autant les propos de l’entreprise même…

Beaucoup d’attaques contre Kaze et les titres “commerciaux” (dont la définition et les titres qui y figurent varient énormément d’une personne à l’autre) alors qu’ils y a quand même des titres de qualité à prendre dans ce domaine, contre les journalistes et rédacteurs manga alors que j’ai pourtant l’impression qu’Akata est très souvent encensé et apprécié par eux pour le travail et la démarche éditoriale et que leurs titres sont soutenus par la critique quand ils le méritent (puis sous-entendre implicitement que la critique manga a moins de valeur que la presse people, hum…), contre les goûts du public…
Il y a un côté “amer” dans la plupart des réponses, compréhensible sans doute vu la passion qu’ils mettent dans leur travail et les retours qui ne répondent pas à leurs attentes, mais je trouve certaines “piques” un peu déplacées, avec une volonté évidente de trouver un bouc émissaire pour l’échec de certains titres, malheureusement à côté de la plaque. Une petite volonté de “culpabiliser” aussi, j’ai l’impression.

Ca ne m’empêchera pas d’acheter chez eux parce que j’apprécie toujours leur travail, mais leur discours me fait de plus en plus sourciller.

Je ne pense pas que l’utilisation des “kun-chan-sempaï…” fasse fuir le grand publique.
Ok je ne dis pas que nous comprenons parfaitement la signification de ces préfixes, ni ce que ça pourrait faire si nous étions japonais que que quelqu’un les utilisait en nous appelant. Malgré tout si l’auteur les utilise ce n’est pas pour rien. Et cela nous permet de comprendre la relation entre les persos. D’autant plus qu’il n’y en a pas 50 à savoir (kun-chan-san pour les principaux, un peu de sempaï-kohaï et senseï et un sama par ci par la et voilà).

Je suis donc pour :slight_smile:

J’aime beaucoup la question de Sherryn avec laquelle, elle dit qu’elle apprécie que les suffixent soient conservés sur Fruits Basket et qu’Akata réponde “Tout cela pour dire que, sans aucun doute, Fruits Basket mériterait d’être retraduit dans son intégralité.” sous entendu sans ces fameux suffixes. :unamused:

Sinon les question d’Ogami Itto et dYvan Ysaak sont trés “intelligente”(je ne dis pas que les autres ne le sont pas mais je me comprend… :wink: )

La bonne nouvelle c’est qu’ils ne sont pas contre rééditer Mother Sarah donc sait-on jamais un jour…

[quote=“Kazuyuki Asai”]Une liste non exhaustive: nana, gokinjo, paradise kiss, enfant soldat, Otomen, ascension, Switch girl, les fils de la terre, la force des humbles, un drôle de père, heads, last quarter, je ne suis pas mort, lovely complex, larme ultime, le dernier été de mon enfance, accords parfaits, Beck, ayako, la colline aux coquelicots, demain les oiseaux, les lamentations de l’agneau, pink diary, et je pense que c’est un peu près tout.

Pour les kun, san et autre chan j’ai effectivement inverse le propos. Mais ça me gêne pas vraiment dans ma lecture de les voir.

EDIT: j’ai oublie une sacrée mamie et l’empreinte du mal. :unamused:[/quote]

Donc, dans cette liste, le meilleur titre est pour toi Otomen ? Et les autres, ils sont comment ?

Effectivement j’adore Otomen de part sa fraicheur et ses magnifiques dessins de pâtisseries, son humour pétillant et cette originalité de scénario. J’ai beaucoup aime l’empreinte du mal ainsi qu’Ayako. Demain les oiseaux et le dernier été de mon enfance m’ont bien plu aussi. J’aime l’humour et la douceur d’un drôle de père et la simplicité d’une sacrée mamie. Viendrait ensuite Switch girl et ascension et nana. J’ai trouve le reste moyen (entre 5 et 6 sur 10) pour les œuvres de ai yazawa et les fils de la terre et larme ultime ainsi que je ne suis pas mort.
Les titres que je qualifierais de faible étant enfant soldat, les lamentations de l’agneau, pink diary, beck, la colline aux coquelicots et ceux qui ont des ailes.
Globalement j’ai du les noter comme ça.

Il ne s’agit en aucun cas d’une exclusivité, on se rapproche davantage de la relation Pika/Kodansha. En gros, si un titre intéresse un éditeur, Kaze a la possibilité de le lui souffler.

Mais tu as raison, ça a déjà encouragé les éditeurs français à aller voir chez les autres éditeurs Japonais.

[quote=“eenangel”]Je ne pense pas que l’utilisation des “kun-chan-sempaï…” fasse fuir le grand publique.
Ok je ne dis pas que nous comprenons parfaitement la signification de ces préfixes, ni ce que ça pourrait faire si nous étions japonais que que quelqu’un les utilisait en nous appelant. Malgré tout si l’auteur les utilise ce n’est pas pour rien.[/quote]

Oui, si l’auteur les utilise, c’est parce que c’est comme ça qu’on parle en japonais !
Je dirais même que l’auteur a écrit tout le manga en japonais, ce n’est pas pour rien, alors pourquoi le traduire ? ~____^

Pour ma part, ils ne me gênent pas, mais je comprend qu’il puissent gêner… Et dans une bonne traduction, ils devraient être absents : en français, on ne les utilise pas, à ce que je sache… On peut donc s’en passer.
Une bonne traduction/adaptation doit mettre à disposition du public une œuvre comme si elle avait été écrite pour lui, dans sa langue (même si je suis contre la francisation de l’écriture des noms propres, comme le fait parfois Tonkam).
Concernant les références culturelles, c’est autre chose : certains les laissent telles quelles, avec une note explicative, tandis que d’autres les adaptent (il en est de même pour les jeux de mots), mais là on est plus dans une question d’adaptation (je préfère la première solution, même si je trouve la deuxième plus logique), alors que je considère que le problème des suffixes japonais concerne plus la traduction que l’adaptation.

Tori.

““Il ne s’agit en aucun cas d’une exclusivité, on se rapproche davantage de la relation Pika/Kodansha. En gros, si un titre intéresse un éditeur, Kaze a la possibilité de le lui souffler””

ouais en tout cas ce sont des gros menteurs. on a tous lu des articles ou viz-Kaze a juré-promis que Kaze serait un éditeur au même titre que les autres. et puis après on a eu l’annonce que les titres jump square allaient en priorité à Kaze. et puis maintenant ce sont tous les titres Shueisha qui iront chez Kaze. Et bientôt ils feront du naruto et du one piece (heureusement que fairy tail est chez Kodansha)…
Personne les a jamais forcé a faire des promesses de ce genre et les propos de Vérré donnent surtout l’impression que les éditeurs historiques de Shueisha en France se sont prit un gros doigt, du genre “merci d’avoir construit le marché, maintenant cassez vous, on récupère le public”.
l’exemple de Verré sur les comics est très interessant.
surtout c’est pratique d’avoir une branche édition Kaze dans la même boite que l’agent Viz. l’agent reçoit la sélection de titres des éditeurs français, et Kaze n’a plus qu’à faire son marché, vu que par eux-mêmes ils ont du mal si on en croit l’itw de Raphael Pennes sur MS (meilleur titre = beyblade !)