RED HOOD #1 (Gretchen Felker-Martin / Jeff Spokes)

Visiblement elle était déjà dans le collimateur de l’éditeur avant ce Tweet

Etonnante lecture que ce #1, dont le concept est dérivé de Batman: Hush2 dont nous n’aurons la fin qu’en janvier 2026, et qui n’aura pas de suite après l’annulation du titre aujourd’hui par DC, et la publication en ligne de Gretchen Felker-Martin sur l’assassinat politique en Amérique.
Bref, ce #1 sent la poudre, la tension et la chaleur, et… ça correspond assez à la lecture, plutôt prenante pour un récit qui démarrait sous une chaleur extrême d’une ville fictive du Sud où Jason Todd s’est arrêté après avoir fui Gotham. Des policiers se suicident les uns après les autres, en se filmant et en livrant une même phrase, ce qui pousse Jason à enquêter, à demander de l’aide à un indic’ masqué local, tout en devant répondre aux questions piquantes de Huntress et en supportant une température extrême. Jason lutte contre son addiction aux armes à feu, mais prend cher, alors que son indic’ le piège puis meurt, et que le phénomène des meurtres s’amplifie.
En soi, c’est pas mal. La scénariste voulait rappeler que Jason est de base un gamin des rues, et ça se sent assez dans ses interactions, dans sa voix-off. Il est agréable de le voir loin de Gotham, malgré de bons flashbacks récents sur Hush2 (même si elle rejette les comics mainstream, la scénariste a fait ses devoirs), et j’aurais été franchement curieux d’en voir plus sur cette intrigue, cette ville et cet essai, d’autant que Jeff Spokes livre de très belles planches, avec une belle atmosphère chaude et oppressante.

Un #1 lancé avant la fin de l’histoire qui doit l’expliquer, un #1 qui n’aura pas de suite à cause d’une publication en ligne… un #1 qui sent le soufre, mais qui finalement sonne comme un gâchis - parce que, franchement, ça démarrait bien, et ça n’est pas souvent arrivé pour une saga sur Jason Todd.

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https://www.comicsbeat.com/red-hood-cancelled-gretchen-felker-martin-charlie-kirk/

“[Kirk’s murder] just didn’t strike me as an especially hot flashpoint,” she said. “This is such a loathsome person. Everyone on the entire internet is talking about how pleasant it is that he got his. … I saw that he had died in the middle of spreading more of the bigotry that he spent his every waking moment promulgating, and in a way that he had advocated for others to die, and felt nothing but contempt for his life. I mean, this is a man who I’ve watched for years go on television and on enormous stages and convention halls and say that me and everyone like me should be stoned to death.”

Critics and supporters of Felker-Martin have unsurprisingly been vocal on social media, with Roxane Gay admonishing DC for the firing, saying, “Every writer here should be decrying this because we have to stand up for each other! This is ridiculous.” Right-wing comics artist Ethan Van Sciver — whose own incendiary social media posts reportedly made him persona non grata at DC — celebrated, tweeting “we got one” after the news.

C est tres bien que les écrivains et scénaristes américains prennent parti contre la cancel culture.

Un peu tard, mais tres bien.

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Et s ils pouvaient y aller plus molo sur la calomnie aussi, le gars etait suffisamment à droite pour ne pas avoir besoin quand on est de gauche de lui inventer des propos appelant à la lapidation des homos, qu il aurait en plus repété pendant des années.

Ouais enfin un employeur ou un client (je ne connais pas le modèle économique des auteurs : employés ? Sous-traitants ? Cdd ?) peut aussi décider de ne pas garder une autrice qui balance ça, surtout avec une clause contractuelle permettant une telle décision.

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Vu la série, c etait en plus touchy.

Dommage, le dessinateur etait bon et ton retour donnait envie.

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Je suis complètement en phase avec toi. Si je rencontrais un cas similaire, je “vire” la personne.

Il n’empêche que je lui souhaite de rebondir sur une autre série et qu’un moment donné, passé le temps de l’”émotion”, on passe à autre chose.

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Son boss peut aussi lui voler dans les plumes et lui demander de rectifier immédiatement le tir.

Libre à elle alors de le faire ou partir.

Faut toujours tourner sept fois son pousse avant de poster.

C’est plus compliqué quand tu t’exprimes publiquement. Ton propos est alors associé mécaniquement et malheureusement à l’entreprise avec laquelle tu collabores.

Ca ca fonctionne quand on ne sait pas pour qui tu bosses.

Totu à fait, c’est une personne publique, elle doit donc faire attention à ce qu’elle écrit, si elle veut être libre, elle créé un autre compte avec un autre nom.

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Perso, j’ai du mal avec des auteurs, qui ont une certaines “responsabilités” quelque part, de s’exprimer sur leur préférences politiques. Ça intéresse qui en fait? Je peux comprendre la volonté d’utiliser sa notoriété pour faire “bouger les choses”, mais quand tu vois que même les grosses “stars” ne font pas changer les mentalités (parce qu’il y a une méfiance de l’effet “donneur de leçon”), dans ces cas là, ferme ta gueule quoi, parce que tu n’utilises pas ton art mais ta pseudo notoriété, et là, tu ne fais pas preuve d’intelligence, mais tu te mets en avant, et ça, quelque soit ton bord politique, c’est risqué, et ça change quoi?

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J imagine qu un autre post où elle reviendrait sur ce qu elle a dit en précisant qu elle a déconné de formuler les choses ainsi et en expliquant pourquoi c etait déconnant serait tout à fzit de nature à clore la polémique.

Cette façon de croire que tu peux parler sur les rs comme tu peux parler en privé, cette façon de confondre le privé et le public, cette façon de singer en public une façon d etre de style privé, qui si ça se trouve ne correspond même pas à ce que tu es réellement dans le privé.

Etre en représentation public d un privé fictif toujours plus trash pour faire toujours plus authentique.

oui bien sur comme si ce type de posts fonctionnait. Beaucoup ont éssayé peu on réussi.

Des posts d excuses souvent.

Il ne s agirait pas de demander pardon mais d expliquer ce qui lui est passé par la tête et pourquoi elle trouverait cela inentendable.

Mais peut-être as tu raison

Oui, aussi, dans une autre époque malheureusement (celle ou ces réseaux sociaux n’existaient pas).

Mais RS ou pas, en tant que chef d’entreprise, je prends la décision directe lorsque les limites (par rapport aux valeurs) sont franchies.

Bien sûr. Mais dans l’émotion, rien n’est laissé passer. C’est terrible.

La question des limites, c est bien toute la question.

Elle n s est pas félicitée de son assassinat, elle a fait une blague sur la tentative d assassinat au moment où, si je ne dis pas de bêtises, on ne savait pas encore s il en etait mort.

Et même si c etait après la nouvelle de sa mort, elle n a pas clairement dit que c etait une bonne chose. D autres l ont fait.

Il y a beaucoup à dire sur cette assassinat et ses effets.

Je pense qu on assiste à la défaite majeure et définitive de l idéologie “woke” à cette occasion. On peut s en réjouir ou non.

Par contre, on assiste aussi et dans le même temps au passage de gauche à droite de la dénonciation du “hate speech” qui n a pas de définition légale aux etats unis et qui peut donc etre l occasion de tous les arbitraires.

Lorsque la loi ne limite pas la liberté d expression, ce n est pas à une augmentation de liberté à laquelle on assiste mais à la moralisation de la parole. La où la loi ne limite pas, c est le tabou qui s en charge.

Et le tabou, c est toujours le tabou de la majorité.

Hate speech qui devait entraîner la cancellation avant l assassinat de kirk : racisme, homophobie, antitrans, islamophobie, etc.

L ideologie “woke” définissait le hate speech.

Hate speech après l assassinat : discours antifasciste diabolisant l adversaire et appelant à la violence contre lui.

Une autre ideologie prend la relève. On peut ou non la trouver plus juste, on peut etre pour les deux ou aucune, mais est ce le point essentiel ?

Pas faute d avoir prévenu en tout cas que c est exactement ce qui arriverait si on réhabilitait la censure.

Les républicains vont donc etre confrontés au même défi auquel ont eté confrontés les democrates et qu ils ont échoué à passer : faire le menage des extrémistes dans leurs rangs. Définir le hate speech sans en passer par la loi est ce un pouvoir auquel on peut de soi-même renoncer ?

Les “woke” croyaient tellement à leur majorité idéologique qu ils n ont jamais reussi à penser que leurs armes pourraient un jour se retourner contre eux et qu ils etaient en fait et depuis le départ minoritaires. C etait ecrit d avance. Suicidaire.

Tu as raison. GF-M le savait en écrivant cela.