RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

Non, mais ça reste discret dans le sens où c’est pas envahissant. Ça fait partie du décor, sans en devenir le sujet, c’est plutôt équilibré, crois-je me souvenir.
C’est l’une des premières séries pour lesquelles j’ai refourgué les quelques VF et décidé de compléter l’ensemble en VO, parce que bon, ça suffit, à la fin. J’ai fait pareil pour les Hulk de Bruce Jones, pour les Ms Marvel de Brian Reed et pour quelques autres trucs, dont l’édition VF ressemblait à un véritable foutoir. C’est sans doute la série qui m’a fait regarder d’un œil encore moins amène que d’ordinaire le travail des adaptateurs hexagonaux.

Jim

Je viens de le prendre. Et déjà, une chose est évidente : la première partie (le graphic novel en question), c’est super beau. Blevins en pleine maîtrise de son art, soutenu par l’encrage évocateur, élégant et fin d’Al Williamson (l’une des pattes les plus fortes des années 1980).
Complètement raté à l’époque, jamais lu depuis, entendu plein d’échos élogieux, je me suis donc précipité sur cette réédition, qui s’accompagne d’un one-shot (« The Untold Saga », par Lou Mougin, que je ne connais absolument pas, Richard Howell, dans une inspiration old school post-kirbyenne, et Vince Colletta…), d’un article reproduit de Marvel Age et de nombreuses fiches issues du Marvel Universe from A to Z (parmi lesquelles vous trouverez des illustrations de John Byrne ou Mike Zeck).
Pour info, par ailleurs, la couverture, recolorisée, provient de Marvel Age, et je trouve personnellement que ce choix (sans doute dicté par le côté technique, la couverture du graphic novel étant peinte) s’avère pertinent, évocateur et élégant.
L’histoire ? Un récit de maternité dans une société eugéniste (thème que la scénariste Ann Nocenti développera plus tard dans ses épisodes de Daredevil, dont j’ai cru comprendre que certains étaient des développements de ce qu’elle avait posé dans ce graphic novel). Le poids des tradition, les douleurs et les joies de l’enfantement, l’exil et la révolte, c’est un récit fort, pas réellement conclusif, ouvrant sur davantage de questions que de réponses, et au final faisant la part belle aux sentiments et aux exigences du cœur, face aux impératifs de la société.
Il est parfois difficile de découvrir, des années en retard, un récit dont la réputation l’a précédé, car on s’expose à des déceptions. Là, ce n’est pas le cas. Le dessin de Blevins y est pour beaucoup, mais le script, qui brosse des portraits émouvants de la famille royale des Inhumains, n’est pas neutre dans l’histoire.

Jim

Bret Blevins un artiste aussi talentueux que rare, je me rappelle encore de cet épisode traumatisant où les X-men (alors cachés dans les tunnels des Morlocks suite à Mutant Massacre) se demandent s’ils doivent se débarrasser d’Havok en raison de ce qu’il a pu entendre de leur plan (qui préfigure clairement la fin de Fall of the Mutants soit dit en passant).

Les cap marvel de David et crisscross sont énormes, un de mes runs préférés des années 2000, comme le dose les copains c’est bourré d’actions et d’humour ( geins étant un grand naïf ), j’espère juste que tu as lu les Hulk du même David car Rick Jones et Marlo font parties des castings des deux séries, et que certains éléments y sont réutilisés. Sinon pour la vf je suis pas trop d’accord c’est pas trop le foutoir tout le premier volume étant réparti dans des marvel heroes HS.

Ah, ça je ne connaissais pas du tout. Et avec ces auteurs, je suis très intéressé !

Je suis en train de relire le run de Hama/Silvestri/Green, sans doute le meilleur des 90’s concernant la série solo du griffu (du moins le début, j’ai moins aimé les derniers épisodes vers le 50 lorsque Silvestri s’est mis à singer le style des autres Image boys).

Dès le début, Hama délaisse Madripoor (dommage) et préfère alterner des arcs orientés action, ainsi que d’autres qui creusent les moment méconnus de son passé (encore mystérieux à l’époque) de Logan.

C’est selon moi ce que Silvestri a fait de mieux graphiquement (parfaitement secondé par Dan Green à l’encrage) certainement un des trois meilleurs runs de la série avec ceux de Claremont/Buscema/Williamson et de Aaron/Garney.
J’avoue être un peu nostalgique de son style de l’époque (ça me donne envie de relire l’ensemble de la période australienne).

Le tpb contient également l’annual Bloodlust (avec un Davis en grande forme encré par Paul Neary) et le sympathique one-shot Jungle Adventure de Simonson/Mignola/Wiacek.

Le tandem Silvestri / Green de la grande époque, c’est bien simple, c’est une tuerie totale… Tout ça me donne envie de rejeter un oeil sur mes VI “Serval” de l’époque, tiens.

Tout à fait d’accord, même si graphiquement j’aime moins la fin du run de Silvestri.

mais arrêter vous aller me faire lire du serval.

L’opération Serval n’est pas finie, à ce qu’on dirait !

Serval ne se fait jamais opérer, c’est l’avantage d’un facteur auto-guérisseur.

Ha ha !! Excellent…!

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Il faudrait faire une trépanation, pour opérer le Serval.

Tori.

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Je continue sur ma lancée « servalienne » avec le début du run de Aaron/Garney (qui a en commun avec celui de Silvestri/Green d’être moins bon sur la fin).
Pour moi c’est clairement la meilleure partie du run, notamment l’arc « Get Mystique » qui donne lieu à une traque sans merci entre Logan et Mystique, où le scénariste fait preuve de sa maîtrise de la caractérisation, avec une intrigue qui alterne efficacement (à l’instar de Scalped) entre passé et présent afin de dresser un portrait plus nuancé de la schtroumpfette badass.

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Mention spéciale également à l’hilarant épisode où Aaron tente d’expliquer la raison de l’emploi du temps surchargé du canadien grincheux, assez intéressant rétrospectivement puisque l’on y retrouve un peu le ton humoristique/délirant qui caractérise l’excellente série Wolverine & the X-Men.

Ron Garney fait des merveilles au dessin, avec un trait énergique et dynamique (qui n’est pas sans rappeler le Romita Jr de la grande époque).

Enfin bref, un très bon début de run.

Ouaip, Aaron a fait du bon boulot sur ce perso, moins vers la fin !

Je viens de relire le début du run de Jurgens/Romita Jr/Janson (au moment d’Heroes Return), j’en avais gardé un très bon souvenir et c’est effectivement pas mal du tout.

La série revient à ses fondamentaux et reprend le volet spectaculaire/cosmique lors de l’arc avec les Dark Gods, avec un JRjr en grande forme qui s’impose définitivement, en terme de puissance graphique, comme un des principaux héritiers stylistiques de Kirby.
Selon moi, Janson est son meilleur encreur à égalité avec le regretté Al Williamson.
C’est certainement mon run préféré de ces quinze dernières années, je le préfère de loin à celui de JMS, et j’aime beaucoup celui de Aaron, encore que j’attend d’avoir lu la fin de la saga du God Butcher pour avoir un avis définitif.

Très bon souvenir aussi de cette période : un excellent Romita Jr, en effet, même si certains le jugeaient déjà carbonisé à cette époque. Je ne partage pas cet avis.
Pas spécialement subtile et dans la délicatesse, cette saga des “Dark Gods”, mais en termes d’épique bourrin, on a rarement fait mieux depuis. Jurgens est particulièrement efficace sur ce type d’ambiance un peu “götterdämmerung”…

Je suis d’accord, il était encore sacrément bon à l’époque, je trouve qu’il a perdu en niveau à partir de ses épisodes de Wolverine et Black Panther.
Personnellement je garde une affection particulière pour son premier passage sur les X-Men avec Dan Green à l’encrage…