Soit l’année où se déroule une partie de cette histoire.
Alors qu’à l’intérieur, ils datent le récit différemment : « environ 1991 ».
On imagine qu’ils n’ont plus ni montres ni calendriers, à l’époque…
Jim
The schrodinger death
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En 2009, Marvel publie plusieurs one-shots revenant sur le passé éditorial de la maison d’édition et jetant des ponts divers entre l’actualité d’alors des personnages et les origines de cet univers de fiction. L’un de ces one-shots est consacré aux Young Allies, cette bande de garnements évoluant dans le giron des héros de l’époque, et à laquelle appartenait le jeune Bucky. Ce dernier aura bien grandi depuis, puisque, considéré un temps comme mort au champ d’honneur, il réapparaîtra bien des années plus tard sous les traits du Winter Soldier, ce Soldat de l’Hiver au centre des épisodes d’Ed Brubaker. Le recueil Captain America: Forever Allies réédite ce récit, ainsi que sa « suite », la mini-série portant le même nom, et le premier numéro de Young Allies datant des années 1940.

Dans l’one-shot Young Allies 70th Anniversary Special, nous retrouvons James Buchanan Barnes dans le présent. Errant dans le cimetière d’Arlington, il retrouve le mémorial dédié aux « Jeunes Alliés » et remarque que deux noms ne figurent pas sur la stèle. Il parvient à retrouver les deux survivants, Pat O’Toole et Washington Carver Jones.
Le récit de Roger Stern alterne les discussions émouvantes des trois vétérans, deux vieillards face à un héros étrangement bien conservé, et les flash-backs consacrés à une mission à Paris au moment de la libération.
Le scénariste parvient à glisser de l’humour et de l’action dans un récit essentiellement centré autour de l’émotion et de l’hommage. En cela, il est très bien servi par le dessin expressif et délicat de Paolo Rivera. Le récit est aussi l’occasion, tendance méta, de prendre du recul par rapport aux représentations des minorités à l’époque et donc par rapport à l’évolution des codes visuels au fil de sept décennies.
Les quatre épisodes de la mini-série Captain America: Forever Allies sont publiés une année plus tard, à la fin 2010, sous d’excellentes couvertures de Lee Weeks. L’action débute à peu près à la hauteur du récit précédent, au moment des funérailles de Washington Carver Jones (qui survient dans les pages de l’one-shot, entre les lignes). Dans la foule venue rendre hommage à l’ancien combattant, Bucky pense reconnaître Lady Lotus, une ancienne ennemie.
C’est l’occasion de rappeler des souvenirs à l’ancien « Jeune Allié ». Les séquences du passé sont dessinées par Nick Dragotta tandis que les scènes du présent sont illustrées par Marco Santucci. Rogr Stern, là encore à la barre, alterne les deux lignes temporelles et déroule l’enquête de Bucky qui découvre bien vite que la super-vilaine s’est évadée de prison, utilisant ses pouvoirs mentaux afin de convaincre le personnel surveillant et les autres détenus qu’elle est toujours là.
Les quatre épisodes déroulent donc, en parallèle, la course-poursuite liant le héros étoilée à la manipulatrice asiatique dans le présente, et la mission du passé où les Jeunes Alliés ont goûté aux pouvoirs mentaux de suggestion de leur ennemie. Celle-ci, à la fin du premier épisode, revisite les événements récents en pensée, laissant entendre aux lecteurs qu’elle a recouvré sa jeunesse (bon, la vieillesse n’était pas tellement visible, cela dit…) et qu’elle s’est assurée que les ennemis d’antan sont morts, justification in extremis de sa présence aux funérailles.
Sa présence en Californie et plus précisément à Hollywood permet à l’historien des comics qu’est Roger Stern de faire le point sur le personnage, et de bien préciser qu’il ne s’agit pas d’une descendante de la Lady Lotus d’antan, créée par Don Glut et Alan Kupperberg dans Invaders, à la fin de la série. Rappelons que nous avons évoqué Lady Lotus récemment, parce qu’elle est présente dans la série Wonder Man de Gerard Jones mais également dans la mini-série Avengers Two: Wonder Man and Beast, là aussi écrite par Roger Stern quelques années plus tôt.
Ici, Stern raconte de quelle manière Lady Lotus cherche à s’emparer d’une seconde gemme (en plus de celle qu’elle a retrouvée, et qu’elle avait déjà utilisée durant la Seconde Guerre mondiale) afin d’accroître ses capacités mentales et télékynésiques, et connecte les deux joyaux à la mythologie kirbyenne des Eternals et des Celestials. Le récit se conclut dans les Andes où le nouveau Cap parvient à déjouer l’hypnose de son ennemi grâce à ses expériences passées liés au reformatage mental.
Sympathique série parvenant à allier l’hommage et l’aventure, Forever Allies permet aussi de faire revenir quelques autres figures méconnues, dont le Marshall Jack Muldoon, venu des épisodes que Jack Kirby a réalisés dans les années 1970. Le recueil se conclut avec la réédition de Young Allies #1, par Simon, Kirby et leur studio, daté de juin 1941 (ce qui en fait les véritables préfigurateurs du sous-genre « kid gang », précédant Newsboy Legion et Boy Commandos).
Jim
À la fin des années 2000, Marvel publie la mini-série Hercules: Twilight of a God, qui constitue la conclusion du travail de Bob Layton sur le « Prince du Pouvoir ». Contrairement aux deux mini des années 1980, suivies par un « graphic novel », Layton ne s’occupe ici que du scénario et de l’encrage, laissant le dessin à Ron Lim.

L’action se passe des décennies après les précédents récits, qui eux-mêmes se déroulaient dans un avenir lointain. La Galaxie d’Andromède est gérée par le fils du héros, devenu empereur, et Hercules lui-même est épaulé par ses petits enfants. On retrouve l’Enregistreur rigellien et Skyppi le Skrull, deux personnages déjà présents dans les récits antérieurs.
L’action s’ouvre sur une intervention du demi-dieu, qui désamorce un missile mais se trouve pris dans le crash de l’engin, ce qui le diminue grandement. Toute la mini tourne autour du grand âge du héros et de ses capacités amoindries.
Un autre axe du récit constitue à chroniquer les complots de cour, certains personnages faisant pression pour écarter la famille du demi-dieu. Les alliances entre civilisations bougent, la grogne monte, tout ça tout ça.
Enfin, le troisième élément déclencheur du récit est une grosse indigestion de Galactus, qui grossit et menace d’être transformé en trou noir, ce qui aggrave encore les tensions entre civilisations.
Dans le deuxième épisode, Hercules affronte le nouveau Silver Surfer, issu d’une race que l’on a croisée précédemment et qui a des raisons d’en vouloir à Hercules. D’ailleurs, Layton n’hésite pas à faire de nombreuses allusions à la continuité futuriste qu’il a construite au fil de ces récits, faisant revenir ou évoluer différents personnages déjà connus.
Les personnages vieillissants, Hercules et Skyppi au premier chef, passent beaucoup de temps sur les lits d’hôpital. On pourrait croire que la mini est triste ou mélancolique, mais c’est plutôt le contraire, et Layton n’hésite pas à faire des blagues, souvent scatologiques, et à travailler une ambiance décontractée, malgré les enjeux. Il fait aussi des clins d’œil à d’autres mythes, dont celui de Superman, là encore pour amener une pirouette gratuite mais rigolote.
Le récit se conclut par un dernier travail herculéen, une mission ultime, qui est également l’occasion d’un dernier hommage à la carrière du personnage. Les dernières pages prennent le temps de donner des indices sur la suite, sur ce « crépuscule du dieu » qui néanmoins donne naissance à quelque chose d’autre.
Quatre épisodes sans prétention, oubliables, mais agréables à lire, et qui proposent une conclusion bien troussée à des récits qui ont marqué une génération de lecteurs.
Jim
Je continue ma relecture, dans le désordre, des quelques recueils de la série West Coast Avengers que j’ai chez moi. Et je viens de relire West Coast Avengers: Sins of the Past, qui couvre une grosse poignée d’épisodes et deux Annuals.

L’album s’ouvre sur l’épisode 10, qui constitue un raté pour Hawkeye, toujours en quête de réussite et de reconnaissance : il vient de convoquer une conférence de presse pour annoncer l’arrivée de Ben Grimm dans le groupe, mais Ben ne se présente pas. L’épisode est une course-poursuite afin de retrouver le membre récalcitrant, qui se conclut au moment de la rencontre avec Headlock et le Griffin (être à moitié animal que Wonder Man connaît bien pour l’avoir affronté dans un Marvel Team-Up).
C’est la première apparition du méchant Headlock, un être maigrelet aux pouvoirs mentaux apparemment colossaux. Comme beaucoup de vilains inventés par Englehart (mais il y a des exceptions : Necrodamus ou Silver Dagger ont fait une petite carrière, le Construct ou, mieux, les Manhunters, ont connu un destin plus grand…), Headlock ne fera pas une grande carrière.
L’intrigue, de petite envergure, sert surtout à positionner les personnages. Notamment Hawkeye qui cherche à constituer une bonne équipe, découvre que les limitations imposées par le gouvernement n’ont plus court depuis que les Vengeurs ont perdu leur accréditation, et semble obnubilé par son statut et celui de son groupe.
C’est le statut de la série qui interroge, cela dit : le titre semble ne pas décoller, alignant les petits récits et les péripéties rapidement évacuées. Pourtant, Englehart a signé quelques récits intéressants, qu’il s’agisse du cross-over ayant lancé la série, des épisodes avec Ultron ou du mystère entourant Master Pandemonium mais pour l’heure, le scénariste aligne les épisodes sympathiques et les dialogues consistants, mais les intrigues sans envergure. C’est encore le cas avec West Coast Avengers #11, qui explicite les relations tendues entre Mockingbird et le SHIELD.
On découvre que l’organisation de contre-espionnage voit d’un mauvais œil l’arrivée d’une ex-agente dans un groupe de super-héros, au point de commanditer un groupe de vilains afin de mener une attaque. Le prétexte peu convaincant donne lieu à des bastons sympathiques mais sans plus, et l’intérêt de l’épisode se trouve davantage dans les sub-plots, l’un consacré à Wonder Man (et sa carrière hollywoodienne) et Tigra (et son cœur d’artichaut), l’autre à Hank Pym qui mène des recherches sur Master Pandemonium sous le regard d’une étrange créature.
L’épisode 12 marque une grosse amélioration, avec l’arrivée de plusieurs vilains (dont Zzzax, créé par Englehart : voilà un vilain qui a duré), assemblés par Graviton. C’est aussi l’épisode où plusieurs membres du groupe changent de costume. Ces modifications cosmétiques constituent également un signe : le scénariste semble dégager ses personnages de leur passé et trouver une direction à la série qui, pour l’heure, n’a connu ses meilleurs moments que grâce à l’exploitation d’intrigues classiques.
Avec Graviton, Englehart propose une intrigue plus musclée, aux visuels plus spectaculaires, et met en avant les problèmes de Tigra, partagée entre sa personnalité humaine et ses inclinations félines, qui la tiraillent. Greer Nelson choisit finalement de redonner à sa moitié humaine la place qu’elle mérite. Le diptyque est représentatif de la méthode Englehart d’alors : creuser les problèmes personnels des personnages et en faire le moteur des récits. La formule, cependant, met du temps pour produire ses effets.
Le sommaire de ce recueil est ensuite consacré à deux numéros annuels, qui composent une histoire commune et lance ainsi une formule qui sera reprise l’année suivante, comme on l’a déjà évoqué. Dans Avengers Annual #15, les deux équipes inaugurent une partie de base-ball quand ils sont pris à parti par la Freedom Force, mandatée par le gouvernement afin d’arrêter les héros. Ceux-ci sont convoqués devant une cour composée de Valerie Cooper, Henry Peter Gyrich et Raymond Sikorsky, qui viennent juger des méfaits des héros. Les trois agents de liaison semblent disposer d’informations provenant de l’intérieur.
Involontairement aidés par la nouvelle Spider-Woman, alias Julia Carpenter, les Vengeurs parviennent à s’échapper de leurs cellules dans la Vault, et doivent désormais identifier le traître dans leurs rangs. L’Annual, bien troussé mais sans génie, fait le point sur le statut du groupe dans l’univers Marvel et vaut graphiquement pour l’étrange association entre le dessin de Steve Ditko et l’encrage de Klaus Janson, pour un résultat des plus convaincants.
La suite se déroule dans le premier Annual de West Coast Avengers, illustré par Mark Bright et Geoff Isherwood. L’identité de celui qui a donné ces informations aux agents fédéraux est simple : Quicksilver. Englehart continue ici à dérouler son intrigue sur la lancinante dépression qui frappe le bolide bleu, chez qui la haine de Vision l’emporte sur le reste, nourrissant le sentiment d’avoir été trahi par tout le monde. Le thème a été lancé à la fin de la série Vision and Scarlet Witch et le personnage, dans cette version maléfique, reviendra à nouveau afin d’enquiquiner ses anciens équipiers.
L’épisode a aussi l’avantage de faire revenir quelques membres éminents de l’équipe, dont Thor, Black Panther, Falcon ou Black Widow, et de faire apparaître le cartel du Zodiac, dans sa version LMD. Ceux-ci, on l’a vu précédemment, reviendront également dans la série mensuelle.
Ladite série mensuelle revient dans le sommaire avec l’épisode 14, qui confirme que le scénario subit un petit coup d’accélérateur. Le comportement de Tigra continue à être erratique et dangereux, Allatou, la démone qui observe Pym, fait son apparition et enlève les deux héros, les vengeurs demandent conseil à Daimon Hellstrom (qui se rebaptise Hellstorm : je n’avais jamais fait gaffe que le changement était officiel, je pensais que c’était une coquille) et à Patsy Walker (désormais Hellcat), et Master Pandemonium se joint à l’équipe afin de retrouver les deux personnages enlevés.
L’épisode est frénétique, il s’y passe plein de choses, et Englehart recourt à la structure du voyage, qui lui réussira si bien plus tard dans la série ou, encore, dans Fantastic Four. L’épisode suivant conduit donc ses personnages dans le « World Within », ce monde intérieur où vit le Peuple-Chat. Cette race demande à Greer d’exécuter sa part de l’accord qui les lie, et de tuer Pandemonium. Mais Tigra s’y refuse, sa « âme-chat » lui est arrachée tout le monde est enfermé, et c’est là que Patsy Walker lui confie son costume.
Ici, Englehart joue sur la continuité, rappelant que le costume de Cat a, dans un premier temps, été fabriqué par une ressortissante du Peuple-Chat. Il a donc sans doute des capacités spéciales. Et c’est ainsi qu’en récupérant son « âme-chat » tout en portant ce costume, Greer prend le contrôle de sa moitié féline (tout en gagnant un appendice caudal en bonus).
Le dernier épisode du sommaire montre Hank Pym affronter ses démons, notamment en luttant contre son vieil ennemi Whirlwind. Mais le héros comprend que les changements en Tigra éloignent de lui son équipière, et le savant retombe dans sa mélancolie, à l’occasion d’une dernière séquence annonciatrice de ce que le scénariste prévoit pour lui.
Période transitoire que celle réimprimée dans Sins of the Past, où les personnages doivent plus ou moins faire le point dans leur existence. Pour ma part, et même si j’aime bien la série depuis le début, il me semble que la série décolle véritablement ici. Il se reproduit sur West Coast Avengers ce qu’on a déjà pu observer sur Avengers, à savoir un lent démarrage (en effet, jadis, il aura fallu attendre l’arrivée de Mantis pour qu’Englehart donne une personnalité affirmée à sa prestation : ici, c’est un peu pareil). Néanmoins, les soucis personnels de ses héros les rendent très attachants aux yeux des lecteurs, distinguant la série de son homologue de la côte est.
Jim
La façon dont milgron dessine la centurion d iron man, je n ai jamais pu.
C’est vraiment l’armure qui a été maltraitée par les autres dessinateurs. J’ai bien l’impression qu’il n’y a que Mark Bright qui parvenait à la rendre à peu près légère. Les autres lui ont toujours donné une allure pataude.
(Bon, je ne l’aime pas, cette armure…)
Jim
Lancée en 1998, la série Captain America: Sentinel of Liberty cherche à profiter du succès que connaît le titre central, alors aux mains de Mark Wai et Ron Garney, qui ont repris les commandes après l’intermède « Heroes Reborn ». La série régulière connaît un lent redémarrage, très joli et assez plaisant, mais qui met du temps (l’invasion Skrull, la dimension politique et électorale, le bouclier cassé…). Profiter du succès, c’est logique, mais Matt Idelson, le responsable éditorial, a l’idée saugrenue de déménager Ron Garney et de lui confier la direction graphique de la nouvelle série. Une fausse bonne idée.

Effectivement, si Waid et Garney attirent les foules, pourquoi ne pas leur donner l’occasion de lancer une nouvelle série ? Sauf que cela revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul et qu’il faudra donc trouver un remplaçant (et la série Captain America mettra du temps à le dénicher en la personne d’Andy Kubert), que Garney va se retrouver avec une surcharge de travail puisque le premier épisode de Sentinel of Liberty a une pagination accrue, et que le dessinateur va se sentir brinquebalé d’un titre à l’autre pour des raisons commerciales et vivra assez mal la manœuvre.
La composition de la nouvelle série (dont les douze numéros sont compilés dans un gros recueil cartonné en 2011) témoigne aussi d’un manque de préparation, ou peut-être du désordre induit par le départ de Ron Garney. Car rapidement, la proposition va se déliter. Ce qui permettra d’offrir, tout de même, quelques beaux moments.
Le premier récit, encré par Dan Panosian et donc très dynamique, raconte une mission de Cap et Sharon Carter, qui éveille dans la mémoire du héros le souvenir d’une autre affaire, durant laquelle l’Héli-porteur du SHIELD a été détourné (c’est une époque où ce genre d’engins ne se crashait pas trois fois par épisode bendissien).
Le récit met donc en scène une Sharon Carte dure, âpre, impitoyable, mais en qui Cap reconnaît quelqu’un prêt à faire le sale boulot à sa place afin de ne pas ternir le drapeau qu’il arbore. C’est également l’épisode où le couple se rapproche. Un chouette chapitre d’introduction, qui repose les bases, mais qui aurait très bien pu constituer un diptyque dans la série principale.
Le Doc nous en parle ici :
Puisque l’épisode est articulé autour d’un flash-back, le principe de la série Captain America: Sentinel of Liberty est énoncé clairement : les lecteurs vont pouvoir explorer le passé du personnage à l’occasion de récits situés à différentes époques. Et c’est ainsi que les épisodes 2 à 4 nous entraînent dans une nouvelle mission avec les Invaders, en pleine Seconde Guerre mondiale.
Les héros sont prisonniers des Nazis, qui se sont emparés d’Atlantis à la faveur d’une alliance trompeuse. Outre des copies de Human Torch, les Envahisseurs font la rencontre de la mère de Namor et libèrent des prisonniers servant de cobayes aux forces de l’Axe.
C’est super-dynamique, très bien encré par Dan Green, plein d’idées visuelles et doté d’une caractérisation réussie. Le triptyque fait peut-être un peu doublon avec les trois chapitres de Marvel Universe que Roger Stern et Steve Epting consacrent, quelques mois plus tôt, aux héros des années 1940.
Là encore, le Doc nous en parle :
Captain America: Sentinel of Liberty #5 nous ramène à la période où Cap, fraîchement démoulé de son glaçon, tente de s’adapter au monde moderne. Cette fois, Waid et Garney le font interagir avec Iron Man, pendant que le héros découvre que le quartier qu’il a connu a bien changé et se fait rabrouer par les habitants qui voit en lui un imposteur peu respectueux du passé.
Les deux héros sont assaillis par des robots hypnotiseurs (renvoyant à une vieille aventure d’Iron Man) qui finissent par mettre le Vengeur en armure sous leur coupe. Mais l’épisode se conclut au bout de quelques pages, le sommaire étant consacré à un autre récit. La cacophonie éditoriale commence, et va contribuer à saper le succès de la série.
L’autre récit, c’est une intrigue concoctée par Mark Waid et Brian K. Vaughan, avec des dessins de Doug Braithwaite. L’épisode s’ouvre sur une scène d’asile de fou, un homme prétendant être Cap. Articulé autour de courses-poursuites dans les couloirs de l’institution, l’histoire confronte le héros étoilé au Chameleon, un adversaire de Spider-Man qui s’est déjà fait passer pour le patriote face à Iron Man, il y a bien longtemps.
Les deux récits trouvent leur conclusion dans l’épisode suivant, mais la disposition éditoriale, à savoir deux intrigues dans le même fascicule, si elle évoque les anthologies des années 1960 dans lesquelles les héros Marvel ont commencé à prospérer (et ce choix semble presque raccord avec la veine passéiste de cette série), finit par déliter le peu de cohérence éditoriale dont le titre disposait.
Captain America: Sentinel of Liberty #6 conclut les deux intrigues en cours et en rajoute une, avec la première partie d’un récit consacré au Captain America de l’Indépendance. Cette fois, le récit est réalisé par Roger Stern et Ron Frenz. Il s’agit en fait d’un épisode mis en chantier pour la série Marvel Universe que nous avons évoquée plus haut, mais qui s’est interrompue après sept épisodes pourtant excellents. Plusieurs chantiers avaient débuté, dont une histoire de Doctor Strange et cette vision historique de Cap.
Le Doc nous en parle ici :
La couverture prévue pour la série Marvel Universe sert à Captain America: Sentinel of Liberty #7, qui abrite donc la conclusion de l’épopée menée par Stern et Frenz et un court chapitre, par Brian K. Vaughan et Steve Harris, durant lequel le héros fait la connaissance du président, Franklin Delano Roosevelt, dont la seule présence finit par gommer les doutes que l’ancien gringalet de Brooklyn pouvait encore avoir.
Suivent deux chapitres, par Mark Waid et Cully Hamner, situés dans la période seventies où Sam Wilson porte encore son costume vert et noir et s’est associé au héros patriotique.
L’épisode 10, signé James Felder et Steve Mannion, est un récit parodique opposant le héros à Modok, dans un style graphique assez amusant. Une pause qui ajoute à la sensation de fourre-tout qui teinte la série.
La onzième livraison renoue avec les évocations du passé, Mark Waid rappelant la présence d’un imposteur face à Johnny Storm, astuce éditoriale qui avait permis à Stan Lee de tester la réactivité du public à l’idée d’un retour du patriote.
Le douzième et dernier épisode, écrit par Mark Waid et illustré par Doug Braithwaite et Anthony Williams, revient sur le tandem Cap / Bucky, articulant son déroulement entre l’instant où le garçon découvre l’identité du héros et celui de sa mort. Le scénariste parvient à donner un hommage souriant à ce qui, à l’époque, demeurait comme l’un des grands drames inconsolés de la continuité Marvel.
La série, pour bordélique qu’elle soit, témoignant d’un bazar éditorial confinant à la panique, propose de vraies pépites. Waid connaît bien son sujet, et parvient à injecter de l’émotion à de nombreux instants tragiques dans la carrière du personnage. L’humour reste présent, faisant de ce portrait en creux du héros patriotique une lecture divertissante, malgré le manque de direction éditoriale.
Jim
Oui j aime bien le 1, les invaders, Iron man/Cao et le cap revolutionnaire surtout. Les récits sont pas parfaits mais trés bien
celui avec Falc, avec Bucky, le cameleon ou Delano sont sympas
Le parodique est mauvais et celui revenant sur strange tales est assez lourd et laid.
J ai relu tout ca avec l omnibus en VF revient sur Waid (les 2 1ers run, cette série et quelques ajouts comme un segment de red, white & blue ou un court avec Jurgens dans Cap The Legend)
Oui mais… en fait je trouve que ca va jusqu’à l histoire avec Kang/Korvac…
Le truc avec el skrull et le bouclier ca ressemble pas mal au premier run que j ai donc relu et qui me semble moins réussi que dans mes souvenirs. Waid y a toujours un coté quand même naif et presque silver age dans des actions qui ont peu d explications.
L imbroglio korvac n est pas de waid puisqu on lui a refusé kang car il était déjà prévu pour avengers (comme si kang pouvait pas etre partout) ce qui rend la révélation Korvac assez nase à mon avis… et le truc dans le futur est devenu tellement un cliché waidien (il nous refait le coup lors du 3eme run sur un copié collé…)… bon la résolution du bouclier est … c est presque du bendis avant l heure ou du snyder avant l heure.
J aime beaucoup par contre ce qui tourne autour du Skull…
Apres ca reste trés sympa, ca se lit trés bien et il y a pleins d idées sympas partout mais le premier run de waid a perdu des places dans mon top du perso.
Et surtout a l epoque a part le sentinel de Nicieza, Bucky était un perso non caracterisé… c etait un cliché…
J ai pas l impression qu en dehors de ce 12, des sentinels de nicieza ou du dernier arc de jurgen, le perso était un perso…
Moi, celui-là, je le trouve sympa. Parce que assez léger, rigolo. Mais autrement, je partage ton avis.
J’ai relu récemment, et en fait, les débuts m’ont semblé moins poussifs qu’à la première lecture. Je trouve que ça monte en puissance, et que la suite est mieux que le début, mais le début demeure très bien.
C’est assez raccord avec le personnage : c’est pour ça que le premier Sentinel of Liberty, quoique long, est bien caractérisé, parce qu’il confronte Cap à sa propre naïveté. C’est une manière intéressante de montrer que, en dépit de ses années dans le « présent », Cap demeure un homme hors du temps.
On sent bien qu’il avait préparé un truc dès le départ, et qu’il se rattrape aux branches. Ça reste très bien, mais c’est un peu le festival des pirouettes. Et les subplots sont tellement présents au début que, à mon avis, Waid avait dans l’idée de faire intervenir Kang plus vite.
Mais il en tire un sel évident, à mes yeux. Cette boucle temporelle qui met en scène l’opiniâtreté du personnage, ça fonctionne bien.
Je suis beaucoup moins client du Cap retransformé en gringalet pour occuper un cliffhanger et être résolu trois ou quatre pages plus loin.
Aussi.
Et puis l’arc avec Nightmare.
Oui, maintenant que tu le dis : je n’avais jamais vu ça comme ça, sans doute parce que j’ai découvert tôt les épisodes par Lee et Kirby qui fixent le personnage, et que je m’en suis contenté (car ça couvrait très bien le personnage, qui à l’époque n’avait pas besoin de plus).
À la décharge des auteurs : a-t-on eu beaucoup d’histoires dans le passé, avec ce tandem ? J’écarte la série Invaders, qui voit à plusieurs occasions Bucky fonctionner indépendamment de son mentor (et où Roy Thomas me donne un peu l’impression de l’écrire comme un Robin).
Jim
Ben invaders ou Strange tales, on reste sur du cliché de sidekick.
La difference entre Toro et Bucky c est leurs pouvoirs, costumes…
Oui ce sont des Robin pré-new Teen Titans
La premiere fois où j ai eu l impression qu on me vendait un vrai perso c etait la mini de Nicieza et Maguire puis ce Sentinel de waid… (et je crois le dernier arc de jurgens)…
C est bien car ca reste pas mal raccord avec ce qu en fait Brubaker… donc Brubaker m a pas « choqué » mais au dela de ca il cree un personnage…
Le Bucky de simon/kirby jusqu’à Thomas c est un cliché pas un perso… (je viens de finir l intégrale 1941(2) et il n y a pas de personnages à l epoque)
L armure de son retour dans strange.
Madeleine.
J’étais déjà trop vieux pour que ce soit une madeleine.
Jim
Oui, ça se joue vite sur ces années madeleine pour qu au final on s en foute royalement.
Surtout Iron Man, un personnage qui ne m’a jamais autant emballé que, mettons, Captain America ou les Fantastiques…
Jim
Moi j aimais bien cette armure
D ailleus le costume noir de spidey, the captain, et thor avec son armure et la barbe…
J adorais!

Yep album ou dv m avait envoye une poche avec une pub comme cette couv que j ai perdue…















































