RÉÉDITIONS MARVEL : TPBs, omnibus, masterworks, Epic…

y a que Brub qui y a pensé tout court… il meurt dans ses Secret Avengers… et est en fait developpé dans Marvels Project.

Pour Most Generations, de mémoire c est pas mal mais bien moins foutu que que Marvel Universe… la constructions à l envers à al memento, il me semble, est ce qui maintient le tout.
Mais là aussi on remplit les années 50

Ah ouais, c’est vrai, à Bagalia. Bon, il doit pas être bien mort, quand même.
Il apparaît aussi dans Iron Fist. Ou bien je confonds ?

Ouais, faut vraiment que je vérifie ce qui me manque. C’est typiquement le genre de truc qui me plaît.

Jim

Tu confonds avec le prince of orphan… John Aman

Ah ouais, effectivement.
J’ai vite décroché d’Iron Fist.

Jim

J’ai lu hier soir le TPB Inhumans: By Right of Birth, qui reprend le fameux graphic novel écrit par Ann Nocenti, ainsi qu’un fascicule revenant sur l’histoire des Inhumains, nettement plus anecdotique.

Le graphic novel en question, sortie en 1988, j’en avais entendu parler depuis des commentaires dans les pages de Scarce, et je n’avais pas eu l’occasion de le lire. Le confinement a ses bons côtés.

Tout commence alors qu’un mariage est bientôt célébré en Attilan. Les dialogues nous apprennent que c’est chose rare, que le conseil génétique n’est pas toujours disposé à autoriser de tels dérapages, et que la fête sera d’autant plus fastueuse que les occasions sont rares. En quelques lignes, la scénariste parvient à éclairer les aspects obscurs et inquiétants d’une société en autarcie articulée autour d’obsessions eugénistes.

Parallèlement, la reine Medusa apprend à son mutique époux Black Bolt qu’elle attend un enfant, qu’elle promet être un héritier. Une certaine tension se crée, et on découvre bien vite que les inquiétudes du souverain sont liées au fait que le conseil, qui s’exprime par la voix du Chief Justice braqué sur ses traditions, n’apprécie pas la nouvelle, et suggère à la future maman de se débarrasser de l’enfant à naître. Les arguments qui pointent sont associés à la lignée, les autorités craignant que le bambin n’hérite soit de la voix de son père, soit de la folie de son oncle Maximus, soit des deux (tant qu’à faire).

Medusa décide donc de quitter Attilan, de se rendre sur Terre, malgré la menace de la pollution qui avait justifié le déménagement sur la Lune, et d’y donner naissance à son enfant. Elle est bientôt rejointe par divers membres de la famille royale qui choisissent de l’épauler, déçus par la rigidité du conseil (que Gorgon voyait comme un repère moral et politique). S’ensuit une intrigue à coloration écolo où Crystal tente de chasser toutes les traces de pollution afin de garantir la santé au petit, pollution qui finira par s’incarner dans une créature elle aussi nouvelle-née et tentant de comprendre le monde hostile où elle a pris conscience.

À la fin du récit, alors que le bébé est venu au monde et que la famille royale s’est débarrassée de la menace tout en prenant conscience que le monstre n’existe que par leur volonté de manipuler leur environnement, Medusa revient auprès de Black Bolt et tente de convaincre le conseil de protéger la vie de l’enfant… en vain, puisque les parents sont séparés de leur rejeton.

L’ensemble est plutôt pas mal, et Ann Nocenti dresse le portrait d’une société oppressante loin de l’utopie isolationniste qui transparaissait dans la version de Kirby et de ses successeurs immédiats. L’entreprise est plutôt louable et courageuse, même si elle ne manque pas de maladresse par certains côtés.

Par exemple, la scénariste perd un peu de temps à mettre en scène les chicaneries entre membres de la famille royale (Gorgon et Karkak n’en finissant pas de se chamailler), ce qui permet d’éclairer les visions de chacun et donc d’établir un tableau de la société, mais ce qui détourne un peu de la situation politique générale (là où, par exemple, insister davantage sur le Chief Justice, en essayant d’étayer sa vision des choses, aurait permis de gagner en pertinence, en objectivité).

De même, le parallèle entre la manipulation génétique et l’impact écologique, s’il repose sur une approche assez logique (deux aspects de la dialectique nature / culture), finit par interférer un peu dans le discours. Le monstre né des quatre éléments manipulés est lui aussi un enfant « innocent » découvrant le monde, mais la longue séquence sur Terre apparaît presque comme une diversion éloignant les auteurs de la critique politique qui commençait pourtant à gagner en force. En bref, un peu comme si deux histoires avaient été condensées de force en une seule.

Cependant, Ann Nocenti est parvenue à faire une chose très intéressante : elle a donné une voix particulière à chacun des personnages qui (me) donnaient jusque-là l’impression de tenir à peu près tous le même discours, le même son de cloche, dans leurs aventures précédentes. Ne serait-ce qu’en matière de perception, chacun d’eux voit les choses différemment, ce qui finit, paradoxalement, par les rapprocher.
On pourra cependant lui reprocher d’écrire Maximus comme s’il s’agissait de Loki, sur le mode du comploteur rieur et narquois. Mais elle parvient à fragiliser le personnage, là encore parfois à gros traits, mais cela donne un apprenti despote éclairé d’une lumière nouvelle (pour l’époque).

Question dessin, c’est assez formidable. Bret Blevins officie avec le talent qu’on lui connaît, dessinant notamment un Black Bolt majestueux, aux larges épaules et aux hanches fines qui n’est pas sans rappeler la version qu’en donne Mike Zeck.

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À l’encrage, Marvel a eu la bonne idée de recruter Al Williamson, formidable dessinateur de strips, connu pour ses histoires dans les EC Comics et pour son travail sur Star Wars (et pour avoir accompagné John Romita Jr lors d’une transformation passionnante de son style). Ensemble, ils livrent un travail tout en finesse, avec des ombres, des modelés, des drapés… Un mariage épatant.

Le sommaire du petit recueil comprend également Inhumans Special: The Untold Saga, qui se donne pour but de retracer dans l’ordre les péripéties que l’on connaît déjà concernant ces personnages (l’amnésie de Medusa, la séparation de Johnny et Crystal).

Le script est signé de Lou Mougin, un auteur venu du fanzinat qui s’est également illustré sur un épisode d’Avengers Spotlight. Le dessin est confié à Richard Howell, ce qui en soi n’est pas une mauvaise idée dans le sens où ce dernier sait ajouter des touches kirbyennes à son travail (bon, surtout le Kirby des romance comics, mais c’est pas grave). La mauvaise idée réside dans l’encrage de Vince Colletta, qui amollit l’ensemble et n’arrive pas à embellir les cases les plus faibles, ne faisant ressortir que les faiblesses du dessin de Howell.

La plongée dans ce recueil, qui est complété par la reproduction d’un article paru dans Marvel Age et de quelques fiches du Marvel from A to Z (où l’on se rend compte que Rubinstein a sans doute encré toutes les illustrations, tant son nom revient), m’a permis de me rendre compte qu’il y avait beaucoup de choses que j’avais oubliées ou que j’ignorais sur les Inhumains (je ne savais pas que Karkak disposait de pouvoirs « naturels » et non fournis par les brumes, et je ne me souvenais plus qu’il était le frère de Triton…). Et ça m’a donné envie de me replonger dans d’autres récits.

Jim

J ai été décu par ce TP… sympa mais… Je l ai lu à sa sortie.
En même temps je n aime ni Blevins ni Howell… la seule fois où graphiquement j aimé Liefield ce sont ces premiers 2 numeros de new mutants… au moins ca bougeait… bon assez vite l effet a cessé…
Oui on nous rappelle souvent ces temps ci que Karnak a des pouvoirs par lui-même depuis la nouvelle orientation faites par Ellis.

Rhooh…perso, j’aime beaucoup Blevins et j’adore Al Williamson. Donc, ce que je vois là me tente beaucoup. J’en prends bonne note…

Je n’ai pas lu, mais j’en ai entendu parler.
J’ai l’impression que, longtemps, les Inhumans n’avaient quasiment aucune histoire sur eux… hormis, irrégulièrement, des oeuvres « fortes » sur ces personnages. Je pense à ça, je pense à la maxi-série Jenkins/Lee. Je crois que Ladronn a aussi un peu bossé dessus.

C’est dommage que Marvel ait cédé pour essayer d’en faire des remplaçants aux X-Men, ça a terni leur aura.

Je l’ai acheté à sa sortie. Mais pas lu. Je l’ai trouvé dans ma bibliothèque, et j’avais envie de lire des personnages « classiques ».

J’aime beaucoup Blevins. J’ai relu le Legends of Dark Knight #50 pour des raisons professionnelles récemment, et franchement, je suis super fan. J’aime beaucoup d’ailleurs son approche « réaliste », peut-être même encore plus que sa veine brucetimmesque.

Howell, j’aime bien. C’est daté, suranné, il est arrivé trop tard (parce que chez Atlas/Marvel entre 58 et 62, il aurait fait un malheur), c’est parfois maladroit mais c’est plein de charme. en revanche, ça ne résiste pas à Colletta, hélas.

J’ai lu les premiers (faudrait que je me prenne le TPB), mais ça ne m’avait pas marqué, ou alors j’ai pas compris. En tout cas, c’est une info qui ne s’était jamais gravée.

Jim

Depuis qu il est une forme de moine extremiste… il est dans la lignée anti-terratogène…

Bof, en fait…
Quand tu regardes les intégrales panini ca couvre 67-84 en deux tomes… puis tu as ce TP puis Jenkins/Lee, Landronn puis les minis secret Invasion et tout ce qui suit dans le cosmique… et enfin la partie recente…
Le souci est pas forcément d avoir positionné en remplacant des xmen… le souci est de pas y avoir mis quelque chose qui tienne.
L idée en soi de faire croitre le nombre d inhumains est pas choquant… le souci est que ca a été mal foutu ensuite.
Surement car auy départ Fraction n a pas été suivi et qu il afallu tout reprendre depuis le départ… et que Soule est un scenariste tres moyen.
Ewing, je pense qu il v atrop loin quand il arrive dessus… ca part trop loin…

Queleque part, il aurait fallu partir de Jenkins… reprendre cela au départ. Puis avec tous les nouveaux inhumains… une société aussi rigide ne peux pas tenir… Et donc que devient elle?

Apres soit disant remplacant des Mutants… au ciné oui mais dans l univers Marvel… les deux étaient sur des pentes inversées: une qui se developpe et devient donc l avenir et une tarie…
Rigolo qu on fasse avec les inhumains, ce qu on a pas suivi avec les mutants (Morrison/Casey/Milligan) et qui me semle être l avenir…
L idée d une minorité qui devient majoritaire surtout culturellement est interessante (plus qu une secte qui vend des drogues) et plus actuelle, plus dans l air du temps

Une pique envers HOXPOX je présume ?

Oui
c est pas que j aime pas Hox/pox DoX… y a du bon et du moins bon… c ets un peu comme la periode Utopia…
je comprend pas le truc un peu hystérique comme si c etait le truc de l année…
Pour moi marvel, ils ont loupé le coches avec les mutants en faisant House of M…

Je veux dire que, longtemps, les Inhumans étaient rarement utilisés. Chaque apparition était quasiment un « événement ». Et chaque histoire directement sur eux, et non pas en apparition, était par contre un événement, un vrai du coup.
Avec souvent des oeuvres qui veulent aller plus loin que d’habitude avec ces personnages.

Je n’ai pas lu Royals d’Al Ewing, mais le mal était déjà fait.
J’ignore ce que voulait faire Matt Fraction, dont l’épisode unique n’informe pas du tout sur son ambition. Charles Soule fait au mieux en improvisant, avec ses capacités ; faibles. Mais il livre des pseudo X-Men pas désagréables, même si ça s’écroule rapidement.
L’ajout d’autres communautés Inhumans que Attilan est un apport surprenant mais intriguant.

La difficulté est ce côté « forcé » de la prolifération des Inhumans, et le focus sur des gens « normaux » qui se retrouvent Inhumans.
Ca fait plus Mutants que Inhumans.
On a perdu aussi l’essence de la société repliée sur elle-même, eugéniste, secrète. Charles Soule en parle, mais le choc des cultures n’est pas assez fort.

Je crois qu’il y a eu une mini-série qui reprend les jeunes Inhumans de Paul Jenkins après, non ?

Oui.
D’autant que les Inhumans ont déjà leur langue, leur histoire, leur culture.
Qui passeraient de contre-culture à culture en cours de domination.

Oui par Sean McKeever sous le label Tsunami.

Apres que les inhumains aientd autres communautés sur terre me choque moins que par exemple les inhumains spatiaux de Hickmann qui sont toutes des concubines de Black Bolt car surement que la terre est maitresse dans l univers … je sais pas.

Bref le souci des inhumains étaient surtout qu on a pas mis de la qualité

Autant le fait que toutes les reines rejoignent Black Bolt, c’est facile. Autant l’idée que les Kree n’ont pas expérimentés que sur Terre, je trouve ça crédible et intéressant.
Je ne sais pas, du coup, si Al Ewing en parle dans Royals…

Pour le lancement post Infinity ? Oui.
Enfin.
Ils ont mis Matt Fraction et Joe Madureira. Mais ils sont partis.
Les auteurs de départ étaient prestigieux…

Je sais plus si Ewing en parle… je crois mais surtout Cates lui en parle (enfin parle…)
Oui des inhumains d autres planetes ne me choquent pas… et justement inventer une forme différente entre eux auraient été interessantes…
Mais hickmann calque le modele terrien ailleurs… avec des concubines… bref comme d hab, il fait semblant de complexifier mais en fait ce fait pas plus suer que bendis, snyder ou Millar…

Donny Cates en parle très rapidement dans Death of the Inhumans.
Une saga que j’ai bien aimée, d’ailleurs.

Après, on peut reprocher beaucoup à Jonathan Hickman, mais cet élément apparaît dans un run sur les Fantastic Four, pas les Inhumans. Ca ne me choque pas que ça ne soit pas plus développé.

Oui mais comme pas mal de choses, ca vient là comme venu de nulle part… ca sert pas à grand chose en plus ensuite…
Bref il pose là un truc… un peu comme Millar mais lui au moins ne fait pas semblant de faire une construction infaillible, complexe et millimétré sans faille…

Bref on a un truc qu on nous donne, qui sert pas vraiment… enfin qu est ce que ca vient faire?
C est un peu comme son SHIELD et son HYDRA qui viendraient du fond des ages… j ai toujours pas compris vraiment à quoi ca servait… surtout pour finir comme agence de contre espionnage US pensant un moment… Il est fort ce Leonard de Vinci… il avait prévu les USA… avant de torcher Galactus plus facilement que les FF…

Franchement, l ecriture serait pas aussi prétentieuse que tu croirais à un What The?!!

Je te comprends.
Mais sans forcément défendre Hickman, et pour rebondir sur la discussion, Jim évoque ici une saga qui évoque l’eugénisme clair des Inhumans, le contrôle et la limitation des naissances, la venue au monde compliquée du fils de Medusa et Black Bolt… et ça n’apparaît plus, ou presque.
C’est aussi posé « là », comme ça, et même si des histoires antérieures actaient le repli sur soi des Inhumans, ça n’est pas vraiment repris après.

Au point que David Hine se fait taper sur les doigts après Son of M pour avoir oublié Ahura.
Même si ça permet le formidable Silent War, que j’ai honteusement oublié comme mini-série rare mais marquante des Inhumans.

Je veux dire que oui, Jonathan Hickman balance son idée d’autres peuples « Inhumans » et laisse ça là… mais il n’est pas le seul à avoir fait ça.

Ça commence à sentir le disque rayé.