Réflexions autour du sexe dans les manga

La conférence du Festival d'Angoulême sur la place du sexe dans les manga retranscrite en vidéo par Akata

[Lire la news sur Manga Sanctuary](http://www.manga-sanctuary.com/news/11159/reflexions-autour-du-sexe-dans-les-manga.html)

Comme je l’avais dis sur un autre site : un débat très intéressant qui soulève plusieurs questions , réflexions et points de vu dont je me suis bien reconnu , après reste à chacun de faire la synthèse de ce qui a été dit pour en tirer certains enseignements ( ou non… ) , un débat intéressant selon moi.

Perso

je trouve se débat sans intérét car au bout du compte ça ne débouche sur rien.
Je pense que si on veux ou pas du sexe dans les manga on prends ou on prends pas mais il faut pas que cela se généralise dans l’ensemble c’est tout
++

J’ai trouvé ce débat assé intéréssent , bien que je n’ai rien " appri " ça peut être assé utile pour ceux avec encore les idées reçue sur le manga et l’animation japonaise.

Moi, déjà, la phrase d’entrée de la vidéo servant de préambule m’a posé problème : “La sexualité est très présente dans les mangas, pour hommes comme pour femmes… Bien plus que dans la BD occidentale en tous (sic) cas…”
Euh… C’est peut-être juste que les mangas dans lesquels ça apparaît sont plus visibles que les BD dans lesquelles on la voit, mais la sexualité est très présente dans les deux, je trouve…

Je n’ai pas encore regardé les vidéos, mais je ne pense pas y apprendre grand chose.

Tori.

La sexualité est très peu présente dans les mangas je trouve en fait. Sauf si voir un décolleté et un poil de nudité rime avec sexualité…

Mais déjà, dans la plupart des shonens et même des shojos, y’a rien de tout ça, et même dans beaucoup de seinens/joseis/gekiga.

Après, si par sexualité on entend nudité, là oui y’en a bien plus, mais dans les BD, y’en a aussi à foison !

[quote=“Nil Sanyas”]La sexualité est très peu présente dans les mangas je trouve en fait. Sauf si voir un décolleté et un poil de nudité rime avec sexualité…

Mais déjà, dans la plupart des shonens et même des shojos, y’a rien de tout ça, et même dans beaucoup de seinens/joseis/gekiga.

Après, si par sexualité on entend nudité, là oui y’en a bien plus, mais dans les BD, y’en a aussi à foison ![/quote]

je pense effectivement qu’avec le terme " sexualité " ils parlaient seulement de la suggestion présente dans les mangas enfin plutôt dans les shônen. Comme le fait qu’ils aient beaucoup pris dragon ball en exemple.

Oui enfin dès lors que Toriyama souhaite faire passer Kame Senin (Tortue Géniale) pour un pervers, forcément… Au début, y’a des suggestions, et même plus que des suggestions. Mais ensuite, il n’y a plus rien pendant plus de 30 tomes ! C’est comme résumer Naruto au passage concernant Jiraiya, dont le surnom est tout de même explicite : Ero Senin.

Oui je suis d’accord mais ces passages aussi court soit-il ont quand même réussi à marqué une génération. :wink:
C’est pour ça que tortue géniale est devenue un personnage si " emblématique " dans l’univers du manga. ^^

[quote=“Nil Sanyas”]La sexualité est très peu présente dans les mangas je trouve en fait. Sauf si voir un décolleté et un poil de nudité rime avec sexualité…

Mais déjà, dans la plupart des shonens et même des shojos, y’a rien de tout ça, et même dans beaucoup de seinens/joseis/gekiga.

Après, si par sexualité on entend nudité, là oui y’en a bien plus, mais dans les BD, y’en a aussi à foison ![/quote]

Déja dans les grand classique de la BD, la sexualité et l’amour est quasiment inexistante et mit en place de façon trés candide ( quand je parle de classique je parle de Spirou, Lucky Lucke, Astérix et Obélisque, …).

On ne voit pas de personage qui s’aime, de déclaration amoureuse ou de sentiment ou relation amoureuse tel que pourrait le persevoir un ados. Les BDs parlent de sexualité ne sont apparu qu’aprés les années 90’s (bon je n’ai pas non plus une grande connaissance des BDs non plus ) bien souvent par une génération d’auteur qui on connu eux même les mangas.

Donc le tabou sur la sexualité etait bien réel et extrement important. Il ne se limitant pas seulement au “petites culottes” mais aussi a la relation amoureuse en général.

Je ne crois pas que Manara, Serpieri, Gotlib, Reiser et beaucoup d’autres aient été particulièrement bercés par les mangas… ~____^
Cela dit, ce que tu dis sur les relations amoureuses entre ados est très vrai, de même que dans beaucoup de BD de jeunesse, les femmes n’avaient souvent pas des formes très marquées… Mais on parle ici du manga dans son ensemble, comparé à la BD dans son ensemble, il me semble, et pas seulement de leurs franges “jeunesse”…

Tori.

Dans les shonens, les relations amoureuses, faut les chercher :astonished: (et c’est quand même le gros des ventes non ?)

Dans les BD jeunesses, effectivement, hormis peut-être pour Titeuf, le sexe est limite inexistant. Cela dit, prendre comme base les Lucky Luke, Tintin et Asterix et les opposer aux mangas récents, est assez bizarre non ? Quitte à prendre des BD d’après-guerre (voire antérieurs), autant le faire aussi pour les mangas. Et là, la comparaison est différente, sachant que les thèmes sont en fait sans comparaison.

Après, dans les BD adultes (mais aussi lues par des ados…), la sexualité est vraiment très présente. Y’a des statistiques sur le sujet ? Car sinon, ça voudrait dire qu’on se base uniquement sur un ressenti…

[quote=“Nil Sanyas”]Dans les shonens, les relations amoureuses, faut les chercher :astonished: (et c’est quand même le gros des ventes non ?)

[/quote]

Oui mais tous les shônen ne sont pas des mangas de combat/aventure/sport ! une part importante du genre est aussi consacrée aux comédies romantiques/comédies lycéennes (VGA, I’'s, orange road, the kabocha wine etc…) qui sont de parfaits récits d’identification aux relations amoureuses, et par delà d’éveil à la sexualité (la forte retranscription du sentiment amoureux au détour des pages de ces mangas et des émois/hésitations qui l’accompagnent, contribue de même à leur succès et à la satisfaction d’un canal du plaisir autre que celui comblé par un shônen de compétition pour le lecteur masculin, et cela au delà de toute représentation “fan-service”)
D’ailleurs, en passant et en généralisant là à tous les titres, toute représentation de nudité “gratuite”, mais qui est visiblement à but voyeuriste, est bel et bien une composante sexuelle, puisque cherchant à impliquer le canal fantasmatique du lecteur. (après l’impact sera totalement différent d’une personne à l’autre, d’un âge à l’autre, et comment il percevra ce stimulus)

Dans les shôjo, dès que l’on passe le cap du collège, l’enjeu sexuel est majoritairement très présent (et souvent moteur de rebondissements) et quant aux josei, le poids du sujet est quasiment constitutif du genre, avec une approche très existentielle et de restitution d’un quotidien toujours interrogé. Et pourtant, dans ces genres, l’exhibition de la nudité ne va pas forcément de pair avec la forte composante sexuelle qui agite les protagonistes. La suggestion peut être de mise, mais cela n’empêche pas souvent une audace que seul le manga a pu se permettre, et cela sans aucunement rentrer dans des considérations faciles de sexualité forcée/viols (je viens juste de penser d’ailleurs à une scène d’Utena, où l’on ne voit rien mais où l’entrée inattendue dans la sexualité de l’héroïne est bouleversante)

Après pour les seinen, c’est trop varié pour généraliser, mais le recours au sexe banal (vie quotidienne) est souvent évoqué (si ce n’est représenté) et là parfois avec volonté de choquer ou bien simplement par souci d’une reproduction cohérente de personnages tout simplement sexués : quoi de plus normal. Le sexe au quotidien, ou bien associé à un évènement violent me paraît personnellement participer de nombreux chemins de narration du manga plus adulte, quand bien même il n’en est pas son thème principal : une simple maturité du média, des séries d’expérimentations éditoriales diverses ou bien encore une approche au sexe différente, dans ce qui est permis en BD japonaise, implique cela.
De plus, là aussi, c’est la porte ouverte à certains titres défouloirs qui se permettent d’explorer également des sexualités “hors-normes” (hors des habitudes de lecture pour le moins) et cela sans complexes.
Le sexe dans le manga n’est certainement pas le monstre onanique que certains pourraient s’imaginer (hormis bien sûr dans les titres spécialisés 18+) mais me semble tout de même très présent dans une majorité de titres : même si ce ne peut être qu’un petit nuage au dessus du ciel bleu de héros de papiers, sa présence est sous-jacente et d’importance.

Après, en ce qui concerne le débat : mi arguments éculés, mi approches intéressantes, quelques pistes plus fines qu’il n’y paraît et des éléments hors-sujet ou (ressentis) peu maîtrisés. Je retiendrais aussi les gimmicks connus (et un peu agaçants) de certains protagonistes (et non, on ne nous épargnera pas les envolées obsessionnelles mystico-moralistes de DV) pour un résultat global à voir, surtout par curiosité.

Sans oublier les titres de Mitsuru Adachi qui, bien que traitant souvent de sport sont plus des comédies romantiques que des shônen sportifs… ~____^

Tori.

Oui enfin je n’ai pas lu tous les Adachi, mais y"a zéro sexe dans ses mangas. Hormis en sous-entendu et encore. Après pour Katsura, d’accord, mais c’est l’essence même de ses mangas :laughing:

J’ai cité Adachi, à cause de

car c’est dans le même esprit, je trouve…

Tori.