RORSCHACH #1-2 (Tom King / Jorge Fornes)

Tom King a dévoilé sur son compte twitter le premier aperçu de sa prochaine maxi-série, un projet qui n’a pas encore été officiellement annoncé. Jorge Fornes (Batman, Daredevil…) s’occupe de la partie graphique.

Plus d’infos prochainement…

Working today on the final issue of an insanely ambitious maxi series that hasn’t even been announced yet, which is weird, but everything is weird now. Anyway, when we all come back there’ll be something hopefully awesome waiting for you all. If I do it right.

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La rumeur évoque un lien avec Watchmen.

J’espère que la rumeur se trompe, tout de même, sur ce coup-là…

Parce qu’avant, y en avait pas ?

Devenue, à mes yeux, plus une carte de visite, qu’un outil narratif au service de ce qu’il veut dire, le gaufrier™ made in King est ici, un sacré exhausteur d’ambiance.
Une très belle planche !

Dommage (pour ma propre satisfaction) que King ne tienne jamais vraiment la longueur, et surtout qu’il sacrifie de manière incontinente à l’ironie.
Cette manière d’écrire entre guillemets, de montrer qu’on n’est pas dupe, de dire le contraire de ce qu’on veut dire, et dont l’effet gigogne rend indécelable l’objet même du discours. Manière d’avoir toujours raison sans prendre beaucoup de risque.

Lire King pour moi, c’est voir apparaître en surimpression la définition du sur-western, mais appliquée aux super-héros : « Disons que le sur-western est un western qui aurait honte de n’être que lui-même et chercherait à justifier son existence par un intérêt supplémentaire : d’ordre esthétique, sociologique, moral, psychologique, politique, érotique… bref par quelque valeur intrinsèque au genre et qui est supposé l’enrichir », au détriment de ce qui fait l’intérêt de ce dont il a honte. L’évasion, le divertissement.

Rien qui ne soit possible d’éviter en faisant l’impasse sur les projets du bonhomme, cela dit. Mais comme ici, l’effet d’annonce est souvent très attrayant.

On peut dire officiellement, ici. Dans l’univers.
Ce que je regrette.

C’est confirmé même puisque les « bon yeux » ont remarqué que le tableau dessiné dans les deux premières cases est un tableau vu derrière un certain Ozy dans une série célèbre d’Alan Moore… :wink:

Comme toujours, bien vu, mais je ne crois pas que Tom King ait honte d’écrire des comics de gens en pyjamas le soir dans Gotham. :wink:

Sigh

Merci.
Quel dommage.

Oui mais c’est un « projet ambitieux » (je cite).

« extrêmement ambitieux », même…^^

Extrêmement dommage, donc. :wink:

Mais tu le liras ou pas?

Je pense que King s’enferme dans un piège en se lançant là-dedans, son goût du gaufrier faisant qu’on l’a déjà beaucoup comparé, depuis ses débuts, à un imitateur de Moore — de façon à mon avis un peu indue, mais pouvant difficilement tourner à son avantage — ; du coup se lancer dans une déclinaison assumée de Watchmen c’est vraiment s’exposer aux balles.

Ensuite, je ne demande qu’à être positivement surpris par le résultat, mais malgré la très bonne surprise récente de la série HBO de Lindelof, la moyenne des tripatouillages autour de Watchmen ces dernières années ne vend pas du rêve, que ce soit Before Watchmen, la version ciné de Snyder, Rebirth et ses retombées (dont un Button déjà co-écrit par King), ou Doomsday Clock. Statistiquement on ne peut pas dire que ça incite à la confiance.

(Sinon, je ne suis pas non plus particulièrement convaincu que King soit rongé par la honte d’écrire des comics de super-héros : ne serait-ce que son run sur Batman, malgré tous les défauts qu’on peut lui trouver par ailleurs, me semble plutôt témoigner du contraire ; et ma perception est en complète et assurée contradiction avec l’idée qu’il écrirait en disant le contraire de ce qu’il veut dire pour rendre son discours sciemment incompréhensible. Mais j’ai préféré ne pas réagir directement.)

:roll_eyes:

Il est probable que non.
Il faudrait vraiment un pitch du tonnerre pour me faire tenter.

Je ne supporte plus les oeuvres autour de Watchmen.

Je veux bien te concéder le point, du moins en ce qui concerne Batman, non sans l’avoir commenté.

Il est évident que la franchise que représente Batman est beaucoup plus contrôlée que les Omega Men, Mr Miracle ou sa maxi-série Vertigo. Par exemple.
Il suffit de voir la fin de son run sur le Caped Crusader™.

Ensuite il n’est pas question de dire que Tom King a honte de quoi que ce soit. Pas plus que Fred Zinnemann ou Arthur Penn n’étaient honteux aux yeux de Bazin. Seulement ils ne se contentaient pas de la dimension divertissante du western. Comme King, visiblement avec ses deux maxi-séries : Omega Men et Mr Miracle.
Le problème c’est qu’à mon avis, les super-héros se prêtent assez mal à ce que veut en faire Tom King, lorsqu’on lui en laisse l’opportunité. Pour le dire vite, les super-héros supportent, toujours à mes yeux, assez mal d’être confrontés à la réalité.
D’ailleurs quel en serait l’intérêt ?

En quoi un personnage si représentatif de l’imaginaire, est-il pertinent pour parler de la dépression nerveuse ?
Ou de la torture ?
Qu’apporte sa dimension super-héroïque au problème en question ?
Qui n’est pas un simple arrière-plan.

Et surtout lorsqu’il s’agit de personnages ayant un passé, et qui auront un futur qui ne dépendra pas de King, lesquels n’avait et n’aura plus rien à voir avec la torture ou la dépression.
Si encore King, inventait des personnages spécialement pour ses histoires.
Mais non, il pioche dans un cheptel de super-héros qui doivent être bien marris de se retrouver cuisinés à telle enseigne.

Mais mes réserves ne m’empêcheront pas de jeter un œil à ce projet. Ne serait-ce que pour me régaler du travail de Jorge Fornés.

On l’a vu avec Heroes in Crisis.

Je tiens à voir ça

J’ai dit probable. :stuck_out_tongue_winking_eye:
Mais il y a beaucoup de choses que je ne lis pas !