RORSCHACH #1-2 (Tom King / Jorge Fornes)

C’est un signe qui ne trompe pas.

Jim

Ton anglais ou ta personne? :wink:

Dans le « si je lisais ça en VO », ça sous-entendait que je parlais comme si j’étais dans un elseworld.:wink:
En fait, je pensais plus en mode fascicule …

Je n’y crois pas vraiment. Là, le récit se passe dans le monde des « Gardiens » voire même de la série puisqu’il fait référence aux évènement survenus en Oklahoma.

Le récit est vraiment prenant, plein de mystères (le design de l’inspecteur n’est pas anodin) et de références à l’ermite de la bédé US, créateur de The Question en l’occurrence.

Reste que le premier épisode reste dans une trame classique du King à savoir un numéro qui n’introduit pas grand-chose finalement. TK creuse un trou sans nous laisser le moindre indice sur ce qu’il déterrera. J’aime beaucoup.

Et j’aime beaucoup Jorge Fornes qui me semble assez libre de dessiner ce qu’il souhaite.

Je reste très attentif!

jorge fornes est un très bon dessinateur malheureusement je n’ai pas eu l’occasion de lire ce Rorschach 1

J’ai tiqué aussi à cette bulle, ce ne serait pas pour me déplaire qu’ils rendent la série de HBO canonique dans les comics ; quitte à donner des suites à Watchmen, autant choisir les meilleures !

A priori, c’est ce qui a été fait par Lindelof qui a poussé Tom King à accepter le projet.

Donc ça et cette bulle, c’est comme si. :wink:

RORSCHACH #2

Written by: Tom King.

Art by: Jorge Fornes.

Covers by: Jorge Fornes, Peach Momoko.

Description: What’s the connection between an aging comic book artist and Rorschach? That’s the question the detective investigating the attempted assassination of a presidential candidate must answer. Wil Myerson, a reclusive artist known for his pirate comics, went from drawing the adventures of Pontius Pirate and the Citizen to working with a mysterious young woman hellbent on making sense of a post-Watchmen world. Somewhere in the life of Wil Myerson lies the key to learning more about Rorschach.

Pages: 40.

Price: $4.99.

In stores: Nov. 17.

J’adore le design autour de la série. La couv’ surtout.

Ouais, ça ne va pas le faire pour moi.
Tom King et Jorge Fornes livrent un récit bien fait, ici, sur l’enquête de l’agent sur le dessinateur a priori derrière le masque de Rorschach. On voit sa présence dans l’immeuble pendant des années, on découvre via des témoignages de voisins son quotidien et on comprend les événements récents, notamment par rapport à ce qu’il a vécu et, peut-être, à ce qu’il a fait vivre.
C’est bien fichu, c’est nébuleux, c’est graphiquement superbe, mais… mais je n’adhère pas.
Je n’adhère pas, parce que j’ai l’impression que Tom King fait « volontairement » quelque chose de trouble, pour noyer le poisson et jouer avec le lecteur ; et là, ça me lasse. Je n’adhère pas, non plus, parce que le rappel des éléments de Watchmen ne m’intéresse pas, et j’aimerais qu’on laisse cet univers tranquille.

C’est très beau, c’est bien fichu, mais en fait… ça ne m’intéresse pas.
Je m’arrête là.

Je suis un peu comme toi, c’est bien, c’est beau, mais ça veut aller où ? Et quel rapport avec un complot politique ?
King semble aussi vouloir se la jouer bien meta-textuel avec une pseudo-Question dessinée par le pseudo-Ditko !

Il ne semble pas, amigo. Il joue clairement avec!

Reste cet inspecteur qui doit être quelqu’un mais qui…

Aussi troublant qu’attachant, aussi frustrant que prenant. Je kiffe.

En espérant que le voyage nous recompensera.

Je confirme, j’ai d’ailleurs trouvé ces deux pages assez croustillantes dans la parodie désinhibée — même si ça jure avec le sérieux du reste.

Pour le reste, ce #2 m’a un peu moins irrité et perdu que le #1 — on a là un épisode qui, dans l’ensemble, « se tient » plus, donne moins l’impression de partir dans tous les sens… Mais je reste quand même, encore une fois, circonspect. Je n’ai toujours aucune idée, non seulement d’où King veut en venir, mais de la direction qu’il prend, et je ne suis toujours pas vraiment pris par l’intrigue.

Par ailleurs son 2020 futuriste semble toujours aussi vieillot, et, de façon générale, franchement la comparaison avec la série télé de Lindelof fait mal (l’attaque de New York qui semble n’avoir eu pour conséquence que de… pousser les gens à faire enlever leurs noms sur les boîtes aux lettres, c’est un peu léger…).