SALE FRIC (Brian Azzarello)

La critique par Lauriane est disponible sur le site

Tiens, j’ai lu ça. Enfin, je l’ai lu en VO, mais comme je ne trouve pas de sujet VO, j’en profite pour en causer sur la VF.

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Bon, c’est pas mal.
Le problème de ce genre de polars décrivant une lente glissade vers une situation inconfortable, c’est que pour en profiter, il ne faut pas avoir lu trop de polars. Parce que c’est tissé de clichés et de lieux communs : un ancien sportif déchu, un père riche, une fille ne pensant qu’à s’amuser et dépenser les sous de papa, etc etc. Azzarello a déjà été plus inspiré quand il s’est agi de retourner les évidences.
Victor Santos, question dessin, c’est un peu la même chose : c’est très joli, mais ça reluque du côté du Frank Miller de Sin City, bien imbibé de Bruce Timm, sans être aussi talentueux que l’un ou l’autre.
Le résultat, c’est une série noire tout à fait sympathique, mais complètement interchangeable. Sans originalité. La fin annonçait une conclusion un peu originale, avec un personnage central sur le point de renverser les attentes qu’il suscite chez les autres personnages et chez les lecteurs… et pourtant non, la dernière scène montre qu’il a continué à glisser, dans une conclusion assez moralisatrice, sous ses dehors cyniques.
Donc bon, ouais, bof, quoi.

Jim

J’en garde un meilleur souvenir que ce que tu en dis (il me semblait que la fin était plutôt pas mal par contre ?), mais oui ce n’est pas le meilleur polar écrit par Azzarello que j’ai pu lire.