SCREAM VI (Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillett)

In the next installment, the survivors of the Ghostface killings leave Woodsboro behind and start a fresh chapter in New York City.

Horreur
Long métrage américain
Réalisé par Matt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillett
Scénarisé par Guy Busick et James Vanderbilt
Avec Melissa Barrera, Jenna Ortega, Courteney Cox, Mason Goodling, Hayden Panetierre, Josh Segarra…
Année de production : 2023
Sortie française le 8 mars 2023

J’y ai pensé aussi…^^

Et c’que c’était nul…

Tu m’étonnes

Bah j’ai l’impression que ca en prend aussi le chemin pour ce nouveau scream

Ca raconte quelque chose Scream 4 et 5 ou c’est juste pour utiliser la marque à pas cher ?

« Scream 4 » est intéressant (quel prologue, par exemple) ; Wes Craven était d’ailleurs encore à la barre pour celui-là, même s’il n’a pas exactement fait ce qu’il avait en tête, si j’ai bien compris…
Le 5 c’est une tout autre limonade : c’est plutôt nul.

Merci Photonik !

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Bon, ça commence sérieusement à sentir le sapin pour revoir un bon « Scream », j’ai l’impression… et pourtant les habitués de ce genre de discussions pourront attester que je l’ai défendu, le bout de gras de cette franchise. Mais peine perdue : ce sixième volet est plus nul encore que le précédent. Ce qui installe durablement la « saga » dans la médiocrité la plus échevelée (ce qui fait un peu mal au coeur pour les réals, qui sont paraît-il des types plutôt cools et authentiquement fans du matériau d’origine… mais il fait bien juger ce que l’on a sous les yeux).

Bon, peut-être peut-on commencer par les points positifs ? Car il y en a quand même.
De manière générale, la réalisation, si elle ne fait guère d’étincelles (pas d’idées de mise en scène qui retiennent l’attention, hélas), est comme sur l’opus précédent techniquement irréprochable, avec quelques plans-séquence qui viennent « aérer » un peu le découpage (sans aucune utilité narrative particulière, par contre). Et les meurtres demeurent dans l’ensemble bien brutaux, ça aussi c’est hérité de l’opus précédent et c’est un petit plus non négligeable pour les fans d’horreur un peu bas du front comme moi.
Et surtout, surtout : il y a la scène d’intro. Elle est tellement réussie qu’on se met à espérer (pour déchanter 5 mn après, certes). C’est une petite tradition dans la saga, ça : les intros respectives des premiers, deuxième et quatrième opus étaient dans leurs genres respectifs des petites perles (mention spéciale pour celle du quatrième, ludique et hilarante). Dans le cinquième, elle était nulle à chier justement.
Mais là !! Elle est basée sur une idée proprement géniale si les auteurs avaient eu les couilles de la suivre jusqu’au bout : la sublime Samara Weaving (fille de Hugo), prof de ciné de son état et spécialisée, wait for it, dans les films d’horreur, se fait démastiquer après 5 minutes de jeu du chat et de la souris par Ghostface… Jusque-là rien que de très classique… mais voilà que le tueur se démasque en full frontal !!! Quelle chouette idée : on aurait très bien pu avoir une mécanique complètement inédite à la « Columbo » où l’on aurait suivi le récit du point de vue du tueur, et pourquoi pas quitte à revitaliser la franchise ? Mais le tueur (qui a un complice, dans la grande tradition des « Scream ») se fait démastiquer avec son acolyte par un AUTRE Ghostface, qui en devient instantanément un espèce d’über-Ghostface. Moins cool que l’idée précédente à mon sens, mais suffisamment pour achever de faire de cette intro sacrément bien troussée un petit bijou à l’échelle de la franchise.

Hélas !!! Trois fois hélas, le film s’écroule instantanément derrière, en accumulant les choix foireux. Déjà 2 h 05 pour un « Scream » (ou n’importe quel slasher d’ailleurs), ce serait pas un peu beaucoup des fois ? Réponse : oui, car on s’emmerde un peu à certains moments, ce qui je crois ne m’était jamais arrivé devant un « Scream ».
Le casting des nouveaux comme des anciens se composent, à l’exclusion de la très cool Jenna Ortega (starisée depuis le dernier opus par la série « Mercredi », comme chacun sait s’il a un gamin de 10 ans dans les parages :wink: ), de têtes à claques insupportables mais qui ont une excuse en béton armée : leurs persos sont tous plus mal écrits les uns que les autres.
Et l’intrigue, me direz-vous ? Bon, déjà, faudra avoir un peu révisé car le principe même du récit cette fois, c’est de convoquer l’intégralité des opus précédents. J’imagine qu’on s’en sort même sans trop les avoir tous en tête, mais ça reste un choix un peu étrange. Dans le registre des idées potentiellement bonnes, mais dont rien n’est fait, on a aussi le fait d’avoir délocalisé l’intrigue à New-York. Et why not. Comme de mettre un shotgun entre les mains de Ghostface, d’ailleurs. Mais dans les deux cas, ça n’est pas vraiment traité : la séquence avec le fusil semble avoir été conçue pour les trailers ; quant à la délocalisation dans la grosse pomme, ben rien n’en est fait car tous les meurtres ou presque auraient pu se dérouler à Woodsboro (la ville fictionnelle où la franchise est née) sans problème. Une exception : la séquence du métro, où les réals semblent vouloir utiliser la foule new-yorkaise… mais manque de bol, la séquence est mal conçue et mal montée, et fait pschiiiit, elle aussi, comme le reste.

Bon bon, pas brillant tout ça. Et le « whodunit » me direz-vous ? A l’avenant du reste : naze. Innovation : les tueurs ne sont pas deux comme souvent… mais trois. Waow, je suis de cul. Et mon dieu, qu’est-ce que ça joue mal au moment de ce « reveal ». C’est même sacrément grâtiné en la matière. Je l’avoue toute honte bue, j’ai ri comme un âne à bien des occasions.
Et notamment le climax, même si à la réflexion il n’est pas si drôle que ça, même s’il a le mérite de révéler une facette intéressante et très peu commenté des « Scream ». En effet, par la nature même de leur intrigue, les « Scream » sont des sortes de films d’auto-défense, comme le relève François Cau dans son excellent podcast « Dis-Cor-Dia ». Dans ce volet, la séquence avec Courteney Cox le montre exemplairement. Eh oui : la tentation est grande, quand on est poursuivi par un psycho-killer vicieux et qu’on a à faire à une police incompétente dans la protection des victimes, de se défendre voire de se faire justice soi-même, ce qui est arrivé en quelques occasions par le passé dans la franchise. Là, cette dimension est carrément au coeur de l’épilogue, qui semble dessiner à nouveau une direction intéressante… pour l’abandonner aussitôt.
« Politiquement », même si c’est peut-être un bien grand mot pour un film de cette nature, ce final est authentiquement problématique, voire… puant.

Qu’est-ce que j’oublie dans ce tableau bien sombre ? Ah oui ; la teneur méta de l’intrigue est tellement faible et surannée (« on est dans une franchise !! » non mais sérieux) qu’elle en devient pitoyable, les incohérences ou autres faiblesses d’écriture (« hey, je viens d’avoir l’hôpital, en fait il va survivre ») s’accumulent de façon alarmante (j’ai par exemple une sainte horreur de l’astuce qui consiste à avoir fait passer un coupable pour mort sans que rien ne permette de le deviner, et là ils nous font le coup sans vergogne) et la pire idée de l’opus précédent (le « fantôme » de Billy Loomis rajeuni numériquement est de retour !!! ha ha ha) est bel et bien présente, comme il se doit quand on veut être sûr de rater son coup.
Aïe aïe aïe.

Qui aime bien châtie bien, on va dire.
Vous savez qu’est-ce qui est le plus triste dans cette histoire ? J’en serai pour le septième. :wink:

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Tu espères que ce sera du niveau de Seven, c’est pour ça ?

Ce serait bien !!! Mais je n’y crois pas, non.

Je partage l’avis de Photonik. J’ai trouvé ce dernier opus au-dessus du précédent mais je pointe les mêmes lacunes. De la flemmardise en fait. Et une direction d’acteurs pas au niveau.
Et Ortega, depuis que j’ai appris qu’elle a été une sacré diva du Mercredi, je ne peux pu la voir en peinture.
C’est le risque à vouloir surexposer un acteur qui a le vent en poupe. L’impression de la voir jouer toujours le même perso, à l’infini, jusqu’à plus soif.

Avec la chérie, on se faisait la réflexion qu’il devenait de plus en plus difficile de trouver un film de genre qui tient la route. Ça devient une véritable galère…

Elle a fait quoi d’autre que Mercredi, Ortega ?
Depuis la série.

Scream VI et quatre films pas encore sortis…

Je ne vois pas trop de surexposition donc.

Perso, je ne l’ai vue que dans Mercredi…et rapidement dans Iron Man 3 quand elle était toute petite. Après, le fait qu’elle fasse trois ou quatre films par an en ce moment…ben, c’est son boulot et il y a encore plus prolifique qu’elle…

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