SEUL AU MONDE t.1-2 (Serge Fino)

9782344030998-001-T

Seul au Monde - Tome 1

Chanteloube

124 jours dans l’enfer du Vendée Globe

Le 11 mars 2017, au terme de 124 jours de navigation, Sébastien Destremau, 52 ans, clôture le huitième Vendée Globe, plus de cinquante jours après le vainqueur, Armel Le Cléac’h. Dix-huitième et dernier à avoir franchi la ligne d’arrivée aux Sables-d’Olonne, celui qui n’avait jusque-là jamais fait de course en solitaire vient d’écrire l’une des plus incroyables histoires humaines de la navigation.

Cette aventure, qui inspira à son auteur l’autobiographie Seul au monde , Serge Fino nous la raconte aujourd’hui à travers une nouvelle série de bande dessinée en 5 volumes, qu’il a intégralement adaptée et dessinée. À l’image de son héros, le dessinateur se met lui-même en danger, travaillant pour la première fois en couleurs directes afin de rendre compte de l’expressivité et de la pleine force des éléments. De l’Atlantique aux mers du Sud et à travers les caps les plus périlleux du globe, revivez tant l’odyssée d’un navigateur hors norme que le voyage intérieur d’un homme mu par la seule force de ses rêves.

Auteur

Serge Fino

D’après l’oeuvre de

Sébastien Destremau

Numéro de Tome:

1

Parution :

28.08.2019

Collection :

24X32 (Glénat BD)

Thèmes:

Action et aventures

Le vingt-huitième livraison de la newsletter Glénat consacrée au confinement donne la parole à Serge Fino :

- Comment se passe votre confinement ?

En ce qui me concerne, le confinement ne me change pas beaucoup de l’ordinaire, puisque je suis confiné dans mon atelier depuis 25 ans. Les seuls éléments qui viennent un peu perturber ce confinement par rapport à d’habitude, c’est que nous sommes 3 avec ma femme en télétravail et mon fils le plus jeune qui venait quasiment de terminer sa licence en audiovisuel.
Mais comme j’ai la chance d’habiter à la campagne et d’avoir pas mal de terrain, cette situation n’est pas difficile à vivre.

- Quelles idées proposez-vous pour plus de solidarité ?
Je prends des nouvelles de ma mère tous les jours, puisqu’elle a un âge assez avancé et qu’elle souffre d’insuffisance respiratoire, ceci dit, je le faisais déjà avant la crise sanitaire puisqu’elle vit seule. Je prends également des nouvelles quotidiennes d’une partie de ma famille qui habite dans le piémont, en Italie, et qui sont confinés depuis plus longtemps que nous.
En ce qui concerne les confrères et comme j’ai la chance qu’on vienne me proposer pas mal de projets que je ne peux pas tous réaliser, j’ai transféré ces demandes et ces projets à venir à des auteurs et autrices qui, justement allaient en manquer. Ils sont ainsi tranquilles pour l’année à venir, au chaud, chez eux, à l’abri du virus.
Et puis, en ce qui concerne une solidarité plus générale, surtout avec le déconfinement partiel qui approche, il me semble nécessaire, pour ne pas dire indispensable, que toutes les personnes qui sortent dans leur rue doivent porter un masque de protection, pour eux, pour les autres et aussi par respect du corps médical qui donne sans compter depuis plusieurs semaines. Je suis sorti de chez moi ce samedi, pour la première fois depuis le 7 mars, pour aller au secours de ma mère justement, à Toulon, et j’ai cru rêver en voyant autant de gens dans les rues et autant qui ne portaient rien sur le nez ni la bouche. Le pourcentage de personnes portant un masque devait avoisiner 1 personne sur 30 ou 40, c’est-à-dire 2 ou 3 %. Hallucinant.

- Comment votre travail de création est-il affecté, et quelles visions nouvelles cette crise peut-elle vous apporter ?
Je dois avouer que, bien que me tenant au courant de l’actualité, comme tout le monde, mon travail de création ne s’en trouve pas affecté. J’essaie de cloisonner et de rentrer dans ma bulle pour essayer de travailler du mieux que je peux. Les seuls effets de la crise en ce qui me concerne, ce sont les annulations des salons et de séances de dédicace en librairie qui étaient prévus de longue date.
En ce qui concerne la vision nouvelle, je n’ai pas appris grand-chose sur l’être humain en général. Il y a d’un côté tous ces héros du quotidien, les docteurs, infirmières et tout le corps médical qui se dépensent sans compter et qui risquent leur propre vie pour en sauver d’autres, la police qui essaie de faire en sorte que tout le monde respecte ce confinement, ou les pompiers et tant d’autres.
Et puis, il y a ceux qui ne comprennent rien et qui pensent détenir la science infuse en bravant les interdits, (j’ai appris au passage que beaucoup de personnes étaient spécialistes en virologie, ce que j’ignorais) ou ceux qui trouvent insupportable de rester enfermés chez eux tout en continuant à être payés, et qui n’ont rien d’autre à faire que regarder la télé ou lire des bouquins. D’ailleurs, à tous ceux-là, je leur conseille de lire le Journal d’Anne Frank , histoire de remettre les choses en perspective.
Et comme le dit Sébastien Destremau, si après ça, on reprend la vie comme avant, on n’aura rien compris.

Un aperçu du deuxième tome de Seul au monde :

9782344038093-001-T

Seul au Monde - Tome 2

La Forlane

Traverser en solitaire et repousser ses limites.

Sébastien prend le départ de la course en solitaire la plus difficile au monde, le Vendée Globe. Pendant qu’il file à bord de FaceOcean, entre deux méchants grains et des rafales de quarante nœuds, son esprit vagabond le ramène à la Forlane, la maison familiale de son enfance chaotique, à son adolescence tumultueuse et rebelle, à ce poème chanté en classe de sixième et à cette relation houleuse avec son père, à ses débuts en compétition au yacht club de Toulon et à son brevet arraché au bout de sa pugnacité, à Joëlle et sa beauté pleine d’assurance, au bar Le Triomphe, à ses hôtesses et son apprentissage de la vie d’adulte… Mais son présent s’écrit surtout au milieu de l’océan atlantique sud, avec un but, franchir le cap de Bonne Espérance avant Noël. Les éléments et les difficultés techniques lui compliquent sérieusement la tâche. Arrivera-t-il seulement à affronter ses peurs et la désolation du Grand Sud ? Deuxième volet de cette grande aventure adapté du livre de Sébastien Destremau et qui raconte sa folle première course en solitaire lors du Vendée Globe.

Auteur

Serge Fino

Numéro de Tome:

2

Parution :

14.10.2020

Collection :

24X32 (Glénat BD)