SHERLOCK HOLMES CRIME ALLEYS (Cordurié / Nespolino)

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(Team Sanctuary) #1

Discutez de Sherlock Holmes crime alleys

(vedge) #2

La critique de Sherlock Holmes - Crime alleys T.2 (simple - Soleil BD) par vedge est disponible sur le site!

Lire la critique sur BD Sanctuary

(Jean-Marc Lainé) #3

Décidément, ce bon Sherlock est partout.

Jim

(Jean-Marc Lainé) #4

Je viens de lire le diptyque, qui propose une “première enquête” du héros. En réalité, ce n’est pas la première, puisque le récit mentionne au moins une affaire précédente, mais c’est celle qui donne définitivement au détective le goût des enquêtes, qui motive son rôle de consultant, et qui lui permet de faire la rencontre de son ennemi de toujours.

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À ce sujet, je trouve d’ailleurs très bien que Sylvain, en tant que scénariste (il viendra en parler s’il le souhaite) s’éloigne de l’idée que les deux adversaires se connaissent depuis longtemps, l’un pouvant même être le mentor de l’autre selon les versions. Au contraire, ici, on a deux parcours qui se croisent de manière presque fortuite, et ça fait un bien fou. Les protagonistes sont ce qu’ils sont, ils ne se définissent pas (encore) l’un par rapport à l’autre, et c’est très bien.

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L’idée de base s’appuie sur de la (pseudo-)science de bazar, du techno-blabla qui se marie merveilleusement avec le personnage mais aussi avec l’univers mis en place dans les autres albums. Le rythme est plutôt astucieux : le premier tome se conclut sur une scène forte, et le second offre une construction plus originale, avec une longue première partie de mise en danger, un “second acte” qui reprend les ficelles du récit à enquête, et une conclusion construite autour d’une alternance de planches gauche-droite qui favorise la lecture de deux actions en parallèle. Très bien joué. Les dialogues sont sympas, ça tourne bien, les niveaux de langue renforce la collision entre des milieux sociaux différents, bref, ça tourne bien, c’est bien huilé.

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L’ensemble se payant même le luxe de faire des clins d’œil en direction de la continuité installée dans les autres albums.

Quand à Nespolino, s’il ne déploie pas un style tonitruant au feuilletage, il offre un trait limpide, mais très expressif, qui n’est pas sans me rappeler Barison. Ce dernier m’évoquant parfois un Eduardo Barreto ou un Russ Manning (énième génération, comme je dis souvent), j’y vois des références aussi chez Nespolino. Autant dire que c’est très agréable à regarder, et que les personnages sont très vivants.

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Vraiment, très sympa.

Jim

SHERLOCK HOLMES SOCIETY t.1-6 (Cordurié / collectif)
(sylvain cordurié) #5

Tout à fait. :slight_smile:
C’était particulièrement intéressant d’imaginer les origines de Moriarty. Et de faire que plus ou moins directement, leur première rencontre définisse leur devenir dans le contexte de la série, entre le respect du canon et la tonalité fantastique.

(Jean-Marc Lainé) #6

Plutôt astucieux, et quand on est dans la lecture, très fluide.

Jim

(FC powaaaa) #7

Comme le dit Jim plus haut, retour en arrière, avec la première (en fait, c’est la 1ère bis) enquête de Sherlock, dans une version que je connaissais bien moins (la jeunesse adulte de ce perso m’est inconnue), avec déjà qui vous savez dans les parages (enfin, un peu plus que dans les parages). Ce qui est épatant, c’est que tout ça rentre dans le grand plan de Sylvain, sans que ce soit nécessaire d’avoir lu la suite (enfin, les albums précédents qui se situe dans le futur de ce jeune Sherlock … vous avez suivi ?), mais par contre, c’est particulièrement jouissif quand tu vois comment tout s’articule, surtout dans le deuxième tome.
Le rythme et la densité n’est pas la même que dans les voyageurs du temps, par exemple, mais c’est assez logique, puisqu’on se concentre ici surtout sur Sherlock (pour des raisons que je ne dévoilerai pas ici) et un perso presque secondaire (dans le second tome). En tout cas, c’est une vision différente du perso, ce qui me parait logique qu’il s’est à peine construit.
Il y a toujours également (et logiquement) cette sorte de science avancée (de la SF retro-futuriste ? je ne sais pas comment on appelle ça), moins présente, mais utile pour l’histoire. Et c’est pour ça que je trouve ce diptyque intéressant dans le sens où c’est encore autre chose qui est ici proposé par l’auteur.
Ah, et on sent un certain style dans la construction de certaines pages, surtout en fin d’histoire.

Le dessin assuré par Nespolino est très sympa. En fait, j’étais tellement imprégné par le style de Laci, qu’au départ, ça m’a fait un peu bizarre, au point que j’ai trouvé le deuxième bien meilleur que le premier, alors qu’en le refeuilletant, ce n’est pas du tout le cas, puisque les deux sont très bien. Belle expressivité des perso, pas mal de détails également, du rythme quand c’est nécessaire. Bref, encore du bon !

(bon, je n’ai toujours pas trouvé la race du High Lord. Loup-Garou ?)